aimmeublebarakaprece00

Liquidation de Baraka Prece et Somifi Rejed à Butembo

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Les clients restent perplexes ! Depuis le Jeudi 3 mars 2011, les micro-finances Baraka PRECE et SOMIFI REJEDE se conjuguent désormais au passé. La Banque Centrale a décidé de leur liquidation à la suite de plusieurs irrégularités et de leur incapacité à répondre aux besoins de leurs clients. Cette décision est conforme à l’article 15 de l’instruction no 01 relative aux Institutions de Micro-Finances mise à jour du 18 décembre 2005 et suivant la modification no 01 du 18 décembre 2005. Selon le même avis, ces institutions sont liquidées au Cabinet d’Audit, d’Etudes, d’Analyse, d’Evaluation et des Conseils d’Entreprise, Organisation Projet et Programme, HUMANITAS.

 aimmeublebarakaprece00

Immeuble qui abritait la micro-finance SOMIFI REJEDE en ville de Butembo

Aussitôt annoncée, cette liquidation a laissé perplexes les clients de ces institutions qui ne savent plus à qui s’adresser. Toute fois, l’avis de Jean Claude Masangu Mulongo, Gouverneur de la Banque Centrale appelle les concernés à s’adresser au liquidateur dans un délai de trente jours suivant l’affichage de l’avis. Ceci, poursuit la même source, est conforme à l’article 64 de la loi no 003/2002 du 02 février 2002 relative à l’activité et au contrôle des Etablissements de crédit. Dépassé ce délais, qu’adviendra-t-il ? Le pire, sans doute car l’avis portant ces instructions n’a pas été vraiment mise à la disposition du public. Les services de dispatching du Parquet de Butembo se sont limités à déposer à les placarder en très peu d’endroits. 

Pour illustration, à la Mairie, par exemple, aucune affiche à ce propos pour permettre aux clients des institutions liquidées d’entreprendre les démarches avant l’échéance du délai. En clair, à Butembo et ses environs, la liquidation de Baraka Prece et SOMIFI Rejede relèvent d’une autre branche. Rares sont ceux qui y comprennent quelque chose. 

iquidation ? Qu’est-ce à dire ? Quelqu’un va-t-il encore nous rembourser notre argent logé dans les caisses des défuntes micros finances vides aujourd’hui comme un beau petit zéro? Voilà les interrogations que se sont posées des clients amassés devant la porte de SOMIFI Rejede sur Rue Kinshasa, lisant désespérément l’avis de la Banque Centrale. Evidemment, ici, les plaies ne sont pas encore pansées au lendemain de la dernière crise. Depuis octobre 2008, les sociétés de micro finance, avaient connu une chute libre, subissant de plein fouet les retombées de la crise économique mondiale mêlée à la megestion des responsables locaux. Incapables de servir leurs clients, nombreuses s’étaient précipitées à mettre les cadenas aux portes et à prendre la clef des champs. Les victimes dont l’argent a péri dans cet imbroglio se comptent par milliers à travers toute la Province. Les clients ne savaient plus sur quel pied danser. A la question de savoir quand reviendra la juteuse époque des micro finances, quand le remboursement sera possible, des malins responsables de ces moribondes entreprises nourrissaient d’espoir leurs clients. Si des nos jours, la Banque Centrale, enfin, prend le taureau par ses cornes, les clients, voudraient se rassurer que les nouveaux gestionnaires ne vont pas continuer l’épisode de l’escroquerie et de la megestion qui a caractérisé les administration précédentes. La grande préoccupation de ces derniers est surtout de savoir si leur argent est désormais accessible au près des nouveaux venus. Encore, faudrait-il que la Banque Centrale continue ses investigations sur le terrain car il n’y a pas que ces deux qui ont ruinés et trompés la population de Butembo. La liste des micros finances invertébrées est longue. HUMANITAS, dont on dispose de très peu d’information sur les capacités financières, vient-elle redonner espoir aux bubolais (attendez par là, les habitants de Butembo) ? Wait and see. 

Deogratias SIKU

Butembo

© Beni-Lubero Online

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*