Base de l'OMS attaquee a Mangina le 27/11/2019

Qui a attaqué les bases de l’OMS à Mangina et à Biakato (région de Beni, en RDC)?

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L’Ebola et les massacres, deux phénomènes complémentaires à un même objectif à Beni

Etonnemment vrai! L’épidémie à virus Ebola à Beni se manifeste comme une maladie “intelligente”, qui saurait régler en toute discipline ses cycles de ravage alternativement par rapport au rythme des massacres imputés aux présumés ADF dans la même région.


En effet, autrefois, quand se déclenchaient les massacres en Octobre 2014, le règne d’Ebola ne s’était jamais encore déclaré à Beni. Des tueries très atroces ont alors consumés des innocents jusqu’au milieu de l’année 2016. Bientôt on constatera la migration des massacres des civils de la région de Beni vers le Kasaï, curieusement avec le même modus operandum. Un constat curieux s’en suivra: durant la flambée des massacres imputés aux miliciens appelés Kamwina Nsapu au Kasaï, les tueries de Beni connaitra une période de répit. Mais ce temps de repos éphémère ne durera que quelques mois, et la région de Beni replongera dans le bain le plus intense de sens de ses fils et filles innocents. Un fait en plus curieux, c’est que la reprise des massacres à Beni coïncide encore avec l’arrêt des tueries au Kasaï. Dès lors on commence à comprendre plus clairement que les agents tueurs à Beni et au Kasaï sont les mêmes acteurs, déployés ou retirés d’une région au gré du planificateur de la tragégie (dont même la communauté internationale a déjà deviné l’identité, mais resiste obstinément à favorisant la révélation en retardant constamment toute possibilité d’une enquête indépendante internationale).


C’est à cette période de l’apogée des massacres à Beni qui couvrira une longue période, allant d’août (massacres de Rwangoma en ville de Beni) jusqu’à mi-2018, que surgira la terrible maladie à virus Ebola dans la région de Beni. Avec l’apparition de cette épidémie, on consatera une fois de plus le ralentissement, voire un nouveau repos, dans le phénomène des massacres commis par les présumés ADF. Oficiellement déclaré en août 2018, l’Ebola aura tué au bout d’une année et demi plus de deux milles victimes.


Et pourtant, l’engagement honnête de l’actuel Directeur général de la coordination des équipes de riposte à ladite maladie a permis non seulement de maîtriser cette épidémie, mais surtout à réaliser une réelle victoire qui motivait déjà la préparation d’une déclaration du contrôle total de ladite maladie. Malheureusement, au moment on la population locale s’attend avec grande satisfaction au couronnement de la victoire sur l’Ebola, voilà que resurgit de manière la plus incontrôlable possible des massacres affreux dans la région. Les présumés ADF gagnent miraculeusement même les zones qui ne connaissaient pas jusqu’alors leurs actions, paradoxalement à l’intensification des traques menées par l’armée loyaliste. C’est dans ces conditions qu’il y a eu des attaques ciblant les bases de l’OMS à Mangina et à Biakato, bien loin à l’ouest de la zone d’opération habituelle des présumés ADF.


On lit ici clairement une volonté déterminée des génocidaires du peuple Nande à ne point permettre la conclusion de la victoire de l’OMS sur l’épidémie monstrueuse à virus Ebola dans la région de Beni-Lubero. Le secteur de Mangina et de Biakato a cessé de connaître les activités de Mai-mai depuis au moins 20 ans, c’est-à-dire avec l’avènement de l’AFDL au pouvoir. L’imputation des attaques du 27 novembre 2019 contre les humanitaires (OMS) ne peut être léguée aux Mai-mai. On se souviendra que BLO avait tout récemment alerté sur le mouvement de migration des présumés ADF ou des égorgeurs de l’Est de la route Beni-Komanda vers l’ouest de cet axe, en précisant que ces inviciques ciblaient le rayon Mambasa-Biakato-Mangina.


Tout compte fait, on ne saurait séparer, dans cette région, le phénomène de l’Ebola des massacres en cours. Ces deux faits concourent à un mème objectif: l’extermination ou le génocide de la population locale. Les acteurs des massacres sont les mêmes qui ne cessent de cibler les oeuvres humanitaires et leurs agents pour ne leur point permettre d’enrailler l’épidémie Ebola. Il suffira d’une petite enquête internationale indépendante pour découvrir toute la vérité.

Talangai Katchelewa
Beni

©Beni-Lubero Online.

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