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Main Basse du Rwanda sur les Coopératives Minières de l’Est RDC

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Pendant que les autorités congolaises s’engouffrent dans leur sommeil politique, leurs homologues rwandais occupent le terrain minier à l’Est de la RD Congo. Cette occupation économique rwandaise profite de l’occupation militaire de l’Est de la R.D.Congo facilitée par les différentes opérations militaires dites conjointes entre l’armée rwandaise et les Fardc. Depuis lors, l’uniforme militaire Fardc ne veut plus rien dire car elle a été profanée pour camoufler l’occupation militaire de l’Est de la R.D.Congo. Pour que cela soit possible, il faut que le gouvernement congolais soit complètement vaincu soit complice. 

Il y a peu, nous disions que Beni-Lubero était encerclé par l’armée rwandaise. C’était vrai. Les troupes rwandaises en uniforme Fardc qui arpentent avec des cartes minières en mains, les collines de Beni-Lubero, installent des creuseurs dans des endroits avec coltan, or, diamant, etc. à ciel ouvert ou en grande quantité.

Pour cibler ces endroits aux fruits murs et accessibles, ils jouissent du concours des multinationales qui ont des moyens pour tirer des photographies du sous-sol congolais au moyen des caméras satellitaires. 

Le Rwanda est ainsi le grand bénéficiaire de la mesure du gouvernement congolais suspendant l’exploitation des minerais dans les Provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et du Maniema. En chassant les congolais de ces mines, le gouvernement congolais a permis aux rwandais de s’y installer confortablement. En termes économiques, on peut dire que le Rwanda jouit actuellement du monopole de l’industrie minière dans les provinces sous suspension. Pour cela, l’Est de la R.D.Congo est en guerre depuis 1996 ! C’est donc la réalisation d’un rêve pour le Rwanda. Pour faire durer ce plaisir, le Rwanda monte une nouvelle propagande mensongère qui accuse les opposants au régime rwandais de se préparer sur le sol congolais pour attaquer le Rwanda. Cette propagande mensongère vise à remplacer l’alibi FDLR par un nouvel alibi d’une rébellion de Nyamwasa et alliés. Comme la guerre américaine contre le terrorisme qui change de pays chaque fois que l’intérêt des USA change de pays, l’occupation économique de l’Est de la R.D.Congo change d’alibi sécuritaire du Rwanda chaque fois pour permettre au Rwanda de poursuivre sa mission en RDC. Devant tout cela, le gouvernement de Kinshasa ne réfute aucune accusation même la plus visiblement mensongère. Au contraire, il se met au service des intérêts du Rwanda. La dernière preuve accablante est la constitution des entreprises minières au Nord-Kivu. 

Dans le souci de mettre de l’ordre dans ce secteur, l’Etat congolais demande aux exploitants miniers individuels de se constituer en coopératives minières. Ainsi l’Etat congolais serait en mesure de contrôler ce secteur mais aussi de leur trouver des partenaires étrangers. Soit ! 

La constitution des coopératives entraîne nécessairement des frais administratifs que les exploitants individuels congolais ne possèdent pas. Il faut aussi de gros moyens financiers pour le fonctionnement sur terrain de ces nouvelles coopératives minières. 

Profitant de cette faiblesse de la partie congolaise, le Rwanda s’emploit actuellement à s’’immixer dans les coopératives minières pour en contrôler les productions. C’est ainsi que le Rwanda envoie ces derniers temps des émissaires à Beni-Lubero, au Nord-Kivu mais aussi au Sud-Kivu, au Maniema, voire le Nord Katanga qui n’était même pas concernée par la suspension. Les Katangais étant du sérail du pouvoir congolais ne pouvaient se pénaliser. Les rwandais qui sillonnent Beni-Lubero aujourd’hui ont comme objectif de signer des contrats de partenariat avec les coopératives minières naissantes pour les aider à trouver des papiers mais aussi des financements sans trop attendre ! Mais pour des beniluberois habitués à être boss et à traiter directement avec leurs partenaires extérieurs, les boss du Rwanda ont du mal à se faire accepter. Certaines entreprises installées au Rwanda, connaissant ce penchant congolais pour l’homme blanc, utilisent des citoyens belges, français, pour avoir les beniluberois. La première réunion se tient à Bruxelles ou à Paris. Mais la deuxième est annoncée à Kigali. A ce stade, le jeu est découvert. Certains pour qui l’argent n’a pas de couleur se lancent dans l’entreprise. D’autres plus patriotes, refusent d’entre dans ce jeu de vassalisation. 

Depuis la première semaine de la suspension des activités minières, les émissaires rwandais font la tournée de Beni-Lubero. Ils demandent des échantillons des minerais de colombo-tantalite, coltan, de l’ordre de 200 à 500 Kgs qu’ils payent cash. Dès leur arrivée à Butembo ils récoltent différents échantillons de coltan qu’ils envoient à Gisenyi, ville rwandaise frontalière de Goma. Et tout cela à leur charge sous prétexte qu’ils cherchent à aider les congolais à mieux exploiter leurs concessions minières. .Notons qu’ils déclarent que chaque analyse coûte 100$. 

La présence de ces émissaires ici chez nous est une preuve que nous sommes sous occupation de l’armée rwandaise. En effet, les émissaires qui arrivent pour le compte du Ruanda montrent clairement qu’ils ignorent les mesures de suspension des activités minières par le gouvernement congolais. Quand les exploitants minières refusent de leur donner du coltan sous peine d’être arrêtés. ils répondent « montrez-nous seulement du coltan nous allons nous occuper de l’expédier à Goma ». Effectivement, ces rwandais achètent clandestinement les stocks du coltan qui étaient en dépôts avant la suspension, les chargent dans des camions Fuso en destination du Rwanda via Goma sans aucun ennui avec la police. Un congolais ne ferait même pas un km avec un camion de coltan.

Pendant tout le temps qu’ils sont à Beni-Lubero, ils sillonnent librement toute la région et vont à Manguredjipa, Cantine, Mangina… L’un de ces émissaires disait que après Butembo il était attendu au Sud-Kivu et de là au Nord-Katanga. Chaque groupe d’émissaires est composé de congolais de Goma sous l’autorité d’un rwandais comme chef de mission. Il y a une sorte de vassalisation économique du congolais en cours.

Un beniluberois qui a été au Rwanda pour visiter un comptoir d’analyse a rapporté que dans les bureaux de ces entreprises au Rwanda, les chefs sont des expatriés canadiens ou israéliens. Ainsi pour arriver au chef, vrai propriétaire de l’entreprise, le beniluberois doit passer par l’intermédiaire d’un rwandais, d’un congolais qui se dit de Goma ou de Bukavu. Et depuis que des écoles de Kinande et d’autres langues congolaises sont ouvertes au Rwanda, parler une langue congolaise ne veut plus rien. 

Bref, l’Est de la R.D.Congo est en termes politiques, occupé par le Rwanda, militairement et économiquement. Il y a beaucoup de promesse de commerce mais sous le regard du soldat rwandais qui décide qui passe sans se faire piller sur la route. La vassalisation du congolais dans ce nouveau commerce fait problème surtout à Beni-Lubero. Mais la grande machine des multinationales est en marche pour faire de Kigali la plaque tournante des minerais de l’Est de la RDC. La suite de ce nouveau commerce n’est pas connue !

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Edgar Kahindo

Butembo 

© Beni-Lubero Online

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