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La région de Beni-Lubero est en deuil à la suite du mystérieux accident mortel du Colonel Kambale Siku Taylor (33 ans) et de son Secrétaire Particulier, le Lieutenant Kambale Muhorogho (33 ans), survenu le 13 mars 2007 à Luvungi, à quelques 70 Km de Bukavu, en territoire de  Walungu où les deux infortunés étaient chargés du brassage des militaires.
 
D’après la source proche des militaires, le Colonel Kambale Siku roulant la nuit du 13 mars dans sa jeep  avec un seul phare et ayant à bord quatre autres militaires aurait fait collision avec un gros véhicule  non autrement identifié à part le fait que ce dernier aurait  aussi unseul phare allumé. Apparemment les deux vehicles roulaient à vive allure. Le Colonel Kambale Siku ainsi que son Parsec, le Lieutenant Kambale Muhorogo, et un autre militaire natif de Bukavu, étaient morts sur le champ. Les deux autres passagers de cette jeep de la mort, militaire sont grièvement blessés.
 
Les corps des beniluberois Kambale Siku et Kambale Muhorogho ont été rapatrié à Butembo par un avion qui a atterri à l’aéroport de Rughenda le jeudi 15 mars 2007.  Après l’atterrissage, les corps de deux vaillants militaires du RCD-K-ML de Mbusa Nyamwisi avaient été exposés au Camp Rughenda pour les derniers honneurs militaires. Après cette cérémonie militaire, le corps du Colonel Kambale Siku a été remis à sa famille vivant au Quartier Mukuna, sur la colline de Kyahali, Commune de Bulengera et celui du lieutenant Kambale Muhorogho a été remis à sa famille habitant le quartier Mutiri, non loin de l’Eglise CBK.
 
La messe des funérailles  dite par Mgr Mwanampenzi a eu lieu le Vendredi 16 mars 2007 en la Cathédrale Mater Ecclesiae de Butembo où les deux corps étaient exposés pour le dernier salut des fidèles venus nombreux dire leurs adieux à ces deux jeunes au plus vif de leur carrière militaire. Des discours d’adieu ont été prononcés notamment par le colonel KASONGO, CMDT BRIGADE DE RUGHENDA et par le Maire de Ville, l’Honorable Wabunga Singa Zebeddee. L’inhumation au Cimetière de Kitatumba a eu lieu vers 16 heures.
 
La mort de ces deux officiers militaires beniluberois a été douloureuse surtout que tous deux sont originaires d’un même village de la localité de Bingi, non loin d’Alimbongo et sont nés la même année. Le colonel Kambale Siku est mort le jour de son anniversaire de naissance. Ne le 13 mars 1974, il est mort le 13 mars 2007. Quel destin ! Quelle émotion pour la famille ! Le colonel Kambale Siku avait exactement 33 ans. L’âge qu’avait Jésus quand il avait commencé sa mission de libération qui s’était aussi achevée de manière tragique. Le Colonel Kambale Siku est entré au service militaire en 1998 à Nyaleke (Beni). Très discipliné et vaillant combattant, il connaîtra une ascension fulgurante jusqu’à se hisser au Grade de colonel.  Il a travaillé plusieurs fois comme Commandant Bataillon à Kanyabayonga, Kirumba, Lubero, Mambasa et dernièrement à Uvira, avant d’être nommé au Centre de brassage de WALUNGU au Sud Kivu.
 Le Colonel  Kambale Siku était marié à Muyisa Francine depuis 2005 et laisse celle-ci avec leur premier bébé de 6 mois seulement.
 
Le LIEUTNANT KAMBALE MUHOROGHO, appelé communément Commandant Mbalé, est né aussi en 1974 dans la localité de Bingi. Il était détenteur d’un Diplôme d’Etat des Humanités Scientifiques, Option Math-Physique de l’Institut de Bulera, Isale-Vulambo, promotion de 1995.   Commandant Mbalé est entre dans l’armée en 2001 a Nyaleke. Il était marié et laisse deux enfants dont le dernier  qu’il n’avait pas encore vu n’a que 14 jours.
 
Comme en Afrique, toute mort est provoquée par un sorcier ou un mauvais sort, les commentaires vont bon train dans tous les sens après la disparition inopinée de ce nième officier militaire de Beni-Lubero. Les bruits couraient déjà que ceux qui rêvent d’occuper militairement Beni-Lubero voudraient, après avoir anéanti les résistants Mai-Mai, anéantir aussi ce qui reste de l’armée du RCD-K-ML de Mbusa Nyamwisi qui même intégrée, brassée ou mixée leur ferait peur. Pour confirmer ce bruit, un autre colonel issu du RCD-K-ML de Mbusa Nyamwisi vit en clandestiné depuis qu’il a appris que des tueurs à gages chercheraient le moment proprice pour attenter à sa vie.  Un autre colonel serait toujours sans affectation depuis sa formation au camp de brassage de Rumangabo au mois de juillet- Août dernier.  Les beniluberois se rappellent encore le choc de l’assassinat ignoble du Colonel Mbutsi  sur la route entre Bingi et Kirumba et du Colonel Kiza à Bunia, etc. Qui a  dit que les officiers militaires beniluberois mourront toujours sur les routes ? D’où la demande par l’opinion des enquêtes indépendantes sur les circonstances exactes de l’accident mortel qui a couté la vie à deux autres officiers de Beni-Lubero au moment où leurs homologues qui sont sans affectation à Beni-Lubero vivant dans une quasi clandestinité.  Que restera-t-il de l’armée de Mbusa Nyamwisi dans les prochains jours ?
 
Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online

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Les habitants du village de Butenge (Mulo) sont encore sous le choc de la mort inopinée de Katungu Guylaine. Mariée religieusement à Mr Benjamin Paluku le mercredi 25 octobre 2006, tombée malade dans la nuit du 25 au 26 octobre2006, la charmante Katungu Guylaine est morte le 1er Décembre 2006 à l’hôpital Général de Lubero où elle avait été admise le 27 octobre 2006. Mr Benjamin Paluku devenu veuf à 20 ans, après quelques heures de mariage, est inconsolable et veut savoir de quoi sa charmante Katungu est morte. « Fortes Températures, perte de connaissance, coma  profond» est ce dont Katungu a souffert pendant ses 4 semaines d’hospitalisation. N’est-ce pas une maladie, diraient les pathologues. Mais pourquoi cette maladie aurait attendu la première nuit des noces pour se déclarer jusqu’à entrainer une mort  si précoce ? C’est là que l’imaginaire des familles éprouvées ne trouve pas d’autre explication que la sorcellerie. On ne tombe pas malade la première nuit des noces, on ne meurt pas un mois seulement après son mariage. Depuis la maladie jusqu’à maintenant, les deux familles qui venaient de sceller une alliance entre elles par ce lien matrimonial, sont entrain de devenir des ennemis… L’entourage les y pousse… Il faut trouver le sorcier ! Mr. Maurice Kandoli, Père géniteur de Katungu trouve aberrant les accusations qui se murmurent contre lui et les membres de sa famille… Comment peux-je donner ma fille en mariage et la manger le lendemain ! Même cri du côté de Théophile Kambale, papa de Benjamin Paluku ! Pendant que les représentants de deux familles se préparent à débattre de ce problème, la liste de sorciers présumés s’allongent dans l’opinion de deux villages, à savoir, Kihimba ( village de Katungu) et Butengo ( village de Benjamin). Sur cette liste issue de l’opinion populaire des deux villages, on trouve toutes les personnes d’un certain âge ( les vieux et les vielles étant considérés comme sages mais très souvent comment sorciers, cannibalistes), les personnes qui avaient boudé cette fête et qui pour une ou une autre étaient parties vaqués à leurs activités le mercredi 25 octobre 2006, tous ceux qui avaient mal parlé contre les membres de ces deux familles dans un passe récent, les garçons qui avaient tenté prendre Katungu en mariage, les filles qui espéraient épouser Benjamin, etc. Quand quelqu’un meurt au village de la manière de Katungu, tout  mauvais comportement, tout écart de langage, toute absence au lieu du deuil, peut devenir un signe de sorcellerie ! …
 
Nos condoléances les plus émues à Benjamin et à toutes les deux familles éprouvées. Que l’âme de notre sœur Katungu Guylaine repose dans la paix du Seigneur !
 
Fr. Richard Kombi, O.S.C,
Mulo
Beni-Lubero Online

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