Mémoire : Le fondement de l’ordre social et politique chez J. J. ROUSSEAU

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Ces quelques lignes sont un résumé de notre Travail de Fin de Cycle de Philosophie au Scolasticat Bx. Jean XXIII/ Kolwezi, Province du Katanga en R.D.Congo, 2007-2008.

Dans sa réflexion la plus approfondie, Kant proposera une définition des Lumières : « Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa Minorité, dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui […]. Sapere Aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières ». A en croire, cette réflexion -dont le pivot est « … se servir de son entendement sans la direction d’autrui… »- a eu des retombées pertinentes sur la suite des siècles : autodétermination, la loi de la jungle où le plus fort l’emporte, égoïsme, inégalité sociale, injustice, etc. ; bref, un désordre généralisé à tout le niveau de la vie sociale et politique. Des répercussions néfastes d’une compréhension erronée de cette définition kantienne sont encore patentes aujourd’hui, sinon, aigues. Le monde vibre au rythme du désordre. De ses quatre coins, on entend que des guerres suivies de tentatives de paix.

Il convient, à cet égard, de rappeler que l’homme n’est pas sociable par nature, mais il est appelé à le devenir. Et c’est seulement dans la société qu’il peut développer sa raison et atteindre la perfection de sa nature.

Cependant, le choix préférentiel qui a suscité la matrice de notre cogitation sur ce sujet a résidé dans la compréhension des structures sociales et politiques actuelles. En effet, nous avons été interpellé par les intempéries politiques et sociales qui secouent le monde en général, et l’Afrique et la R.D.Congo, en particulier, eu égards aux défis que lance « Du contrat social » qui, pour Rousseau, est le soubassement de tout ordre social et politique. Car, dans le contrat, « chacun de nous met en commun toute sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale ; et nous recevons encore chaque membre comme partie ». Loin de constituer une recherche historique, “Du contrat social” établit des normes qui énoncent le droit. En sus, cela permet à toute société de comprendre que seule une vision commune des choses, le contrat, pourvoit à la misère humaine. Autrement dit, seul le primat de l’intérêt général (ou communautaire) sur l’intérêt particulier (individuel) sous-tend tout progrès.

Ainsi, les inégalités dues à l’injustice, aux guerres, à l’individualisme et à tant d’autres maux de la société rousseauiste, sont présentes aussi dans la société moderne sous une autre forme ou habillés par des concepts nouveaux tels que : mondialisation, nouvel ordre international, terrorisme, droit des minorités, haine tribale et j’en passe. A cet effet, la problématique du contrat social trouve, ici, un écho retentissant dans la mesure où, en voulant réformer la société, il fixe des règles qui énoncent le droit. Mais, le contrat social a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions pour gommer la tare de l’individualisme, source de désordres, afin de créer une société juste, souveraine et fraternelle ? Et, en quoi est-il fondement de l’ordre social et politique dans l’intellection de Rousseau ? Quelles en sont les implications ? Voilà, en filigrane, les piliers sur lesquels s’est posé notre Travail de fin de Cycle de Philosophie. 

Fr. OMARI NGABO Oscar, ofm

Email: oscarngabo@yahoo.fr

Kolwezi

©Beni-Lubero Online

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