P.E. Lumumba, L.D.Kabila : Deux hommes, une histoire

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Qui était Patrice Emery Lumumba
Né le 2 juillet 1925 à Onalua (territoire de Katako-Kombe dans le Sankuru) au Congo Belge (actuelle République démocratique du Congo), il est assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga. Patrice Lumumba fréquenta l’école catholique des missionnaires puis une école protestante tenue par des Suédois.
Il travailla comme employé de bureau dans une société minière de la province du Sud-Kivu jusqu’en 1945, puis comme journaliste à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa) et Stanleyville (Kisangani), période pendant laquelle il écrit dans divers journaux.
En septembre 1954, il est parmi les 200 sur 13 millions de Congolais de l’époque à recevoir la carte « d’immatriculé », honneur chichement accordé par l’administration belge à quelques noirs.
En 1955, il crée une association « APIC » (association du personnel indigène de la colonie) et aura l’occasion de s’entretenir avec le roi Baudouin en voyage au Congo, sur la situation des Congolais. Le ministre du Congo de l’époque, Auguste Buisseret veut faire évoluer le Congo et notamment mettre en place un enseignement public. Lumumba adhère au parti libéral avec d’autres notables congolais. Avec plusieurs d’entre eux, il se rend en Belgique sur invitation du premier ministre. En 1957, il est emprisonné un an pour une affaire de détournement de courrier appartenant à un européen (membre d’A.M.O.R.C). Libéré par anticipation, il reprend ses activités politiques et devient directeur des ventes d’une brasserie.
Le gouvernement belge prend quelques mesures de libéralisation : syndicats et partis politiques vont être autorisés.
En 1958, à l’occasion de l’exposition universelle, des Congolais sont invités en Belgique. Lumumba en est un et profite pour nouer des contacts avec les cercles anti-colonialistes.
Dès son retour au Congo, il crée le Mouvement National Congolais (MNC), à Léopoldville le 5 octobre 1958 et, à ce titre, participe à la conférence panafricaine d’Accra. Il peut organiser une réunion pour rendre compte de cette conférence au cours de laquelle il revendique l’indépendance devant plus de 10 000 personnes.
Premiers démêlés politiques en octobre 1959 : le MNC et d’autres partis indépendantistes organisent une réunion à Stanleyville. Malgré un fort soutien populaire, les autorités belges tentent de s’emparer de Lumumba. C’est l’émeute et une trentaine de morts. Lumumba est arrêté quelques jours plus tard, est jugé en janvier 1960 et condamné à 6 mois de prison le 21 janvier. Les autorités belges surprises par l’insistance des Congolais à être indépendants et à la suite des émeutes de Kinshasa le 4 janvier 1959, convoquent la ronde de Bruxelles.
*Les participants à la table ronde de Bruxelles exigent la libération de Lumumba avant de participer aux travaux. Lumumba est libéré le 26 janvier 1960.
*La table ronde de Bruxelles décide que l’indépendance du Congo soit accordée le 30 juin 1960. La Belgique accède à la demande des Congolais.
*Le MNCL et ses alliés (Balubakat de Janson Sendwe, Psa de Antoine Gizenga, le CEREA de Anicet Kashamura, …) remportent les élections organisées en mai.
*Le 23 juin 1960, Patrice Emery Lumumba devient le Premier Ministre du Congo indépendant avec Antoine Gizenga comme vice-premier ministre.
*Face aux revendications, Lumumba entreprend l’africanisation des cadres. Cela ne plait pas aux Belges qui pensaient à une indépendance dosée.
*Pour déstabiliser le gouvernement Lumumba, la Belgique soutient la sécession du Katanga avec Moïse Tshombe. *Le Kasaï, une autre zone minière fais également sécession. La manœuvre de priver le gouvernement Lumumba des moyens se précise.
*Il fallait mettre fin à la sécession. Sous prétexte qu’il y aurait divergence dans la manière de mettre fin à la sécession, en septembre 1960, le président Joseph Kasa-Vubu révoque Lumumba ainsi que les ministres nationalistes.
*Le parlement à majorité nationaliste rejette la décision de Kasa-Vubu et donne plein pouvoir à Lumumba. Ce dernier à son tour révoque Joseph Kasa-Vubu.
*Sous prétexte de neutraliser les politiciens, le colonel Mobutu fait son premier coup d’Etat. On constatera que seul Lumumba était neutralisé alors que Kasa-Vubu est resté à son poste. Lumumba est mis en résidence surveillée. Il réussi à s’échapper et tante de rejoindre Antoine Gizenga et tout le gouvernement à Kisangani. Il est arrêté en cours de route alors qu’il traversait Sankuru pour Mweka. Il est transféré au camp militaire de Thysville.
*Le 17 janvier 1961, Lumumba, Mpolo et Okito sont conduits par avion à Lubumbashi pour être livrés au gouvernement sécessionniste de Moïse Tshombe.
*Les trois seront exécutés le soir même en présence de Tshombe, Munongo, Kimba et d’autres dirigeants de l’Etat du Katanga. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître dans l’acide les restes des victimes.
*Les nationalistes tentent de se réorganiser pour venger Lumumba et récupérer le pouvoir. Parmi les nationalistes réunis à Brazzaville dans le cadre du Conseil national de libération (CNL), un jeune d’une vingtaine d’année : Laurent Désiré Kabila. Il est du parti Balubakat de Janson Sendwe. Il restera dans le maquis jusqu’à la victoire du 17 mai 1997. .
*En 1966, Mobutu, bourreau de Lumumba, le proclamera « héros national ».
*Le retour d’Égypte de sa femme Pauline et de ses enfants fut considéré comme un événement national.
*Le rôle des puissances occidentales, dont les États-Unis d’Amérique, la Belgique et la Grande-Bretagne dans la mort de Lumumba n’est plus un secret à ce jour. Le prétexte pour éliminer Lumumba était qu’il était communiste. On craignait qu’il fasse basculer le Congo vers l’Urss.
En effet Lumumba avait menacé de faire appel aux Russes lors de la Guerre du Katanga après avoir constaté que les occidentaux soutenaient les sécessionnistes et l’Onu se faisait prier deux fois pour intervenir. On sait aujourd’hui que la CIA a aidé financièrement les opposants à Lumumba et a fourni des armes à Mobutu. Le gouvernement belge a reconnu en 2002, une responsabilité dans les événements qui avaient conduit à la mort de Lumumba. « A la lumière des critères appliqués aujourd’hui, certains membres du Gouvernement d’alors et certains acteurs belges de l’époque portent une part irréfutable de responsabilité dans les événements qui ont conduit à la mort de Patrice Lumumba. Le Gouvernement estime dès lors qu’il est indiqué de présenter à la famille de Patrice Lumumba et au peuple congolais ses profonds et sincères regrets et ses excuses pour la douleur qui leur a été infligée de par cette apathie et cette froide neutralité ». Ces excuses sont-elles sincères ? Apparemment on constate que rien n’a changé pour justifier un repentir sincère. Alors que la Rdc fait face aux problèmes d’infrastructures, ceux qui peuvent l’aider se font prier plusieurs fois. Lorsque le Congo se tourne vers la Chine pour avoir les moyens de construire ces infrastructures, le monde occidental s’érige en obstacle. De même la Rdc est en proie à une guerre dans sa partie Est. La Monuc, force de l’Onu se fait tirer par les oreilles pour jouer son rôle. Les occidentaux tergiversent pour envoyer dans ce pays une force imaginée par eux-mêmes. Si le Congo, comme en 1960 faisait appel à d’autres pays dont la Chine, Cuba, Zimbabwe et autres pour l’aider… Comme quoi l’histoire se répète.
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Qui était Laurent Désiré Kabila ?
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* Né à Moba (ex-Baudouinville) le 27 novembre 1939, Laurent Désiré Kabila est originaire du Nord-Katanga (ex-Shaba), de l’ethnie Luba.
*Après ses études secondaires, il se rend à Paris. D’août 1960 à janvier 1961, il lutte contre la gendarmerie katangaise dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat). Jason Sendwé, chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les membres de leur ethnie commune, celle des Lubas du Katanga, remarque ses talents d’orateur et le nomme « colonel » des jeunesses, en fait des milices Balubakat.
*Il rejoint ensuite le gouvernement provincial du Nord-Katanga à Manono et devient président de la Jeubakat.
*De 1961 à 1962, il étudie pendant un an à l’université de Belgrade en Yougoslavie. A partir de février 1962, il devient le chef de cabinet à l’Information au sein du gouvernement du Nord-Katanga, puis chef de cabinet aux Travaux Publics (octobre 1962).
*Fin novembre 1962, il est élu conseiller suppléant à l’Assemblée provinciale. C’est une année plus tard, en novembre 1963, qu’il se rend à Brazzaville où séjournent les leaders lumumbistes qui créent le Comité national de libération (CNL), dirigé par Christophe Gbenye.
*Nommé secrétaire général aux Affaires sociales, à la Jeunesse et aux Sports, du CNL, il est envoyé à Bujumbura (Burundi) en même temps que Gaston Soumialot, en janvier 1964 avec la mission de préparer le soulèvement des populations de la plaine de la Ruzizi et du Nord-Katanga contre le gouvernement de Léopoldville aux mains des « impérialistes ».
*Le mois suivant, il se rend à Albertville (Kalemie). En mai 1964, il participe à la première insurrection d’Albertville avec l’Armée Populaire de Libération (APL). Le 21 juillet, il est nommé vice-président chargé des Relations et du Commerce extérieurs dans le gouvernement provisoire du CNL, section de l’Est (Albertville).
*D’août à novembre 1964, il séjourne successivement à Nairobi, Dar-es Salaam et Paris. Il est nommé secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du CNL et ministre plénipotentiaire en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda.
*Le 21 avril 1965, il est nommé deuxième vice-président du Conseil suprême de la révolution. En mai 1965, il se rend en Tanzanie pour diriger, depuis Kigoma, la zone opérationnelle du Kivu et du Katanga. Après la défaite de la rébellion au Congo, il se réfugie au Kenya et s’installe ensuite en Ouganda où il rejoint, dans les années 80, le maquis de Yoweri Museveni, actuel Président d’Ouganda.
*Entre-temps, Kabila fonde, le 24 décembre 1967, en exil à Nairobi, sa propre formation : le Parti de la Révolution Populaire (PRP) doté de sa branche militaire, les Forces Armées Populaires (FAP). Ayant à nouveau établi ses bases dans la région de Fizi, il entreprend une reprise en main idéologique, enseignant les « sept erreurs » de la révolution simba :
1) manque d’éducation politique
– 2) trop grande dépendance envers l’étranger
– 3) négligence du rôle des paysans
– 4) tribalisme
– 5) manque de discipline
– 6) manque de coopération entre les combattants et le peuple
– 7) absence d’un parti révolutionnaire.
Sur le plan militaire, sa stratégie est celle d’une « guerre populaire prolongée » à la chinoise, enracinée en milieu rural. Une méthode propre à séduire l’un des parrains de Kabila, lui aussi admirateur de Mao : le président tanzanien Julius Nyerere, alors figure importante des pays non-alignés.
*Mais pendant sept ans, la lutte du PRP demeure ignorée jusqu’à l’enlèvement par un commando, en 1975, en Tanzanie, de trois spécialistes américains des grands singes et de leur collègue hollandaise, pour obtenir une rançon et la libération de 30 de ses militants incarcérés à Dar-es-Salaam. Beaucoup plus tard, en 1984, Kabila sera l’initiateur d’une autre prise d’otage, celle d’un patron français d’une coopérative de pêche, André Lézy, qui est enlevé à Kalémié puis libéré au Burundi, sept mois plus tard. Ces quelques faits d’armes augmentent son prestige auprès de ses troupes. Il se fait appeler « Mzee », terme swahili exprimant le respect envers les aînés et, vers 1977, il met en place un mini-Etat socialiste avec ses champs collectifs, ses écoles et ses dispensaires. Kabila jette les bases d’une économie de guerre, reposant sur le commerce de l’or, l’agriculture et la chasse. Dans cet univers autarcique, il introduit même sa propre monnaie.
*Curieusement, il se tient à l’écart lors des deux invasions des ex-gendarmes katangais au Shaba en 1977 et en 1978. Mais, en novembre 1984, le PRP refait surface quand ses commandos venus de Tanzanie investissent pendant trois jours la ville de Moba, au Nord-Shaba, sur le lac Tanganyika, avant de se replier. On a appelé cela « Moba 1 ». Il y aura Moba 2 et Moba 3
*Début octobre 1996, il prend la tête de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) avec pour objectif le renversement de la dictature du Maréchal Mobutu. Après sept mois de conquêtes, les troupes de l’AFDL entrent, le 17 mai 1997, dans la ville de Kinshasa, désertée par tout le clan Mobutu et par les principaux généraux.
*Cette entrée, à l’exception de quelques heurts, se fait en toute tranquillité. Laurent-Désiré Kabila a gagné son pari « prendre la capitale du Zaïre avant juin 1997 » et prend, de facto, le pouvoir (voir « Déclaration de prise de pouvoir ») en devenant le troisième Président du pays. Le Zaïre s’appelle désormais la République Démocratique du Congo.
Avenir
P.E. Lumumba ; L.D. Kabila, tristes anniversaires Samedi, 16 janvier 2010, par O.P.B.K
Après quatre-vingt ans de colonisation, les Congolais espéraient un avenir meilleur lorsque soufflait le vent de l’indépendance. Ils avaient ainsi mis tout leur espoir dans l’indépendance qui devrait changer leurs conditions de vie. La population avait compris que la réalisation de ce rêve passait par des leaders bien connus. Chaque coin du pays avait ses leaders, mais Patrice Emery Lumumba était considéré comme le leader de tout le pays. Cela lui avait valu beaucoup d’inimitié parmi les leaders locaux. Originaire du Kasaï dans le Sankuru, Patrice Emery Lumumba fait sa carrière politique dans la province Orientale dont il est le leader. C’était un signal très fort qui sera confirmé par la coalition Mnc/L, Psa/Gizenga, Balubakat/Janson Sendwe et Cerea/Anicet Kashamura. Cela s’appelle ratisser large. C’est cette coalition qui a fait rêver les Congolais. Malheureusement, une fois au pouvoir, Lumumba se trouvera devant des événements inattendus. Le front commun créé à Bruxelles à l’occasion de la table ronde est brisé. Les ambitions se transforment en haine à tel point que Joseph Kasa-Vubu qui avait reçu de la coalition majoritaire le pouvoir sur un plateau en or, se mettra dans le camp des ennemis de Lumumba, jouant le rôle de chef d’orchestre local du clan anti-Lumumba. Ce clan connu sous le sinistre nom du groupe de Binza se mettra au service des puissances occidentales dont la Belgique et les Etats-unis d’Amérique pour déstabiliser Lumumba. Il fallait à tout prix éliminer Lumumba. Et pour cause ? Parce que portant en lui l’espoir de tout un peuple, il pensait que sans l’indépendance économique, il n’y a pas d’indépendance du tout. Lumumba n’avait jamais demandé aux Belges et aux Américains de s’en aller. Tout ce qu’il voulait ardemment, c’est que ces pays puissent traiter le Congo comme un Etat souverain qui a des obligations vis-à-vis de son peuple. Les Occidentaux eux, voulaient que les Congolais se contentent de l’indépendance politique nominale. Cela aurait comme conséquence, l’incapacité pour le gouvernement non seulement d’exercer la souveraineté nationale mais aussi de répondre aux nombreuses attentes de la population. On arriverait à ce que la population n’ait plus confiance à ses dirigeants et regrette l’indépendance. Parce qu’enfin, après l’indépendance serait égale à l’avant indépendance. Lumumba sera trahi par les siens. Il est lâchement assassiné à Lubumbashi le 17 janvier 1961 après avoir subi des atrocités comme un malfaiteur. Le peuple congolais se contentera de verser des larmes. Les mouvements d’insurrection seront mâtés parce que la population n’était pas préparée à la résistance. Au Kwilu par exemple, Pierre Mulele, mis devant un fait accompli, était obligé de commencer la lutte pour faire face à la soldatesque de Mobutu qui avait envahi le Kwilu. A l’Est, les Belges et les Américains mettront leur armada au service de Mobutu pour arriver à bout des combattants pour la plupart préparés sur le tas. Lumumba parti, le peuple congolais ne savait plus à quel saint se vouer. Le régime pro-occidental, porté à bout de bras par les Américains, les Belges et les Français, n’apportera pas au peuple congolais le bonheur promis. Bien au contraire, pendant trois décennies de régime mobutiste, le pays reculera de trente ans. Le combat avait cessé parce que l’épée était brisée. Dans le noir, il y avait toujours un phare allumé. Ce phare de l’Orient allumé par Mzee Laurent Désiré Kabila, éclairera le peuple congolais le 17 mai 1997.
Mzee Kabila, même combat, même destin
A 19 ans, lorsque Lumumba est assassiné, le jeune Laurent Désiré Kabila est inconsolable. Mais, estimant qu’il fallait poursuivre la lutte, il promettra à sa mère ce qui deviendra une prophétie : « je serai un autre Lumumba ». Il fera effectivement ce qu’il avait promis de faire. Dans le texte qu’il remettra à Yerodia Abdoulaye Ndombasi lorsque les nationalistes, comme les apôtres de Jésus-Christ après la mort du maître, s’étaient réunis à Brazzaville pour peaufiner les stratégies de lutte pour reprendre le pouvoir, LD. Kabila traduisait son désarroi, mais aussi réaffirmait son intention de poursuivre la lutte. Ce texte était intitulé : « l’Epée brisée ». L’épée c’était Lumumba. C’était la première épée brisée. La deuxième ce sera Pierre Mulele. La troisième c’est Mzee Laurent Désiré Kabila lui-même. Pourquoi l’avait-on tué ? Comme au lendemain de la mise en place du gouvernement Lumumba, les pays entrait en sécession. Deux provinces minières du pays, le Sud-KasaÏ et le Katanga, proclamaient leur indépendance. Un an après la prise de pouvoir par Mzee Kabila, des rebellions éclatent partout et installent des administrations autonomes. Les rebelles arriveront jusqu’à la porte de Kinshasa. Mais, grâce à une population politiquement informée, les assaillants seront défaits. C’était la baie des cochons congolaise. Les tireurs des ficelles ont compris que Mzee vivant, il leur sera difficile de le séparer de la population et d’imposer leur politique impérialiste en Rdc ? Car, au plan militaire, la Rd. Congo qui avait fait appel aux pays progressistes africains dont la Namibie, l’Angola et le Zimbabwe, avait réussi à imposer la résistance aux agresseurs et étaient en même de lancer l’offensive afin que la guerre retourne où elle était venue. Mzee est assassiné. Encore une fois, l’épée est brisée. Et LD Kabila suivra le destin de Lumumba. Il est assassiné le 16 janvier 2001 dans son bureau de travail au Palais de Marbre. En un an de pouvoir, LD Kabila avait mis en pratique ce que d’aucuns répétaient comme des slogans. Il a non seulement démontré que le pays peut compter sur ses ressources propres, mais aussi à la coopération sud-sud. Il avait effectivement redonné l’espoir au peuple en faisant de lui maître de son propre destin. Mzee faisait ce qu’il disait et le faisait en pensant avant tout au peuple congolais. Lorsque dans ce journal nous lui rappelions le danger qu’il courrait, il nous a reçu pour nous dire : « Ces gens là, quand ils vous en veulent, ils vont jusqu’au bout. Mais conscient de travailler pour l’intérêt du peuple, que voulez-vous que je fasse ! Si je mourrais demain, continuez la lutte. »
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