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Qui a tué le colonel Mamadou Ndala Mustafa ?

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Quelques heures après la mort du vaillant soldat des FARDC, le Colonel Mamadou Ndala Mustafa jeudi 2 Janvier 2014 en pleine ville de Beni, le Gouvernement Congolais annonce cette mort et précise que se sont les éléments des ADF/NALU qui sont auteurs de ce crime crapuleux. La Société Civile appelle la population à observer une journée de deuil le vendredi 3 janvier 2014 sur toute l’étendue de la Province, mais le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu demande à la population de vaquer librement à ses activités : « On pourra pleurer le colonel avec les autres martyrs de l’indépendance samedi 4 janvier 2014 ». Mais les manifestations de colère sont organisées spontanément le matin vendredi 03 janvier 14 à travers les villes de Butembo, Goma et Beni ainsi qu’à travers les localités du grand Nord-Kivu (Kirumba, Mavivi, Oicha, Eringeti…) pour montrer combien la population de cette partie du pays comptait sur ce vaillant officier.

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En réalité, le colonel MAMADOU et tout son convoi venaient de quitter l’Hôtel où il logeait et où il a d’ailleurs passé sa fête de Nouvel An. (Et c’est l’Hôtel ALBERTINE à juste une dizaine de kilomètres avant le lieu où il a été attaqué.) Il venait de payer ses factures avant de quitter en souhaitant, tout gentil et souriant, à tout le monde qui était curieux de voir l’homme qui a mis militairement fin à la guerre du M23, ses vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. C’est seulement une vingtaine de minutes après que l’un des rescapés revient à l’hôtel dans un état vraiment essoufflé et avec de longues larmes. Paul, garde du corps du Colonel MAMADOUNDALA était visiblement très perturbé psychologiquement à tel point qu’en voulant raconter ce qui s’est passé, il s’arrêtait à pleurer. Pleurer pourquoi? « non seulement parce que son chef vient de mourir, mais aussi parce que son chef est mort devant lui, impuissant» Et en plus, dit-il, « il a bien vu et revu les hommes qui ont tiré. Il a su identifier leur tenue militaire et leurs armes. Ce ne sont pas des ADF/NALU qui ont tiré sur nous… » Comment les choses se sont déroulées ? Interrogé par un journaliste, le rescapé, troisième garde du corps de feu MAMADOU raconte : « Nous avons bien et normalement quitté l’Hotel. Arrivés à NGADI (une dizaine de kilomètres de Beni), une partie du convoi est passée et notre véhicule, c’est lui qui a essuyé de cette roquette. J’ai aperçu, apparemment par mystère la roquette venir. La roquette était bien dirigée contre le colonel. Je suis sauté et j’ai commencé à tirer. Mes minutions se sont épuisées et donc, ce qui me restait c’était de fuir. Le camion commençait à bruler. Ce qui m’a plus étonné, c’est que les hommes qui ont lancé la roquette portaient des tenues des FARDC et j’ai bien vu, ce sont des tenues des FARDC. Je n’ai pas compris. J’ai fui et ils m’ont poursuivi sans relâche jusqu’à une certaine distance, ils m’ont manqué dans la forêt. Là encore, j’ai revérifié leur habillement et encore, je me rends compte que ce sont nos tenues. Franchement, ce ne sont pas les ADF/NALU qui nous ont attaqué, peut-être s’ils ont aussi nos tenues et nos armes… !  Et c’est ce qui me fait plus mal. »

Cette version s’est du coup rependue dans la ville. A Beni spécialement, la paralysie des activités a commencé déjà à 13 heures de jeudi, soit une trentaine de minutes seulement après que la mort de feu MAMADOU se confirmait petit à petit. Déjà dans la soirée, des jeunes ont commencé à bruler des pneus dans des artères et la panique était déjà perceptible. D’ailleurs, dans des groupuscules que les habitants de Beni forment le long des avenues constituaient des analyses centrées uniquement sur ce crime, qui selon eux « s’est déroulé en plein endroit plus ou moins sécurisé et non sur le champ de bataille », des questions se posaient : est-ce que ce sont réellement les ADF/NALU qui ont tué l’homme fort ?

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D’ailleurs les habitants de Beni craignaient qu’au petit matin de ce vendredi, des balles crépitent entre FARDC (Congolais) et FARDC (rwandais), c’est-à-dire ceux qui auraient été envoyés pour tuer l’illustre. MAMADOU était l’espoir de tous les congolais. Des sources militaires (non officielles) ont laissé entendre que MAMADOU et sa suite « se rendaient à Eringeti, à la frontière entre le Nord-Kivu et la Province Orientale pour voir là où seront positionnées les troupes pour la traque des UPDF qu’on appelle ADF/NALU au Congo.

La population voudrait avoir des éclaircissements sur le crime de celui qu’elle appelle déjà « Héro National ». 

©Benilubero Online

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