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ASSOCIATION DES CONGOLAIS ET CONGOLAISES DU QUÉBEC
(A.C.Q.) Matricule : 3347708193 – Québec
Siège du Conseil d’Administration :
16, Marie de l’Incarnation, Suite 304
Québec(Québec) G1M 1A8 – Canada.
Téléphone : (418) 380-9678 – 683-9715, Courriel
: acq-ca@yahoo.fr,
 
 
MESSAGE A LA COMMUNAUTE NATIONALE AINSI QU’AUX PARTICIPANTS A LA CONFÉRENCE SUR LA PAIX, LA SÉCURITÉ ET LE DÉVELOPPEMENT DES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DU SUD-KIVU (CPSD)
 
L’association des congolais et congolaises à Québec(ACQ) suit avec attention l’évolution de la situation de notre cher pays et particulièrement à l’Est de la République.
 
L’ACQ tient à exprimer son inquiétude suite à des indices de plus en plus flagrants de la trahison de la nation.
 
Il nous semble aussi que la convocation et l’organisation de la CPSD à Goma en ce moment précis est suspecte, pour plusieurs raisons :
 
– Au lendemain d’un énorme massacre des vaillants combattants des FARDC trahis, il est très risqué de mettre la vie de l’élite du Kivu en danger en les réunissant à Goma ;
 
– Le problème qui se pose au Kivu n’est pas intercommunautaire mais bien un problème militaire d’invasion du pays par des forces étrangères. Demander à des civils du Kivu uniquement de s’occuper d’un problème d’invasion militaire d’une partie du territoire nationale, cela risque fort de faire jurisprudence contre l’unité de la nation.
 
– Cette réunion a été convoquée dans la précipitation. Une réunion destinée à traiter d’un dossier aussi sérieux ne peut pas se préparer en deux ou trois semaines
 
– Cette conférence tend à banaliser l’avis des peuples du Kivu déjà exprimé par les élus du Kivu qui se sont prononcés contre cette conférence intercommunautaire;
 
– Cette conférence risque de cautionner des négociations avec des criminels renforcés par des forces d’occupation.
 
L’ACQ est donc en accord avec les élus du peuple ainsi que plusieurs communautés du Kivu qui se sont prononcées contre la tenue de cette conférence.
 
Cependant aux patriotes congolais qui vont participer à la conférence de bonne foi, avec la volonté de rendre service à la nation, nous tenons à attirer l’attention sur certains aspects essentiels.
 
La RDC est agressée depuis bientôt 10 ans par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda soutenus par la Belgique, les états unis d’Amérique et la Grande Bretagne sous couvert de différentes rebellions. L’objectif principal de ces agressions est de nous déposséder de nos terres et de nos richesses naturelles.
 
Au Kivu, la situation est encore plus critique puisque le Rwanda veut carrément étendre son territoire au détriment du Congo et instrumentalise, pour ce faire, des immigrants rwandais au Congo. La situation se complexifie davantage par le transfert de la guerre ethnique que les Tutsi et les Hutu du Rwanda et du Burundi se livrent sur notre territoire.
 
La République démocratique du Congo a une grande responsabilité pour l’avenir  de l’Afrique. Le spectacle que l’Afrique noire offre au monde est honteux si l’on se réfère au génocide rwandais, au génocide des congolais (plus de 5 millions de mort depuis 10 ans), à l’horreur du Darfour et récemment les troubles du Kenya.
 
Le Congo, ce grand pays au centre de l’Afrique a les potentialités nécessaires pour changer cet état de chose. Le Congo a un grand peuple qui a besoin de surmonter les humiliations de ces dernières années pour retrouver sa fierté et ainsi construire un état modèle, stable, moderne,
Prospère, ouvert et accueillant ou des centaines d’ethnies vivent en harmonie et sont tous sécurisés par une armée réellement nationale.
 
Un Congo qui dit catégoriquement non aux modèles Rwandais ou Burundais dans lesquels les populations ne se sentent en sécurité qu’avec des militaires de leur ethnie.
 
En ce moment ou les espoirs semblent perdus, le Congo doit se concentrer sur  l’essentiel pour sa survie et sa renaissance. La République doit de toute urgence :
 
a) Sauvegarder l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale;
 
b) Arrêter les massacres, les viols et les humiliations de toutes sortes sur la population;
 
c) Consolider la démocratie et la bonne gouvernance ;
 
d) Renforcer l’état de droit et la justice;
 
e) Engager la lutte contre la pauvreté et pour le développement.
 
Les institutions issues des élections, chef de l’état, parlement, gouvernement national, gouvernements provinciaux ont l’obligation des résultats dans ces domaines. La nation doit juger leurs actions suivant les progrès qu’ils réalisent dans ces cinq domaines.
 
Dans ce cadre nous recommandons aux conférenciers de Goma de :
 
– Mettre définitivement fin aux discussions et revendications collectives des territoires. L’immigration ne donne pas droit aux terres traditionnelles collectivement. L’accès aux terres congolaises pour des immigrants et des étrangers est régi par des lois qui doivent être
Respectés;
 
– Envoyer un message dissuasif clair aux rwandais et Burundais qui convergent vers le Congo dans l’espoir d’accéder aux terres conquises ainsi qu’à des postes de responsabilités. Le Congo n’est pas à vendre.
 
– Exiger la vérification approfondie des statuts et des antécédents des personnes avant de les nommer à des postes de responsabilité dans l’armée et les services publics. Ces nominations doivent être entérinés par le sénat et l’assemblée des provinces d’ou sont originaires les nominés.
 
– Exiger la cessation immédiate des hostilités et la sécurisation de toutes les populations par l’armée nationale avec la participation de la Monuc pour les zones plus sensibles;
 
– Exiger le rapatriement immédiat des forces rwandaises de Nkunda et les FDLR au Rwanda;
 
– Rejeter catégoriquement le modèle Burundo – Rwandais des armées ethniques.
 
– Réaffirmer la démocratie comme seule voie d’accéder au pouvoir
 
– Exiger des élus du peuple de défendre sans réserve les intérêts du peuple et de se comporter en homme d’état plutôt qu’en marionnettes au service de forces obscures parallèles.
 
– Exiger l’arrêt de nominations des criminels à des postes de responsabilités ;
 
– Exiger la poursuite en justice de toutes personnes responsable des exactions et crimes.
 
– Mettre immédiatement fin aux pillages des ressources naturelles qui s’exportent via le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec la complicité tacite des compatriotes congolais.
 
– Développer un plan de création de 100 000 emplois par an au Kivu pour les dix prochaines années;
 
– Réclamer du gouvernement central la mise en application immédiate de la rétrocession exceptionnelle aux gouvernements provinciaux du Kivu de 80 % des recettes pour les dix prochaines années en vue d’investir dans le développement.
 
– Exiger que les populations et les élus du peuple soient consultés pour tout projet de développement dans leur milieu.
 
– Déclarer le parc des Virunga et de Kahuzi zones sacrées inviolables et développer autour de patrimoines mondiales des activités de conservation avec la participation des populations.
 
 
Pour l’ACQ
 
Pierre Soku
Président
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Beni-Lubero Online

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