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Photo du Jésuite assassiné à Kinshasa et inhumé au cimetière de Kimwenza

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Eklou Kolma Nicolas est né le 4 juin 1985 à Lomé au Togo. Il entre dans la Compagnie de Jésus le 7 octobre 2008 et émet les premiers vœux le 2 octobre 2010. Il est assassiné à Kinshasa le 5 décembre 2010 et inhumé au cimetière saint Pierre Canisius de Kimwenza le 11 décembre 2010. 

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Après ses études secondaires sanctionnées par le Bac D, Eklou Komla Nicolas entre à l’Université de Lomé pour une année d’étude d’Anglais, complétée par un stage de quatre mois au centre culturel américain, début 2008.

Parallèlement, il suit une candidature de deux ans avec le Père Pio Andami, au terme de laquelle il est accepté dans la Compagnie de Jésus. Son noviciat se déroule à Bafoussam, au Cameroun de 2008 à 2010. Enfin, il prononce ses premiers vœux le 2 octobre 2010, le jour même où il s’envole à destination de Kinshasa (Kimwenza).

Scolastique de la province jésuite de l’Afrique occidentale, Nicolas était inscrit à la faculté de philosophie en première année de philosophie du programme ordinaire. Il venait juste d’accomplir deux mois à Canisius lorsque, au retour d’une soirée d’accueil de nouveaux membres de la communauté, il a trouvé la mort, victime d’un assassinat crapuleux, près de « Bel Air »(Cité Verte) sur la route de Mont Ngafula, le dimanche 5 décembre 2010 à la veille de sa fête patronale, la Saint-Nicolas.

Selon le témoignage de deux de ses compagnons rescapés, Nicolas a été criblé de balles quand il tentait de s’enfuir pour échapper aux menaces de mort de son bourreau qui venait de le dépouiller de tout ce qu’il avait sur lui. Notons que les deux autres camarades de Nicolas n’étant pas eux-mêmes congolais, ne savaient pas bien se défendre en lingala, langue de communication de l’assassin qui, semble-t-il ne connaissait pas le français. Le coup était fatal et Nicolas en a payé de sa vie. L’incident s’est passé non loin d’un poste de policiers qui disent n’avoir pas entendu les coups de balles (…).Les informations des coulisses soupçonnent que l’assassin pourrait venir des alentours de l’endroit où s’était organisé l’accueil de jeunes scolastiques. Serait-il en train de les épier ? Rien n’est moins sûr.

La messe de suffrage a été présidée par le provincial du Congo-Kinshasa, l’homélie a été faite par le provincial de l’Afrique occidentale tandis que les différents insignes baptismaux ont été remis au défunt par Son Eminence Cardinal Monsengwo Pasinya, en présence de l’oncle paternel de l’illustre disparu. Prêtres, religieux, religieuses et fidèles laïcs sont venus nombreux pour rendre hommage au jeune jésuite et recommander son âme au repos éternel.

Pour ceux qui le connaissait, Nicolas était de nature calme et un compagnon agréable. Il était fort attaché à la Compagnie de Jésus et à la Vierge Marie. Bien sûr, il manquera beaucoup à ses proches mais il leur sera davantage proche à partir du ciel où il partage la joie des élus. Que son âme repose en paix.

P. François Nzanzu, a.a.

Kinshasa

© Beni-Lubero Online

Messages des Condoléances aux Pères Jésuites d’Afrique

1. Je tiens à présenter mes sincères condoléances à la famille biologique du Jeune Eklou Kolma Nicolas et à la compagnie des Jésuite… Sa mort représente une nième du genre qui ne fait qu’allonger la liste depuis la guerre de libération, et de la cible préférée, à savoir la jeunesse… Que son âme repose à paix… (Juvénal Paluku

2. Sur le visage radieux du jeune EKLOU, assassiné à Kinshasa, je lis comme une interpellation, une question: quel genre d’humanité sommes-nous, au Congo, nous qui ne sommes pas capables de sécuriser nos fils! L’étranger n’a-t-il pas droit à des égards particuliers dans notre culture? Non! Laissez-moi crier ma peine, publierai-je ma honte et mon remords face à ce crime de mon frère en arme! Laissez-moi pleurer avec la famille de Nicolas, des larmes anonymes, lointaines, pour dire à Dieu: « pardonne-moi mon péché, et que ce sang rouge de pureté n’entraîne sur ma Terre (RDC) ni jugement ni condamnation… » Tant qu’on vole le pagne de ma mère (dixit Père ZABALO), tant qu’on lui ravira son lopin de terre, tant qu’on violera ma sœur, tant que l’orphelin et la veuve subiront les atrocités de nos vilaines coutumes et nos administrations à la pénible lourdeur, le Congo peut déchanter: adieu le développement! Les lois de la création sont immuables. Le sang d’Eklou ne devrait pas couler pour rien, que son martyre nous convertisse, accomplissant ainsi le travail que ce jeune avait l’intention d’accomplir toute sa vie dans la famille des Jésuites! Condoléances à sa famille, oh si loin! (Wanzavalere)

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