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Oïcha : Sur-militarisation et recrudescence de l’insécurité

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L’insécurité a atteint son paroxysme en Cité d’Oïcha, Chef-lieu du Territoire de Beni où s’observe à l’oeil nu une sur-militarisation sans pareille. Plus il y a des agents de l’ordre en Cité d’Oïcha, plus il y a de l’insécurité. Il n’y a pas longtemps que les medias de l’empire attribuaient cette insécurité tantôt aux ADF-NALU, tantôt aux FDLR. Aujourd’hui les Fardc font pire que les FDLR/ADF-NALU mais les mêmes medias se taisent curieusement. A quand les opérations militaires conjointes contre les Fardc ? Qui délivrera Oïcha de Fardc? 

Quand les beniluberois en appellent au gouvernement pour dénoncer cet état des choses, rien ne se fait pour y remédier en punissant, par exemple, les militaires coupables d’exactions sur les civils. Les victimes de ces exactions attendent depuis des années une parole de consolation ou de « pole » de la part du régime en place, mais en vain. Au contraire, ce sont les victimes qui sont accusées d’être à la base de leur propre insécurité. D’où l’opinion généralisée chez les beniluberois que le régime de Joseph Kabila est en guerre contre les populations civiles autochtones dans le but de les remplacer par des retournés du Rwanda dont les premiers contingents jouissent de la protection des ONG onusiennes et du régime de Kinshasa. L’abandon des populations d’Oïcha entre les mains rapaces des militaires Fardc sans foi ni loi corrobore cette perception locale. En effet, pourquoi n’y a-t-il pas de securité pour tous ? Pourquoi la région ayant plus de militaires au km² (Fardc, Monusco, CNDP) est-elle aussi la plus insécurisée? 

Dans l’intervalle d’une semaine, plus d’une cinquantaine d’habitations ont été visitées par des militaires Fardc qui se livrent à cœur-joie aux actes de vols à mains armées, des extorsions et intimidations de tout genre. Des sources sur place indiquent que ces actes sont perpétrés par des militaires FARDC en attente de leur relève annoncée depuis un certain temps mais qui tarde à matérialiser, au point que certains observateurs pensent qu’il s’agit là d’une nouvelle stratégie des occupants de lâcher la horde des militaires impayés contre les civils. Plusieurs quartiers dont PAKANZA, OICHA Ier et BAKAHEKU sont devenus des petites « bandes de Gaza » où l’on est constamment en insécurité , un militaire Fardc pouvant frapper à la porte à tout moment pour faire du mal.

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        Aperçu de l’entrée des Quartiers PAKANZA et Oïcha 1er en Cité d’OICHA

En conséquence de cette insécurité entretenue par les agents dits de l’ordre ou de securité, la population d’Oïcha est contrainte de dormir aux mêmes heures que les animaux de la basse-cour. Malheureusement, dormir tôt n’est pas la solution car les militaires Fardc munis de kalachnikovs ou d’armes AK47 pourchassent leurs victimes jusque dans leurs chambres à coucher à n’importe quelle heure de la nuit ou de la journée pour les piller de tous leurs biens. 

Pas plus tard que la nuit de samedi à dimanche 06 février courant, Monsieur JARGIE, habitant du Quartier PAKANZA a été parmi les cibles des militaires Fardc. Ces derniers ont tiré plus de quinze balles sur les portes et fenêtres de sa maison pour accéder à sa chambre à coucher. Sous l’effet des balles, JARGIE qui survécu aux balles parce que coucher par terre remis 150 US$, toutes les téléphones portables des habitants de sa maison, à ses bourreaux. Avant de quitter le lieu du crime, ces militaires détruisirent ses meubles et ustensiles de cuisine par des coups de balles. A part la recherche de l’argent et des biens de valeur, les militaires Fardc démontrent ainsi qu’ils ont aussi une mission de détruire ou d’anéantir les rescapés de leurs attaques. 

Dans la même nuit, au Quartier Oïcha 1er, le Superviseur de la Zone de Santé d’Oïcha a été visité par des militaires Fardc qui ont troublé la quiétude de tous ses voisins. Au Quartier BAKAHEKU, le fils du magasinier de l’Hôpital Général de Référence d’Oïcha était aussi attaqué presqu’en même temps. Des téléphones et de l’argent ont été emportés sans aucune résistance de la part de victimes.

Le Chef de Cité d’Oïcha contacté par notre rédaction, s’est déclaré lui-même excédé par ce qui se passe.

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            Jean Baptiste KAMABU (avec micro), Chef de Cité d’OICHA

La Coordination de la Société Civile du Territoire de Beni qui déplore cette situation note que la Cité d’Oïcha fait face à une sur-militarisation qui ne s’explique pas. Le retard de la relève militaire ne justifie pas à lui tout seul la recrudescence de l’insécurité étant donné que les troupes devant partir et celles qui arrivent pour la relève sont toutes les deux commandées.

Le Président de la Société Civile Territoire de Beni, Omar’ KAVOTA, en appelle à l’implication de la hiérarchie militaire pour prendre leurs responsabilités en main afin d’épargner la vie des innocents des quartiers/Cellules tels MUVINGI, MALIOBU, KABAMBI au Quartier MASOSI, NTWANI au Quartier PAKANZA, etc.

Obède Bahati

Beni

©Beni-Lubero Online

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