Mgr Mosengwo Pasinya trahit la Conférence Episcopale Nationale du Congo.

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[Mercredi 3 mai 2006: www.benilubero.com ] Dimanche 30 avril 2006, son Excellence l’Archevêque Laurent Mosengwo Pasinya est venu en hâte de Kisangani, son Diocèse pour tenir un point de presse avec un groupe des gens venus d’on ne sait où, qu’il qualifie de CENCO alors qu’aucun autre Evêque n’était présent. Mgr Laurent Mosengwo Pasinya veut emballer l’épiscopat national du Congo dans ses ambitions personnelles purement politiques. Réagissant au calendrier électoral qui fixe le premier tour des élections au 30 juillet 2006, Mgr Laurent Mosengwo Pasinya, propose la tenue d’un dialogue politique et la mise sur pied d’un comité national de monitoring des élections de manière que la CEI ne soit pas à elle seule juge et partie dans l’organisation des élections.

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Contacté par les journalistes de Beni-Lubero Online pour connaître son point de vue, Monseigneur Melchisédech Sikuli, Evêque de Butembo-Beni, a démontré noir sur blanc que « les déclarations de Mgr Laurent Mosengwo Pasinya n’engagent en aucun cas l’Eglise du Congo. Pour lui Mgr Laurent Mosengwo Pasinya n’a parlé en tant qu’Evêque de Kisangani et non comme Président de la CENCO, d’autant plus qu’il n’y a eu aucune réunion du Comité permanent de la CENCO un de ces jours. Ce qui étonne c’est de voir sur de chaînes de télévision l’Evêque de Kisangani se présenter seul devant la presse et parlant au nom de l’Eglise du Congo. Le président de la CENCO ne peut engager l’Eglise du Congo qu’après l’avis de l’assemblée plénière des Evêques ou de son Comité permanent »

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Après analyse, il ressort que Mgr Laurent Mosengwo Pasinya semble ignorer le mandat de la CEI qui est un organe technique et non politique. Il est claire que l’Archevêque de Kisangani regrette ses vieux temps passé à la tête de la Conférence Nationale Souveraine qui, pourtant avait accouché d’une souris. Veut-il briguer le poste de la CEI pour réapparaître à la scène politique en adoptant des positions anticonstitutionnelles ?

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Et si on lui laissait le travail aujourd’hui, quel miracle accomplirai-t-il pour faire aboutir le processus dans un mois alors qu’il ne l’a pas pu quand il avait un temps illimité pour le faire ? Bref, ses prises de positions personnelles confirmeraient les rumeurs selon lesquelles Mgr Laurent Mosengwo Pasinya s’est toujours proposé candidat à la magistrature suprême. Par ailleurs l’opinion publique devra être lucide en écoutant les propos de Mgr Laurent Mosengwo Pasinya, surtout qu’il plonge beaucoup dans la politique. Tout ce qu’il dit n’est pas la position de l’Eglise. Il peut parler en tant que pasteur de l’Eglise tout comme il peut avancer ses idées politiques dans des débats informels.

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Revenons à ce que Mgr Laurent Mosengwo Pasinya demande à la CEI. Pour lui, il faudrait qu’il y ait un dialogue politique et la création d’un autre organe « comité national de monitoring des élections » est-ce pour ce seul mois de prolongation ? S’il faut être réaliste, comment peut-on passer outre les causes qui ont empêché la CEI d’organiser les élections avant le 30 juin 2006 ? Le parlement comme institution régissant les textes officiels est en chambardement, le Sénat est presque inexistant, seule la cours suprême de Justice semble être au travail. Comment ne pas comprendre qu’il y a une réelle difficulté quant à l’analyse des dossiers, à l’impression et au rapatriement des listes et des urnes pour 9000 candidats à la députation et 33 candidats à la magistrature suprême.

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A vrai dire, Mgr Laurent Mosengwo Pasinya confond la direction de la CNS à la direction de la CEI. Il oublie qu’à la CNS, le président régnait en monarque alors que la CEI est constituée de toutes les composantes du dialogue intercongolais.

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Que gagne le Prélat de l’Eglise en se livrant sur la voix des ondes pour des questions auxquelles le Président de la CEI, prêtre comme lui pourrait répondre facilement au lieu de soulever inutilement la masse par des propos anticonstitutionnels ? Comment l’Eglise Catholique pourra-t-elle se contredire en mettant fin au processus électoral qui tend à son terme ? Quelles explications les chefs de l’Eglise vont-ils donner à leurs fidèles qu’ils ont mobilisés pendant une longue période de sensibilisation ? Est-ce le moment d’ébranler le processus électoral pour un pays qui vient de passer 45 ans sans élections démocratiques libres tout simplement parce qu’il y a une prolongation d’un mois ?

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Le peuple a tant souffert. Il n’a plus besoin des discours politiques qui ne sont qu’une divagation et une récréation. Le peuple, après avoir répondu avec enthousiasme aux échéances préélectorales est surpris d’entendre la voix d’un de ses pasteurs tenir un tel langage pour décourager le processus et semer la pagaille au sein de la population. Le peuple n’attend que les élections et dans des conditions normales pour que celles-ci soient réellement crédibles, libres, démocratiques et transparentes. [www.benilubero.com]

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Guillaume K. et Jeannot K.

Kinshasa

Beni-Lubero Online

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