Nouveau cas d’anthrophagie par les Fardc à Kahamba

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Des hommes en uniforme accusés d’actes d’anthropophagie au camp de Makusa à Kahamba-Butuhe, territoire de Beni

 Pendant près de deux semaines, l’histoire d’un homme mangé demeurait vraie pour les seuls témoins oculaires et membres de famille. Suite à l’insécurité dans la contrée, Il a fallu oser rencontrer les témoins oculaires dans leur cachette le 20 décembre, puis au site de  la radio moto le 23 décembre 2005. Le drame remonte à la semaine du 05 au 10 décembre 2005 au camp des militaires appelé Makusa à Kahamba, en territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.  Prise d’abord pour une rumeur tant elle était Incroyable dans cette contrée, l’histoire vraie d’un homme égorgé, « cuisiné » et mangé écoeure et étonne plus d’une personne. Ce cas de cannibalisme est l’œuvre des  hommes en uniforme des Forces Armées de la RDC qui, au nom du brassage, rassemblent plusieurs « cultures ». En fait, la violence est certes liée à la nature de l’homme, mais elle reste fondamentalement culturelle. Les habitants de Vurondo et environs, réfugiés à Butembo  ont cette fois-ci ramassé leur courage pour  dénoncer et témoigner dans les médias. Même s’ils craignent pour leur vie, pour eux,  trop, c’est trop-. Toute la population a déserté maisons et champs pour échapper à toutes sortes d’exactions devenues monnaie courante. Et comme si les multiples tracasseries habituelles, viols, pillages des biens de la paisible population ne suffisaient pas, ces malfrats ont même pris plaisir à couper les oreilles des personnes, jusqu’au jour où ils ont résolu  d’égorger, cuisiner et manger la chair d’homme. Le drame qui remonte précisément dans la nuit du 06 au 07 décembre 2005 a été rapporté par Mbafumoja Kighoma et Kambale Mweryavisando, deux détenus qui ont assisté à la scène macabre de l’holocauste, relâchés sous condition d’une caution de 500 dollars Us. Leur frère qui est directeur d’école primaire finira par trouver 100 dollars Us et obtenir ainsi la libération, après des va-et-vient risqués au camp des militaires.  Lui-même avoue avoir été jeté en prison et battu sérieusement. La victime, répondant au nom de Kasereka Mbusa, âgé de 26 ans, revenait du champ avec un sac de farine (20kg) quand il a été appréhendé et conduit au camp militaire de Makusa près de Kahamba en territoire de Beni et situé à quelque 12 km au nord-ouest de la ville de Butembo.    Suite à l’insécurité qui sévit dans la contrée, la population qui se meut difficilement est exposée à la famine. Selon les témoignages des bienheureux relâchés, qui ont malgré tout été ligotés, torturés et qui sont manifestement couverts de plaies (voir le bras droit de cet homme), l’infortuné était arrivé au camp vers la fin de la soirée du 05 décembre. Ils auront la douloureuse mission d’informer la mère et l’épouse de la victime qu’ils rencontreront alors qu’elles se rendaientau camp.  La population de la contrée qui souhaiterait sans condition le retrait des forces armées, ce premier cas d’anthropophagie suscite de nombreuses interrogations sur le sens de responsabilité des chefs et sur l’identité des militaires brassés. Leur mission pourtant noble est claire: sécuriser les populations des contrées où sèment la terreur les may may et miliciens   opposés au brassage et à la réinsertion dans la vie sociale. Et beaucoup d’auditeurs de la radio, au téléphone ouvert, d’ajouter: à moins d’un camp non contrôlé, non installé par la hiérarchie militaire, il n’y aura pas, comme d’habitude, à se rejeter la balle entre militaires et résistants may may, puisque la vérité est là.      Rédaction Radio Moto Butembo-Beni

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