Nord-Kivu : Infiltrations des troupes

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Les Congolais de la localité de Bunagana, au Nord-Kivu, à la frontière R.D.Congo-Ouganda lancent un cri d’alarme aux autorités congolaises tant au niveau provincial que national face aux infiltrations quotidiennes des troupes étrangères par les postes frontaliers de Bunagana et de Jomba. Des sources civiles et militaires Fardc parlent de plusieurs milliers d’infiltrés depuis le 7 juillet dernier.
 
 Selon plusieurs sources, les troupes militaires qui s’infiltrent au Congo en provenance du Rwanda portent des uniformes tachetées de l’armée rwandaise. Après leur entrée en R.D. Congo, elles se dissimulent dans la plantation de Monsieur Thomas Nguba pour en sortir quelques heures après avec des uniformes des Fardc.  Selon les propos recueillis à Bunagana auprès patriotes congolais, Mr Thomas Nguba serait un ancien ministre de l’agriculture de Paul Kagame. Si cette information se confirme, la présence de Mr. Thomas Nguba en Territoire de Rutshuru serait une autre preuve de la présence en R. D. Congo, non seulement des militaires mais aussi des ex-ministres rwandais.   
 
Bien que ces troupes étrangères entrent au Congo avec des uniformes de l’armée rwandaise, il y aurait parmi elles des militaires d’autres pays et continents, notamment l’Amérique du Nord.  Selon des informations non encore confirmées, il y aurait des Noirs Américains parmi les hauts officiers de ces infiltrés. Cette présence nord-américaine dans les rangs des infiltrés de Rutshuru ne surprend personne suite à l’action du consulat américain en Territoire de Rutshuru. Dans notre éditorial du 14 mars dernier, nous rapportions déjà que le report de la guerre que le CNDP et son doublon du FPC s’apprêtait à lancer à partir de Rutshuru le mercredi 5 mars était du a une rencontre a huis clos le  mardi 4 mars dernier entre les rwandophones et une délégation du consulat américain du Nord-Kivu dans la localité de Tsengerero, sur la route de Bunagana.
 
Les infiltrés, un mot qui ne convient pas car ces derniers entre au Congo en plein jour, au vu et au su des autorités congolaises du poste frontalier,  passent la frontière en véhicules pimpant neufs de marque Toyota Pajero 4×4, avant de se diriger soit vers la localité de Ntamurenga, soit vers Busanza et Binza. Si les véhicules qui amènent les troupes viennent du Rwanda, ils repartent vers l’Ouganda. Cela n’est pas un mystère, sachant que le Rwanda et l’Ouganda sont unis pour le meilleur et le pire dans le pillage et l’hypothèque de l’Est de la R. D. Congo.
 
Avant de s’infiltrer dans le Territoire de Rutshuru, les troupes étrangères transitent par le camp d’entraînement de Mudende au Rwanda, un des camps où le CNDP de Nkunda entraîne depuis longtemps ses nouveaux recrus.
 
Notez que les recrus congolais du CNDP sont entrainés à Kasuka, une petite localité située à 30 Km au Sud de Kikuku et à 80 Km de Kaina. Dans ce centre de formation militaire, le CNDP de Nkunda peaufine une autre stratégie d’infiltration de l’armée congolaise. Le CNDP fait venir du Rwanda des étudiants d’universités, des enseignants du secondaire et des Instituts supérieurs, la plupart avec des diplômes de graduat ou Licence.  Ceux-ci suivent une formation militaire de trois mois à Kasuka avant d’être envoyés dans les centres de brassage des militaires congolais comme militaires et officiers du CNDP.  Au centre de brassage, ces étrangers reçoivent à l’issue du brassage, des grades d’officiers FARDC de ce qu’on appelle « armée intégrée ». Avec ces grades, rien ne les empêche d’occuper des grands postes dans le commandement de l’armée congolaise tout en étant de nationalité rwandaise. Ainsi, le CNDP de Nkunda et son parrain le Rwanda pourra accomplir sa mission en R. D. Congo par le biais d’une réconciliation à sens unique et d’un brassage aveugle  des armées dont les conditions sont imposées unilatéralement  par le duo Nkunda-Kagame et leurs parrains Anglo-saxons. Ainsi, que les congolais ne soient surpris  de  voir la R.D. Congo retourner à l’époque de l’AFDL,  quand l’armée congolaise était commandée par un certain James Kabarehe, de nationalité rwandaise. Les dirigeants congolais ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes! Ils n’auraient pas écouté la sagesse congolaise qui dit que  si on a un problème avec le porc, il ne faut jamais prendre un sanglier comme avocat, car le porc et le sanglier sont tous deux des cochons. Sans commentaires ! Si la R.D. Congo veut étouffer dans l’œuf la guerre d’agression et d’occupation que le CNDP de Nkunda prépare à partir du Territoire de Rutshuru, elle doit changer d’avocats et au plus vite.
 
Rigobert Kanduki
Goma
Beni-Lubero Online
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