Sur le lieu de destruction du centre de traitement d'Ebola à ITAV/Butembo

QUI EST DERRIERE LES ATTAQUES ET DESTRUCTIONS DES CENTRES DE RIPOSTE CONTRE L’EBOLA A BUTEMBO? – Voici le rapport de l’enquête complète !

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Préambule

Depuis le 27 février 2019, les centres de traitement d’Ebola installés par l’équipe de riposte contre cette maladie ont régulièrement été les cibles d’attaques armées dans la ville de Butembo, précisément au niveau de l’hôpital de Katwa et de la clinique universitaire de l’Université Catholique de Graben (à l’ITAV) de Butembo. Ces attaques ont causé des destructions considérables des installations et des matériels médicaux, sans épargner les vies humanaines aussi bien parmi les malades d’Ebola admis aux soins et suivi médicaux que parmi le personnel de l’équipe de riposte et les agents de sécurité desdits centres. Beaucoup de malades rescapés se sont volatilisés dans la nature, présentant l’extrême danger d’accélérer la propagation de l’épidémie de manière à la rendre davantage incontrêlable. Les acteurs visibles auteurs de ces attaques sont identifiés en milices locales Mai-mai. Les autorités congolaises en ont tiré une nouvelle opportunité pour accuser les natifs de Beni-Lubero d’être les bourreaux de leurs propres frères et soeurs. Or, de l’autre côté, on a observé la mobilisation intégrale de toutes les couches de la société locale dans la lutte contre ladite maladie, ce qui rendait tous les caractères absurdes de l’allégation tendancieuse des gouvernants du pays qui accusaient la population des responsabilités des violences contribuant à l’expansion de l’Ebola sur place.


Benilubero Online s’est penché sur cette contradiction pour engager une enquête en vue de déterminer les causes des attaques ci-concernées, leurs commanditaires, le réseau dea acteurs sur terrain, ceux à qui profitent ces crimes et le but poursuivi, qu’il tient à rendre au public de la manière ci-après:

1. Le noeud du problème: un conflit entre Ministère de Santé de la RDC et l’OMS

La cause fondamentale des attaques contre l’équipe de riposte contre l’Ebola à Butembo est le mécontentement du Ministère de Santé congolais de la présence de l’OMS, représentée sur terrain par les ONGs telles que les Médecins Sans Frontière, MSF en sigle, qui sont considérées comme des témoins génants dans la gestion des fonds reçus de l’assistance internationale pour combattre cette maladie.


En effet, au moment où la maladie d’Ebola fut déclarée à Mangina, dans le territoire de Beni, en août 2018, toute la coordination de la riposte contre l’Ebola oeuvrant à Mbandaka, en Equateur, se déplaçant pour s’installer à Beni, en vue de donner une réponse équivalente au fléau qui venait de s’annoncer. Cette équipe composée de véritables experts usa de toutes ses compétences pour maîtriser en peu de temps l’Ebola à Mangina, parce qu’elle travaillait jusque-là sans subir des contraintes extérieures à ses services, telles ces contraintes apparaîtraient plus tard, lorsqu’elle en viendrait à l’étape de Butembo.

Tout part de l’esprit de corruption qui ne quitte point le cercle des dirigeants congolais…

Des millions de dollars américains, dont 80 millions furent assurés dès le départ du lancement de campagne de lutte contre l’Ebola à Beni-Butembo, ont détourné le regard des autorités congolaises du véritable objectif, qui consiste à lutter contre une maladie “monstre” et cruellement mortelle. Ministère de la Santé amorça alors ses calculs pour tirer de cette “opportunité” le maximum de profit possible.


La première stratégie consista à écarter le personnel local ou agents médicaux locaux du programme de riposte en cours. Des membres de familles et des néophites furent recrutés dans le cercle des autorités du ministère de santé, souvent à partir de Kinshasa, et envoyés au grand Nord-Kivu pour “bouffer” l’argent d’Ebola sans disposer d’aucune compétence pour lutter contre cette maladie et sauver ses victimes. Or, les facteurs d’une riposte efficace implique avant tout la compétence du personnel et la maîtrise des paramètres socio-culturels du milieu.

Un soubassement politique à peine voilé!

Une main invisible de la famille politique de Joseph Kabila qui réalisait ses plans maccabres sur la région de Beni-Lubero est bien présente. Ce sont agent de cette famille politique infiltrés dans le Ministère de santé qui canalisent les stratégies montées à l’occasion d’Ebola. Le Docteur MATHE fait partie de cette mission sournoise dans le cadre de connexion sur les différents partenaires autochtones à utiliser dans le réseau devant coordonner les crimes autour de l’épidémie d’Ebola.


Ecarter les autochtones et les agents médicaux locaux du programme de risposte contre Ebola fut la moindre des choses; car leur admission dépend entièrement du vouloir du ministère de santé. Et comme, il y a toujours quelque part besoin des “éclaireurs” pour que le service (riposte) continue à fonctionner, une poignée des locaux, vraiment à la représentation insignifiante, fut admise tout en maintenant leur rémunération au plus bas: là où les agents ramassés dans la rue de Kinshasa qui ne connaissent absolument rien en matière médicale sont payés 150 dollars américains, les locaux ne reçoivent que 10 dollars…

Comment faire partir les agents de l’OMS ?

L’OMS, en sa qualité du premier bailleur de fonds pour la riposte contre l’Ebola, passe tient de ce fait la place d’un partenaire d’honneur. Cependant, la présence de ses experts sur terrain est doublement indésirable par le Ministere de santé toujours opérant sous l’influence de la “Kabilie”. D’une part, il est impossible de s’accaparer de totalité de fonds donnés pour la riposte sans fournir aux agents de l’OMS le moyen d’exécuter leur mission en cours, tant qu’ils sont sur terrain. D’autre part, leur permettre de continuer leur mission conduira à éradiquer effectivement l’Ebola, or le régime de Kabila tient l’Ebola pour une punition voulue pour décimer autant de vie humaine possible dans Beni-Lubero, à l’instar des massacres dans la région de Beni.
C’est de cette préoccupation que provient la conception des attaques contre les centres de traitement d’Ebola telles qu’on les a constatées à Butembo et à Katwa.


On se souviendra que déjà après la première de ce genre à Katwa, le 27 février 2019, le Ministère de santé a été le premier à proposer le retrait du terrain des agents de l’OMS, en l’occurrence des Médecins sans frontières, sous prétexte que leur sécurité n’est pas totalement garantie. Sept jours plus tard, une autre attaque fut signalée, jusqu’à devenir un phénomène de routine porté à détruire systématiquement les installations et les matériels médicaux de l’équipe de riposte à Katwa et à Butembo. Le service des MSF en furent les principales cibles.


Il sera vite compris que l’objectif de ces attaques consiste à décourager ces experts internationaux de l’équipe de riposte, de manière à les forcer à quitter le terrain. C’es ainsi que leur résignation face à tous ces dégâts matériels obligera les bourreaux à porter directement atteinte à leur personne physique. Des assaillants ont attaqué en pleine journée, vers 11 heures, une équipe de riposte en réunion à la clinique universitaire de l’UCG/Butembo en date du 19 avril 2019. Le docteur Richard Valery Mouzoko Kiboung, un épidémioligiste camerounais, expert de l’OMS, a été explicitement visé par le tir d’arme des assaillants qui lui ont arraché la vie.

2. Voici les auteurs des crimes

Monsieur Katembo, un arbre qui cache la forêt

La filière monte à partir de l’assassinat du Docteur camérounais, Richard Mouzoko, dont la mort a mobilisé les opinions et déclenché les enquêtes qui ont abouti à l’arrestation d’un certain Monsieur Katembo, présenté comme le cerveau de toutes les attaques menées jusque-là à Butembo et Katwa contre les équipes de riposte luttant contre l’Ebola.


Katembo est un habitant de la Commune urbaine Mususa, Quartier Kirimavola-Kakohwa, dans la ville de Butembo. Il est un des chefs Mai-mai bien connus dans les contrées de Butembo. Il a beaucoup évolué dans le groupe des Mai-mai Vurondo, et figurent parmi les miliciens souvent utilisés dans des missions criminels par les ennemis de la paix dans Beni-Lubero. Il est reporté être un acteur actif dans de nombreux cas d’attaques ciblées à caractère politique dans la ville de Butembo. Tous ces forfaits sont commis sous la couverture du service de renseignement poste de Butembo dont il joue également le rôle d’informateur.

Katembo a été sacrifié par ses manipulateur et collègues

La livraison de Katembo à la justice est une punition de ceux qui l’ont utilisé. Il paie le prix d’une mission mal accomplie. En effet, Katembo était congédié d’incendier la salle de réunion où se trouvait le Docteur Richard de l’OMS, afin de faire périr ce dernier avec toute l’équipe d’expert qui était à ses côtés, tout en ne laissant aucune trace. En outre, il n’a pas pu éliminer d’autres personnalités de marque et dignitaires du milieu qui étaient visés par le plan d’assassinat en cours, dont Monseigneur Melchisedek Sikuli, Evêque de Butembo-Beni, le pasteur protestant de Katwa ainsi que tous les autres dignitaires qui soutiennent honnêtement la mobilisation de la population dans la lutte contre l’Ebola.


Cette maladresse a entraîné une fuite d’information sur le plan criminel dont il est l’exécutant, de manière à découvrir non seulement l’identité des véritables auteurs des attaques et sabotages contre l’équipe de riposte à la maladie d’Ebola, mais encore de manière à exposer la complicité de l’officiel qui en est le vrai commanditaire, à travers le Service de renseignement civil, l’Agence Nationale de Renseignement, ANR en sigle.
C’est pourquoi, ses manipulateur ont décidé de le trahir en le livrant à la justice pour calmer les esprits aussi bien dans les opinions locales qu’au sein de la communauté internationale dont il émane.

L”ANR/Butembo au coeur du montage de ces crimes par le biais du groupe de Roger Nzanzu alias Berlin

Le laboratoire des crimes commis pas Katembo se trouve l’ANR. La personne principale dans la planification des attaques des centres de traitement d’Ebola à Butembo reste Monsieur Jonas KABUYAYA, de l’ANR/Butembo, un autre ancien Mai-mai, qui est demeuré permanemment dans le réseau des opérations criminels dans la région de Beni-Butembo, depuis l’époque de l’AFDL jusqu’à nos jours. Jonas s’appuie sur un groupe de salle besogne bien connu coordonneé par Roger Nzanzu alias Nzanzu, le même qui avait travaillé pour l’assassinat du Père Vincent Machozi, le 20 mars 2016.


Il sied de souligner que Monsieur Jonas Kabuyaya se cache derrière ses fonctions de l’agent de l’ANR pour coordonner tous les milices Mai-mai encore actifs dans le grand Nord-Kivu au compte de la famille politique de Joseph Kabila. Jonas agit en intouchable car il est bien protégé par Monsieur NDJIOKA, le chef de Poste de l’ANR/Butembo et donc de ce fait son chef direct. Ils ont travaillé ensemble dans ce cadre à Beni, avant de venir ensemble poursuivre actauellement ce genre des missions criminelles à Butembo. NDJIOKA n’est pas un néophite dans le domaine. c’est un expert en la matière qui acquis ses expériences auprès des agents de renseignement du feu président Mobutu, depuis l’époque de l’Agence Nationale de Documentation, AND en sigle.

L’ANR/Butembo en exécution des ordres hiérarchiques…

Dans tout ce qui se passe en rapport avec la planification et l’exécution des attaques contre l’équipe de riposte à l’Ebola, l’ANR a tout simplement mis en oeuvre sa technicité en vue de répondre aux préoccupations soumises par des agents “kabilistes” qui ont infiltré le ministère de Santé dans le sens qui a été décrit plus haut: organiser des actions nécessaires pour décourager les experts internationaux de l’équipe de riposte.
Il s’agit des actions qui sont en accomplissement sur base des mobiles purement politiques tenus implicites.

Les auteurs d’attaques contre l’équipe de riposte à l’Ebola en connexion avec un vaste réseau d’extermination des innocents dans Beni-Lubero:

Des éléments concordants font découvrir la collaboration du groupe de Berlin avec le réseau unifiant le général autoproclamé Kakolele Bwambale, le chef Mai-mai Lafontaine Sikuli, le colonel rwandophone Richard Bisambaza, reconnus comme les principaux partenaires des égorgeurs dans le territoire de Beni, et donc des agents fondamentaux de l’exécution du plan de l’extermination des Nande tel que mis sur pied par le laboratoire politique de l’ancien président Joseph Kabila.


Cette inter-connexion justifie, entre autres, le fait que Katembo ait puisé des combats utilisés dans les attaques de CTE à Butembo et à Katwa dans les contrées de Kanyatsi-Ngeleza, auprès du cheef Mai-mai nommé Masumbuko, dans une localité située dans le rayon marqué par les mouvements de migration des hors-la-loi dépendant du réseau Kakolele-Lafontaine-Bisambaza, à partir du moment où ces derniers s’étaient résolus d’ouvrir un nouveau couloir aux immigrants rwandophones clandestin vers le nord en contournant l’axe direct de Lubero-Butembo-Beni estimé de plus en plus risquant pour la sécurité de ces envahisseurs.


Benilubero Online a eu des preuves que Joseph Kabila continue à financer le groupe de Kakolele-Lafontaine-Bisambaza par le biais du général Gabriel Amisi alias Tango Fort pour l’exécution de ce genre de salle besogne.
Il y a ainsi autant des preuves de mise en scène visant à handicaper les efforts déployés pour dans le souci d’éradiquer l’épidémie d’Ebola dans la région de Beni-Butembo.

3. Une réalité suspecte: Plusieurs nouveaux cas de malades d’Ebola à virus non identique à la souche originelle

Les experts de l’équipe de riposte contre l’Ebola ont dévoilé à l’enquête de BLO qu’il est répertorié 43% de nouveaux cas des malades à Ebola qui n’ont absolument aucun rapport avec le virus initial habituel connu dans la région. Surgit une grande interrogation dans les opinions sur la source de ces nouveaux virus en plein milieu urbain tels que Butembo et Katwa.


Devrait-on croire à l’existence d’une main invisible qui continuerait à semer la maladie?

Dans l’entretemps, des personnes mal intentionnées inventent des tractes portés à décourager les agents de l’OMS encore présent aux côtés de la population locale mobilisée pour combattre jusqu’au bout la maladie, tout en en calomniant les leaders locaux.

4. A qui profitent tous ces crimes?

A l’allure où la persistance de l’Ebola semble voulue et entretenue de manière inavouée, il y a tout lieu de croire les attaques contre les centre de traitement d’Ebola et les équipes de riposte à Butembo et à Katwa relèvent de la même volonté qui a “institué” les massacres des innocents dans la réion de Beni.

Conclusion

Il y a une lutte acharnée menée par officieusement par des autorités congolaises, à travers le ministère de Santé pour forcer les agents de l’OMS a quitter le terrain de la lutte contre l’Ebola à Butembo. Or, rien ne pourrait être plus redoutable que d’abandonner la gestion de la lutte contre cette épidémie entre les mains exclusives du Ministère de santé. Car, dans ce cas le monde assistera à des conséquences les plus désastreuses.

Editeur BLO

©Beni-Lubero Online.

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2 plusieurs commentaires

  1. Chers confrères,

    je viens de republier cet article sur mon blog : http://www.paixgrandslacsafricains.blogspot.com

    Je vous prie de m’excuser de ne vous avoir pas demander l’autorisation avant. J’ai pris soin d’en indiquer la source.

    Bon travail et franche collaboration

  2. merci pour cet article

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