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Le massacre des militaires et de leurs femmes et enfants au camp militaire de Nyaleke continue de hanter les esprits des beniluberois qui se sentent abandonnés à l’ennemi par le gouvernement congolais, la Monuc, etc. En effet, un massacre d’une telle ampleur aurait défrayé la chronique nationale, déplacé le gouverneur de Province, déplacé les membres du gouvernement central voire le Président de la République comme ce fut le cas à Mbandaka au lendemain de Pâques 2010 ! Ce qu’on a appelé enquête dans le massacre de Nyaleke est l’œuvre des services de securité du Nord-Kivu dont le bilan est mitigé, au point que, plusieurs observateurs ne croient pas à une enquête vraiment sérieuse dont les conclusions pourraient être crédibles et fiables. Depuis que certains membres de ses services de securité se sont rendus coupables d’acte de terrorisme contre la population civile, leur crédibilité en souffre. Ainsi par exemple, morts ou brassés dans l’armée nationale, les Mai-Mai continuent d’être plébisciter officiellement du monopole des attaques contre les civils dans l’espace Beni-Lubero par le commandement mono-ethnique des services de securité du Nord-Kivu. En territoire de Rutshuru, ce sont les FDLR, morts ou rapatriés au Rwanda qui sont officiellement les boucs émissaires des attaques meurtrières dans tous les coins du territoire, y compris celles commises à 10 mètres des camps militaires.
Et pourtant la population civile, notamment les rescapés ou témoins des attaques accusent les militaires issus du CNDP comme auteurs des massacres et d’autres violations des droits humains.
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C’est dans ce contexte suspicieux vis-à-vis de services de securité au Nord-Kivu et plus précisément de la recherche des auteurs du massacre de Nyaleke, que le Président du Kyaghanda-Kikulu, Mzee Prosper Sikakulia, avait convoqué le lendemain du massacre, une réunion d’urgence des bathunga de la ville de Beni pour passer en revue la situation sécuritaire de l’ère.
Les participants à la réunion avaient adressé au Comité de Securité de la ville une note de protestation contre l’insécurité en ville qui a conduit au massacre de Nyaleke, en demandant que les services de securité assument leur mission pas seulement de protection des civils et de leurs biens mais aussi de prévention des attaques. La réponse du comité de securité de la ville Beni ne s’était pas fait attendre. D’après ce comité, les assaillants de Nyaleke ne sont que les enfants des membres du Kyaghanda-Kikulu, organe suprême des associations culturelles Nande du monde entier. La preuve accompagnant cette accusation gratuite, étant les noms Nande des assaillants qui étaient appréhendés Dieu seul sait dans quelles conditions ! Pourtant, depuis l’agression de la RDC par la coalition rwando-ougandaise, on sait que les agresseurs ont eu l’habitude de se donner des noms congolais pour tromper la vigilance des congolais. Dans les camps militaires du Rwanda et de l’Ouganda où sont formés ou recyclés des hommes et des femmes en armes qui envahissent l’est du Congo aujourd’hui, plusieurs sources affirment l’existence des cours des langues congolaises selon la région du futur déploiement. C’est ainsi que, par exemple, des militaires visiblement ougandais parlent quelques mots Lingala à Mahagi, à Kasenyi au bord du Lac Mobutu. Des rwandais à Kasugho et à Kanyabayonga portent des noms Nande et parlent Kinande. Il en est de même des militaires congolais issus du CNDP qui bricoleraient un peu de kinyarwanda pour jouer aux tueurs FDLR, Tutsi, Hutu sur les lieux de leurs crimes, etc. Ainsi on peut s’appeler Kambale, Muhindo et bricoler quelques mots de Kinande, Kiswahili et ne pas être Mai-Mai ou congolais.
Ensuite, il faut se rappeler de l’existence des faux Mai-Mai recrutés pour accomplir des sales boulots pour salir le nom des Mai-Mai ou des populations locales. 
La preuve irrefutable de l’identité des tueurs viendrait d’autres facteurs que les accusateurs ne peuvent rapporter adequatement, les visages et la façon de parler des auteurs présumés. Les rescapés ont souvent besoin de voir les présumés assassins, de les écouter, pour confirmer si c’est vraiment eux ou des substituts. Ensuite, les détails  de leur arrestation par une armée ou une police, pluriethnique, nationale, leur interrogation serrée devant des rescapés, des témoins de la société civile, et  par un juge neutre et compétent, feraient oeuvre utile pour rassurer les uns et les autres d’un procès juste et équitable. 
La nouvelle guerre qui se fomente à l’Est du pays étant de nature psychologique et ayant comme principale cible les populations civiles congolaises qui constitueraient le seul grand obstacle restant aux intentions machiavéliques de l’ennemi-balkanisation du pays, on peut conclure que les explications simplistes sur l’identité des auteurs du massacre de Nyaleke participent de la stratégie déjà décriée de la victimisation des victimes congolaises. Ainsi, si on massacre les congolais c’est leur faute oiu la faute de leurs enfants ! C’est ainsi que certains chefs coutumiers de Beni et agriculteurs sont aux arrêts sur simple accusation des assaillants dont on ne connait pas les circonstances exactes de leur arrestation.
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Les membres du Kyaghanda Kikulu ont aussi déploré lors de leur rencontre d’urgence le fait que les animateurs du pouvoir judiciaire de Beni participent au Conseil de securité au point qu’on se demande comment ils peuvent encore rendre justice aux victimes des faux BI et parjures des agents secrets. Les juges, le procureur, pour rester au milieu du village, ne devraient pas participer aux réunions du Conseil de securité. Leur travail est de juger sans parti pris les présumés coupables présentés par le ministère public.
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En un mot, l’opacité est la caractéristique de la gestion de la securité, de la justice, au Nord-Kivu, les mécanismes démocratiques pouvant parier à cette opacité ayant été rendus inopérants par le fameux gouvernement parallèle, l’administration publique parallèle, l’armée parallèle, la police parallèle, les services de securité parallèles, etc., bref, un état dans un état…
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Correspondance Particulière de Beni
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©Beni-Lubero Online
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L’article des Coulisses ci-dessous rejoint la thèse selon laquelle les soi-disant FDLR/LRA est un alibi ou une nébuleuse créé par le Rwanda et l’Ouganda pour maintenir leur mise sur l’Est de la R.D. Congo. Le même alibi serait ainsi utilisé dans les prochaines semaines pour achever la conquête de la R.D. Congo par des armées de la CEPGL sous couvert Opérations Fardc (Nouvelle formule)- MONUC avec l’AFRICOM dans les coulisses.
 
Selon les bruits qui circulent à l’Est du pays, les prochaines opérations  conjointes comporteraient le grave risque du déplacement forcé des populations congolaises autochtones de la région convoitée depuis 15 ans pour laisser la place aux soi-disant refugiés qui stationneraient actuellement au Rwanda et en Ouganda, etc. Cette bataille ultime serait déclarée réussie et close au mois de mai prochain au Nord-Kivu, Sud-Kivu,  Maniema, Province Orientale, Nord-Katanga ;  la Monuc partirait du Congo avec le sentiment d’une mission accomplie, l’asphaltage des routes de l’Est servirait de saupoudrage pour ces opérations macabres, les élections locales auraient lieu dans la foulée de cet état de choc, le referendum de l’auto-détermination des rwandophones s’en suivrait un peu après,  etc.  
 
Les révélations de « Les Coulisses » sur la mort de Kanyamuhanga » jettent aussi quelque  lumière sur les rwandophones qui figurent parmi les premières victimes de la guerre d’occupation de l’Est du Congo. La stratégie des occupants étant d’utiliser les rwandophones du Nord-Kivu comme passerelle de l’occupation rwando-ougandaise de la R.D. Congo, les rwandophones qui refusaient de collaborer dans ce  projet machiavélique  signaient par le fait même leur décret de mort ! Kanyamuhanga semble être une de ces victimes.  (Beni-Lubero Online)
 
Il y a 10 ans rapatriement de 60 mille Hutu rwandais signait la mort de Léonard Kanyamuhanga , Les Coulisses n°213
 
Il aimait tant sa terre natale, il aimait sa province, il aimait le Congo. Il tenait tellement à la paix et au bien-être de sa population. Il y a dix ans qu’il nous a quittés.
 
Léonard Kanyamuhanga, gouverneur du Nord-Kivu, ne jurait que pour la paix et le développement de son entité.
 
Cette paix devait impérativement passer par le rapatriement des réfugiés rwandais dans leur pays. Il activa les groupes de Local defence pour protéger les villages et les villageois des incursions des Interahamwe.
 
Vite, il déchanta. Le problème était complexe. A chaque fois que les local Defence signalaient la présence des Interahamwe à l’armée rwandaise, cette dernière les dispersait au lieu de les attaquer. Les Interahamwe revenaient la nuit pour attaquer, piller à leur tour les villageois qui les avaient dénoncés à l’APR.
 
Léonard Kanyamuhanga comprit que la solution n’était pas militaire pour le retour des réfugiés hutu rwandais. Il fallait sensibiliser, les sensibiliser à travers les populations rwandophones congolaises. Or, cette stratégie faisait échec au fond de commerce de Kigali et Kampala.
 
Léonard Kanyamuhanga résolut d’installer son Q.G. à Kiwanja dans le Rutshuru (72 km de Goma) avec tout son cabinet provincial. Au refus du vice-président du Rwanda d’appuyer l’opération, Léonard Kanyamuhanga reçut un timide soutien moral de Pasteur Bizimungu alors Président du Rwanda. Avec cet avertissement : « ne faites pas de la publicité. Cette initiative trop risquée signerait votre mort ».
 
Cet avertissement ne put ébranler la détermination du gouverneur du Nord-Kivu qui entreprit les opérations de sensibilisation et de rapatriement des Hutu rwandais. Au total, de janvier à juin 1999, 60 mille Hutu rwandais regagnèrent le Rwanda.
 
Cet exploit jamais réalisé signait également la mort de Kanyamuhanga. Au sein de la rébellion du RCD, ses frères Tutsi lui vouèrent une haine viscérale. Leader infatigable, Léonard Kanyamuhanga pacifia le Rutshuru et le Masisi. Contre la volonté des ennemis de la paix, des centaines de Hutu rwandais embarquaient pour le Rwanda.
 
Au mois de mars 1999, une embuscade lui est tendue sur l’axe Rumangabo – Rutshuru.
 
En effet, parti de Goma pour Kiwanja, le véhicule des militaires qui l’escortait s’arrêta net à Rumangabo pour « manger de la canne à sucre ».
 
A deux kilomètres de là, une embuscade lui était tendue. Quand son escorte passa, les assaillants ouvrirent le feu. La troisième jeep tomba dans l’embuscade. Les balles atteignirent le chauffeur de la DGM qui mourut sur place tandisque les assaillants récupèrerent, l’argent et les autres membres du cabinet du gouverneur, les déshabillèrent et les amenèrent dans la forêt. Au même moment, Wangongo Wang Yu, le commandant PIR qui n’était pas associé à ce jeu macabre, continua sa route et arriva au lieu de l’embuscade. Il se lança dans la poursuite des assaillants et réussit à ramener les otages.
 
Le lendemain, le gouverneur Kanyamuhanga revint sur le lieu de l’embuscade et tint un meeting.
 
En avril 1999, il rouvrit la mission catholique de Jomba après avoir pacifié la région. Cela permit à ce que la messe de Pâques soit dite là et le retour des prêtres. L’étendue de son charisme fit que les préfets de préfecture de Gisenyi et Gikorongo (Rwanda) et le Chairman du district de Kisoro (Ouganda) vinrent participer à la célébration de cette messe avec leurs collaborateurs et certaines de leurs populations.
 
Léonard Kanyamuhanga réussissait là un coup de maître qui sonnait comme un défi pour les profiteurs du fond de commerce. Avec son épouse Feza et tous les anciens de Jomba.
 
On célébra une ère nouvelle qui annonçait la paix et le développement. Les axes routiers Kiwanja – Bunagana et Kiwanja – Ishasha furent réhabilités.
 
Mais les ennemis de la paix ne s’avouaient pas vaincus. Léonard Kanyamuhanga devait mourir. Son sort était scellé. Et ses jours étaient comptés. Restait seulement la manière par laquelle il devait payer son audace. Il la payera le 31 juillet 2000. Cette guerre, ils l’ont commencée, mais qui la terminera ?
 
Nicaise Kibel’Bel Oka
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Entretiens Président Kabila – Députés nationaux, Sénateurs, Ministres et Vice-ministres du Nord et Sud-Kivu, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa
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Kinshasa, le 15 octobre 2009
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Contexte :
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Cet entretien s’est déroulée dans un contexte de tension provoquée par la motion de défiance contre le Premier Ministre Adolphe Muzitu, initiée par l’Honorable Kanku Clément, Député de l’Opposition, déposée quelques jours avant la fin de la session parlementaire du mois de juin.
Quelques jours auparavant, dans la foulée de l’ouverture de la session budgétaire de septembre, les Députés du Nord et du Sud Kivu ont initié une motion d’information.
Déposée au Bureau du Parlement, cette motion n’a pas été traitée au Niveau de l’Assemblée Nationale, mais remise au Président de la République, en tant qu’autorité morale de l’AMP.
Cette motion d’information avait été initiée en réaction aux propos tenus par l’Honorable Brigitte Kalaba à l’adresse de l’Honorable Ernest Kyaviro qui fustigeait, du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, l’immobilisme du pouvoir face à l’insécurité persistante dans le Nord et le Sud-Kivu.
Pour l’Honorable Brigitte Kalaba, l’insécurité dans le Nord et le Sud-Kivu est entretenue par les fils de ces deux provinces et que la représentation nationale était fatiguée d’entendre les bourreaux se présenter continuellement comme des victimes.
A l’analyse, la motion des Députés du Nord et du Sud Kivu s’inscrivait dans la même logique que celle de l’opposition, à savoir que le contrôle du pays échappait au pouvoir. Que l’opposition l’affirme, c’est de bonne guerre, mais que les députés de la majorité se joignent à ceux de l’opposition, cela devenait dangereux pour la majorité et pour la stabilité des institutions issues des élections. C’est à la suite de cette analyse que le Chef de l’Etat a reçu les Députés nationaux, les Sénateurs, les Ministres et les Vice-ministres du Nord et du Sud Kivu, le Mardi 13 octobre à Kinshasa à la Cité de l’Union Africaine. Au cours de cette audience, les députés et Sénateurs ont exposé au Chef de l’Etat le contenu de leur motion qui tournait autour, notamment, de :
Leur désapprobation des propos tenus par les Katangais, notamment par Monsieur Chikez, à l’époque où il était ministre de la Défense, et par l’Honorable Brigitte Kalaba selon lesquels que ce sont les Kivutiens qui sont les artisans de leurs propres misères et malheurs ;
La non implication des originaires du Kivu dans la gestion du processus de pacification et de stabilisation du Nord et du Sud-Kivu, du point de vue militaire et sécuritaire ;
La marginalisation des leaders de ces deux Provinces dans la gestion du pays depuis l’éviction de la Direction du Parlement des Honorables Vital Kamerhe et Modeste Bahati Lukwebo.
Après avoir écouté les préoccupations de ses hôtes, le Chef de l’Etat les a invités à une deuxième séance pour le jeudi 15 octobre en vue de leur livrer son opinion.
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Audience du 15 octobre 2009
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Le Chef de l’Etat devait, à la suite de l’audience du 13 octobre 2009, répondre aux préoccupations des Députés et Sénateurs des Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu :
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1°- Insécurité dans les deux provinces
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Concernant l’insécurité, le Chef de l’Etat a fait savoir qu’il n’était pas à l’origine de l’insécurité qui règne dans le pays, d’autant que quand il est né en 1971, le pays était déjà en pleine insécurité. L’opération conjointe rwando-congolaise, en dépit de ses limites, a permis, dit-il, à notre pays d’enlever au Rwanda et à la Communauté Internationale, le prétexte des incursions rwandaises sur notre territoire au motif que le Gouvernement soutient et protège les FDLR.
Au sujet de l’insécurité causée par plusieurs groupes armés, le Chef de l’Etat a dit que plusieurs personnes souhaitaient que la situation dégénère (un euphémisme, en fait, pour dénoncer l’implication des politiques originaires de ce deux provinces dans l’entretien des groupes armés, l’Honorable Kalaba n’était pas loin de penser la même chose que le Président). Et de souligner : « la lutte contre l’insécurité est une affaire de nous tous. Nous devons gagner cette lutte ensemble parce que si nous échouons, nous n’aurons pas réalisé notre promesse de 2006 ». Aussi, a- il fait appel à tous pour qu’ils contribuent, par leurs discours et actions à consolider la paix et la sécurité dans les deux provinces.
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2°- Les propos de l’Honorable Brigitte Kalaba
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Concernant le cas de l’Honorable Kalaba, le Chef de l’Etat a fait savoir à l’assistance qu’il avait été choqué par ses propos tenus en l’endroit des Députés du Kivu, mais qu’il était encore plus choqué par la réaction des élus de ces deux provinces qui partant des déclarations de l’Honorable Kalaba ont rédigé une motion dans la quelle ils dénoncent l’attitude des Katangais face au problème de l’insécurité dans les deux provinces ainsi que leur népotisme.
Le Chef de l’Etat a invité ses hôtes à éviter la généralisation en accusant tous les Katangais d’avoir le même comportement que l’Honorable Kalaba, et a fait savoir qu’il n’est mêlé à cette histoire ni de loin, ni de près parce que pour lui il n’y a aucune différence entre le Kivu et le Katanga. Pour lui, il ne permettra jamais un conflit entre Katangais et Kivutiens. Et de citer deux exemples :
a- le 16 janvier 2001 quand il apprend qu’on a tiré sur le Président, il rejoint immédiatement Kinshasa et à sa descente d’avion, le Capitaine Lenghe l’informe que ce sont « les gens du Kivu », dont la main exécutive était Rashidi, qui ont abattu le Président et que tout était prêt pour mener des représailles appropriées et qu’il n’attendait qu’un ordre d’exécution. Le Président, pour éviter un conflit entre les Katangais et les Kivutiens et un bain de sang, a immédiatement arrêté le Capitaine Lenghe et les officiers impliqués ;
b- b- à l’Assemblée Provinciale du Katanga, une question avait été soulevée sur les réfugiés rwandais qui exercent le commerce à Manono alors que les personnes en question sont des Bashi ressortissants de la Province du Sud Kivu. Là, également, la catastrophe a été évitée de justesse grâce à l’intervention du Président de la République.
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3°- Modicité du budget de l’Armée
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Répondant à la préoccupation exprimée sur la modicité du budget consacré à la réforme de l’Armée et à son équipement, le Chef de l’Etat a dit qu’il en était conscient mais que cela ne pourrait se faire que dans le cadre des ressources extrabudgétaires. Il a, par ailleurs, informé ses hôtes que 60% des forces combattantes étaient déployées dans l’est du pays et qu’une permutation va être opérée et va concerner des officiers qui ont déjà totalisé plus de six ans dans cette partie du pays et à envoyer des nouvelles unités fraichement formées à Kitona, Kamina, Kananga, Kindu et Kisangani.
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4°- Partage des responsabilités
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Le Chef de l’Etat a promis que lors des changements qui vont intervenir au niveau des institutions, un rééquilibrage sera fait.
4°- Concernant les déplacés internes et les réfugiés congolais vivant dans les pays voisins
Le Chef de l’Etat a demandé aux députés de contribuer, sous la coordination du Ministre Mbusa, à l’élaboration des projets permettant la solution durable pour les déplacés internes et les réfugiés vivant dans les pays voisins.
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Conclusion
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Pour conclure, l’Honorable Bulambo a été invité à prendre la parole au nom de tous les élus de deux provinces. Celui-ci a remercié le Chef de l’Etat pour avoir invité les Députés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pour parler des questions préoccupantes de leurs provinces notamment celle de l’insécurité. Il a enfin demandé pardon au Chef de l’Etat, au cas où la démarche des Députés l’avait, d’une façon ou d’une autre, choqué.
Avant d’entamer ses entretiens avec les Députés, le Chef de l’Etat avait, auparavant, donné la parole au Ministre Pierre Lumbi pour informer les hôtes du Chef de l’Etat des principaux axes routiers qui vont être réhabilitées dans les deux provinces, dans le cadre de Cinq chantiers.
Avant de quitter la Cite de l’OUA, les députés ont eu droit à un diner copieux et une enveloppe de 1.500 $US a été discrètement remise à chaque Député. Tous les Députes présents sont naturellement membres de l’AMP.
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Fait à Kinshasa, le 15 octobre 2009
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Correspondance particulière de BLO
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Benilubero.com : Dans l’ensemble les congolais trouvent que les vraies causes du génocide congolais en cours n’ont pas été abordées. La rencontre du Secrétaire d’Etat américain avec les étudiants, les malades, et les femmes violées est restée au niveau de l’émotion sans vraiment aborder les causes profondes et les coupables de la tragédie congolaise. Ainsi par exemple, Hillary Clinton attribue les viols des mamans congolaises aux seuls Fardc et aux milices sans dire que 90% des viols et mutilations des femmes est l’oeuvre des rwandais. Comment Hillary Clinton ferait-elle autrement si le gouvernement congolais n’a jamais été vocal sur les violations massives des droits humains de ses citoyens! Le mutisme et la complicité avérés du gouvernement congolais dans la crise congolaise ont ainsi bien servi Hillary Clinton qui pouvait égayer les masses congolaises sans entrer dans le fond du problème. Comme beaucoup d’analystes ne cessent de le dire le problème du Congo c’est aussi le gouvernement actuel qui n’a pas de plan de paix ni d’alternative connus et jouissant de l’appui du peuple congolais pour transformer la crise actuelle en opportunité de refondation de l’Etat congolais. 50 ans après la fin officielle du colonialisme, le gouvernement actuel semble ne pas vouloir se mouiller, préferant attendre tout de l’Oncle Sam connu à travers le monde pour son capitalisme sauvage et
sans visage humain
 

Hillary Fordham Clinton à la Clinique Heal Africa de Goma ( R.D.Congo)
Plusieurs emails parvenus à la rédaction de Beni-Lubero Online font état d’une satisfaction des congolais à la suite de la visite d’Hillary Clinton qui, contrairement aux autres diplomates occidentaux, a visité la R.D. Congo sans le Rwanda et l’Ouganda. Pour ces lecteurs optimistes, visiter la R.D. Congo sans le Rwanda et l’Ouganda est un signal fort du retour de la R.D.Congo, cette grande puissance minière au cœur de l’Afrique, sur la scène de la géopolitique internationale.
Pour d’autres lecteurs de Beni-Lubero Online, le fait de ne pas visiter le Rwanda et l’Ouganda est tactiquement dangereux pour la R.D. Congo. Selon ces derniers, Hillary Clinton dont on connait les liens d’intérêt avec le Rwanda et l’Ouganda, deux pays agresseurs de la R.D. Congo, peut avoir voulu cacher aux yeux du monde l’implication du Rwanda et de l’Ouganda dans le génocide congolais. En demandant aux congolais de résoudre leurs problèmes eux-mêmes et de ne pas vivre dans le passé, Hillary Clinton peut avoir voulu dédouaner le Rwanda et l’Ouganda de leur responsabilité dans le génocide congolais. Ce qui est inacceptable pour les congolais ! Pendant qu’Hillary Clinton était au Congo avec les journalistes, les officiers militaires américains visitaient le Rwanda. Tout un symbole si on sait que l’agression du Congo par le Rwanda et l’Ouganda est une entreprise militaire financée par les USA et l’Angleterre… Tant que le Congo sera faible militairement, l’agression continuera son chemin.
Comme toujours, les lecteurs de trois provinces martyres du génocide perpétré en R.D. Congo par le Rwanda et l’Ouganda, à savoir, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, et la Province Orientale sont parmi les plus sceptiques vis-à-vis de la paix annoncée à l’Est de la R.D.Congo après le passage d’Hillary Clinton et la rencontre de Goma entre Joseph Kabila et Paul Kagame. Ces lecteurs disent posséder des données de terrain (souvent non confirmées par des sources officielles) que les autres n’ont pas. Il s’agit par exemple de la présence dans ces trois provinces des civils et militaires rwandais, ougandais et des mercenaires noir-américains sous la bannière des Fardc, les mouvements de troupes rwandaises et ougandaises dans le Graben et dans la vallée de la Semuliki au Nord-Kivu sous les étiquettes de FDLR, Nalu/ADF et leur ravitaillement en armes et munitions par la Monuc ( cas de Nalu/ADF de la route Mbau-Batalinga), etc. Selon ces lecteurs sceptiques l’agenda de la Balkanisation est toujours en marche. La visite à Goma d’Hillary Clinton a apporté certainement sur du bien aux femmes violées, mais tout indique que Goma où un consulat américain fonctionne depuis deux ans, est devenu non seulement la capitale mondiale des femmes violées, mais surtout la capitale du Coltan et du gaz Méthane que les USA, l’Angleterre et l’Etat d’Israël voudraient monopoliser par l’aide des Tutsi. Le schéma de Joseph Kabila à l’Est et de Jean-Pierre Bemba à l’Ouest qui avait avorté miraculeusement en août 2006, serait toujours sur les tables des irréductibles occidentaux qui avaient déjà signé le décret de la disparition de la R.D.Congo. N’eut été le nationalisme des congolais et le risque trop grand d’une autre guerre civile dans toute la région des Grands Lacs à la suite de la création de l’empire Hima-Tutsi à l’Est de la R.D. Congo, le pire serait déjà arrivé. Pour ces congolais sceptiques seuls les mouvements de résistance aux colonies de peuplement Tutsi et ougandais feraient aujourd’hui échec au plan de balkanisation de la R.D. Congo. Benilubero.com publie ci-dessus quelques-unes de ces réactions. BLO
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1. Le retour des déplacés chez eux sera le signe que la paix est revenue, pas les visites de Kagame, Kabila, et Hillary Clinton.
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Emery patrice Lumumba et Mzee LDK doivent s’être retournés plusieurs fois dans leurs tombes en entendant certains congolais parler d’espoir de paix à la suite de la visite d’Hillary Clinton. Les Congolais doivent savoir que personne d’autre, fut-il Obama ou Clinton, ne les libérera du joug des multinationales qui utilisent les Rwandais et les Ougandais pour injecter le venin du capitalisme du désastre dont seul le profit compte et non le peuple congolais.
La visite d’Hilary Clinton donne certes une certaine visibilité internationale au génocide congolais. Pour exploiter cette visibilité, il aurait fallu que les congolais profitent de medias accompagnant Hilary Clinton pour demander pourquoi l’annonce de la paix retrouvée au Nord-Kivu n’est pas suivie de la réinstallation des déplacés chez eux, et l’éloignement du Nord-Kivu des ex-miliciens du CNDP qui sont devenus Fardc mais qui se comportent toujours en rebelles vis-à-vis des populations congolais ! Un autre action qui démonterait que la paix est retrouvée serait le début du fonctionnement de la démocratie congolaise issue des urnes de 2006 ! Depuis l’installation de Joseph Kabila comme Président de la Troisième République, on peut dire qu’il y a eu assassinat de la démocratie participative au Congo. En effet, plusieurs élus du peuple disent qu’ils ne sont pas écoutés à cause de la concentration du pouvoir entre les mains du président et ce qu’on appelle « gouvernement parallèle ». Les secteurs de la securité, de la police et de l’armée relèvent directement du gouvernement central au point que d’après un député provincial du Nord-Kivu, le Gouverneur de Province n’a pas le pouvoir de faire muter un militaire coupable de violation des droits humains. Il n’y a que le ministre de l’intérieur qui peut prendre une telle décision. D’après ce député provincial du Nord-Kivu, même les secteurs dits décentralisés tels l’Enseignement et la Santé n’ont pas les moyens de leur action. Pour un pays grand comme le Congo, l’arrêt de la démocratie participative est synonyme de dérive dictatoriale. En effet, on voit le Président de la République devenir petit à petit omnipotent et omniprésent. C’est lui qui inaugure les chantiers, les ponts, les hôpitaux même ceux construits par d’autres. Le parlement devient comme une chambre d’enregistrement des décisions prises par la clique au pouvoir. Le débat contradictoire n’y est pas toléré. Les gouverneurs de province peinent à arracher leur semi-autonomie. Les activistes des droits humains et les journalistes sont réprimés durement comme du temps de l’Homme de Kawele ! Il ne reste plus qu’à chanter l’Odari dari Joka chaque matin…
On constate aussi que la communauté internationale n’a plus d’intérêt pour la démocratie en R.D.Congo. Les plus sceptiques disent que les élections locales n’auront lieu que si les colonies de peuplement Tutsi étaient réalisées avec comme seul but poser les bases du referendum d’auto-détermination du Territoire sous leur contrôle.
L’élection de Joseph Kabila semble avoir été suffisante pour les grandes puissances car par la signature du Président élu elles peuvent obtenir toutes les signatures dont elles ont besoin pour leurs contrats léonins. Un futur président ne pourra résilier ces contrats léonins sans se faire mal. Le cas de Mzee LDK est encore frais dans la mémoire.
Le peuple Congolais est tenu très à l’écart des décisions qui concernent leur avenir. Comme dans toutes les dictatures de notre temps, le peuple est le seul ennemi et victime du capitalisme du désastre pratiqué par le FMI et la Banque Mondiale. La première demande de l’ajustement structurel de ces Institutions de Bretton Woods a toujours été de réduire les dépenses sociales et publiques, d’augmenter les prix et non les salaires, etc. Et, très souvent, c’est la misère qui s’en suit pendant que la petite oligarchie au pouvoir se construit des châteaux en Espagne. C’est pourquoi l’important en R.D.Congo n’est pas la visite de tel ou de tel autre diplomate américain ou européen, mais la relance de la démocratie participative où les congolais eux-mêmes se prendront en charge et apporteront des solutions à leurs problèmes. Tout aide extérieure n’apportera rien s’il n’y a pas une participation active de la base, qui contrôlerait de près l’action de ses représentants et gouvernants. Tant que les congolais ne se prendront pas en charge dans tous les domaines de la vie, une clique au pouvoir soutenu par l’étranger et par une armée de terreur, s’appropriera le pays jusqu’à le vendre (le privatiser) et s’enrichir seul sur le dos des congolais comme sous le régime dictatorial de Mobutu, Pinochet, Boris Yeltsin,…
(Kakule Mathe, kakulema@benilubero.com)
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  1. Rappel d’une pensée
Cher éditeur,
Voudriez-vous rappelez à mes chers compatriotes cette citation du Rapport de la Commission Sud: "L’histoire nous apprend qu’on ne renonce jamais spontanément à la domination. Ce sont ceux qui la subissent qui doivent y mettre fin et ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. L’histoire nous apprend aussi qu’une puissance incommensurablement supérieure peut être vaincue si les gens sont décidés à ne pas l’accepter et à agir ensemble pour l’affaiblir et finalement, la renverser." Défis au Sud (Paris : Economica, 1990), 8-9. J’attire plus l’attention sur la phrase que j’ai soulignée, mis en gras, et en italique. Notre peuple doit s’organiser et compter sur lui-même pour faire face aux multiples défies que confrontent notre pays.
Je vous lu régulièrement à partir de Philippines.
Merci pour le courage d’informer et former notre peuple.
Mwendambio Paluku (mwendambio@yahoo.com)
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3. Sommes-nous naïfs au point de croire à la bonne volonté des États-Unis en RD Congo?
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Tout congolais a suivi avec attention l’arrivée de Mme Clinton en RD Congo. Certains voient dans ce voyage, une volonté des États-Unis d’Obama de renouer avec la RDCongo, d’autres, plus sceptiques se méfient de celle dont le mari est a la base de tous les malheurs que connait la RD Congo aujourd’hui. Que veut-elle réellement? C’est la question que tout le monde se pose.
Le potentiel dans son édition du 10 aout 2009, écrivait : «Mais au regard de la détermination des États-Unis d’Obama de faire de l’Afrique une priorité pour qu’elle ne se considère plus comme exclue du monde, l’arrivée à Kinshasa de Mme Hillary Clinton, secrétaire d’État américaine, devrait marquer une nette rupture avec les « faiseurs de guerre ». Elle intervient douze ans après celle de Madeleine Albright, alors également secrétaire d’État américaine.»
Je trouve cette approche très simpliste. L’Afrique en général et la RD Congo en particulier n’ont jamais été exclue du monde. La réalité est que seules les richesses du continent noir intéressent les grands de ce monde, et non le peuple africain. Comme l’a dit quelqu’un, entre états, il n’y a que d’intérêts» ce que les congolais peinent à comprendre jusqu’au aujourd’hui.
Si la carte de l’ascendance africaine de Barack Obama fait croire aux congolais que l’homme fort de la maison blanche pourrait changer la donne dans la région des grands lacs en faveur de la RD Congo, cela s’appelle ««REVER EN COULEUR». Je ne voudrai pas être pessimiste ou prêter au président américain des intentions qu’il n’a pas mais la réalité géopolitique et économique de la region me pousse à appeler mes frères congolais à demeurer pour le moins prudents.
«Depuis les élections générales de 2006, la RDC présente, aux yeux des États-Unis, une bonne image et beaucoup de progrès ont été réalisés dans ses rapports avec ses voisins. D’où la volonté des États-Unis d’aider, à travers la visite de Mme Clinton, le gouvernement congolais à améliorer ses relations avec ses voisins pour une exploitation juste de ses ressources naturelles. La RDC aidera ainsi les pays de la région des Grands Lacs à se sécuriser tout en créant des liens économiques», c’est ce qu’avait déclaré l’ambassadeur américain à Kinshasa M. William J. Garvelink la semaine dernière.
De quel progrès parle l’ambassadeur? Des milliers de déplacés a l’Est du pays ou des femmes congolaises violées par des groupuscules armées ou encore de la pauvreté absolue de la population congolaise qui vit avec moins d’un dollar par jour? Au vu de ces dires, comment les congolais peuvent-ils encore croire en la bonne volonté de l’administration Obama à sortir le pays de la tragédie qu’il connait depuis maintenant plus de dix ans? Cette administration qui voit des progrès que les congolais ne voient pas. Le discours de l’ambassadeur américain devrait susciter la méfiance des congolais quant a la visite de Mme Clinton en RD Congo, mais malheureusement, nous avons encore été hypnotisés par les bons discours de «démocratie et de bonne gouvernance» que nous a servis la chef de la diplomatie américaine.
Nous avons vite oublié que depuis aout 1998, nos voisins de l’Est avec l’aide des États-Unis en tête ont envahi notre pays, piller nos richesses et violer nos sœur avec le but final de le balkaniser. La volonté de l’administration américaine a privilégié les relations économiques entre la RD Congo et ses voisins (Rwanda surtout) ne nous fait-elle pas penser au plan de sortie de crise présenté par un certain Herman Cohen? Plan qu’avait repris le président français Nicolas Sarkozy. Rêvons-nous a ce point?
En janvier 2009, certains medias congolais ont applaudi l’opération Umoja Wetu. D’autres ont vu en elle, une volonté du Rwanda de se conformer à la nouvelle donne politique que suscite l’arrivée d’Obama à la maison blanche. Pour ces medias, le Rwanda ne pourra plus s’aventurer en RD Congo avec l’arrivée d’Obama, or ils oublient que depuis la première invasion de notre pays, le Rwanda et l’Ouganda n’ont servi que bases arrières dans la politiques des grandes puissances à s’accaparer les richesses de notre sol. Profitant de ce soutient, les armée de ces pays ont tué des millions de congolais gratuitement sans s’inquiéter de rendre compte a la justice internationale. N’est ce pas Nkunda qui déclarait en janvier 2008 : «Je suis tout à fait d’accord pour la Création d’un TPI pour la RDC. Malheureusement, qui connaît l’histoire, la géopolitique, la Géostratégie de la région et son importance économique, aucun décideur international Sérieux ne peut soutenir cette thèse suicidaire au risque de se faire citer à comparaître un Jour. Ainsi, ce n’est pas demain que les millions des victimes de la région des grands lacs Obtiendront justice et réparation. C’est triste à dire mais c’est comme ça ».
Au sujet de cette opération, Jean –Éric Badibanga écrivait : « L’opération "Umoja Wetu" a été conçue par ceux qui savent que les congolais demanderont de compte à Barack Obama, sur base de cette loi de 2006 par laquelle les États-Unis s’engageaient à aider le Congo dans la réalisation de ses objectifs de paix. L’opération "Umoja wetu" est la poudre que ces lobbyistes, qui agissent pour le compte de ceux qui exploitent indûment nos ressources naturelles, jettent aux yeux de Barack Obama pour l’empêcher de fourrer son nez dans ce Far-West africain qu’est le Congo. Dès lors, lorsque Barack Obama demandera à son administration de lui faire rapport sur le dossier Congo, Hillary Clinton qui, en tant que secrétaire d’État a la charge du Congo justement lui dira qu’elle a la situation bien en main et lui présentera un dossier « clean ». Un dossier où il apparaîtra que notamment grâce au Rwanda, le Congo est aujourd’hui un pays pacifié, en cordiale entente avec ses voisins.
Elle lui dira que les Fdlr se sont rendus et ont été rapatriés au Rwanda comme le Congo et la communauté internationale l’ont toujours exigé mais elle omettra de lui dire que ces fameux Fdlr se sont, dans leur grande majorité, réfugiés dans les forêts congolaises sous la protection des militaires rwandais.
Elle lui dira que le CNDP a totalement intégré l’armée nationale en attendant son insertion politique dans les institutions du pays mais elle omettra de lui dire que grâce à cette opération, les soldats rwandais ont réussi à renforcer leur infiltration dans l’armée congolaise ainsi que les institutions politiques du Nord-Kivu avec comme unique objectif de pérenniser l’exploitation optimale de nos ressources par ceux qui nous font la guerre.
Elle s’exclamera « we got him ! » en parlant de Nkunda mais elle omettra de lui dire que le monsieur en question coule de jours paisibles au Rwanda remplacé par Bosco qui est recherché par la CPI et dont l’avenir dépend entièrement, par ce fait, de la bonne volonté de son seigneur et maître Paul Kagamé.
Elle lui dira certainement bien d’autres choses qui ne nous intéressent pas nécessairement mais nous devons savoir que toutes ces choses qu’elle lui dira sur le Congo en espérant faire croire qu’elle le dit pour le Congo éloigneront Barack Obama du dossier Congolais […]. Et cela n’est pas bon pour nous».
Il est difficile de croire ou de penser que le président américain ne soit pas au courant des activités passées et présentes des personnes qu’il a nommées dans son administration. Le changement que prône le président Obama s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère américaine dans le monde. Le changement de ton a la maison blanche ne change en rien le caractère capitaliste des USA. Avec une chine de plus en plus coriace, les états Unis n’ont pas le choix de reconsidérer leur approche en Afrique tout en maintenant cette logique qui veut que les affaires soient les affaires.
La présence de tantine Hillary s’inscrit dans cette logique. L’insistance d’Hillary pour que les pays africains en générale et la RD Congo en particulier réalisent « une bonne gouvernance» est une demande pour plus de mesures de libre marché qui sont déjà imposées avec des résultats désastreux pour les conditions sociales des populations. « La « bonne gouvernance » signifie la privatisation des services essentiels comme les télécommunications, l’eau et l’électricité ainsi que les programmes sociaux comme la santé et l’éducation. Cela signifie aussi retirer les subventions aux petits agriculteurs et abolir les contrôles sur les importations.
Le principal but de la visite de la secrétaire d’état américaine en Afrique est d’établir de nouveau l’hégémonie américaine sur cette région du monde, hégémonie qui est de plus en plus contestée par l’Europe, l’Inde et la Chine. Les vieilles puissances coloniales de l’Europe demeurent toujours un rival en Afrique. La France et la Grande-Bretagne ont des intérêts à défendre dans l’Afrique de l’Ouest. La Chine est par comparaison un nouveau venu. Le commerce entre l’Afrique et la Chine atteignait les 10 milliards $ en 2001. Aujourd’hui, il dépasse les 107 milliards $.
La place de la RD Congo dans la stratégie des États-Unis est en substance la même. Elle demeure une source essentielle de ressources stratégiques comme le pétrole et le gaz naturel, mais aussi minéraux stratégiques. Les congolais ne doivent pas rêver d’un Congo meilleur avec Obama mais bien avec des congolais qui sauront relever le défi du développement en s’assumant pour le bien des générations futures. N’oublions pas que “Le plan Cohen“ n’est pas encore mort. Qui ne nous dit pas que tantine Hillary l’a emmené dans son sac à main?
A bon entendeur, salut…
Par Patrick Mbeko (enfantsducongo@gmail.com).
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4. Du rififi à Kin – du rififi partout
Assez intéressant le texte du potentiel du 10.08.09 sur la visite de la secrétaire d’état américain. No comment !
Rappelons que pendant que le monde entier célébrait l’élection du président américain, le commandant Hypo du Congo et Paul Kagame de Rwanda festoyaient autrement en organisant une tuerie des masses congolaises au Kivu avec Nkundabatware, ce cheval de troie.
En ce temps, j’avais écrit (naïvement?) qu’il s’agissait d’une profanation ou humiliation au nouveau leader mondial. Aujourd’hui tout le monde demande aux congolais de tourner si facilement la page que nous n’avons pas ouverte! Cette page qui contient essentiellement et malheureusement le sang de milliers d’innocents et un manque à gagner important pour la nation.
Cette demande d’oubli de la page sans condamnation, ni justice ni réparation tique plus d’âmes humaines. Etait-ce pour les Congolais la meilleure façon d’accueillir le changement? Drôle de changement tout de même! On en verra du rififi partout; Si cela atteint les plus forts, on peut se douter de la direction d’ou l’on nous mene! Les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts, c’est vrai et je crois dire (à tord ?) que ces intérêts priment même sur la dignité. Du beau monde!
Alain Matiki Ngubu (alainmn@hotmail.com)
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5. Marché des dupes en RDC? (Par Antoine Roger Lokongo)
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Les Echos de Kinshasa dans www.congopanorama.info
Les choses franchissent le seuil de l’inacceptable au Congo comme si ce peuple se trouve desormais devant un fait accompli. Quand on est en position de faiblesse on doit tout accepter sinon on risque de se faire écraser – ainsi va le chantage! Mais sachons au moins la vérité! En même temps à qui profite le chantage? A une firme minorité comme l’a déclaré d’ailleurs Hillary Clinton!
1. Banro (Y sont impliqués: Georges BUSH père, Brian MULRONEY, ancien premier ministre canadien et Karl Otto PÖHL, un ancien directeur de la Banque centrale d’Allemagne et autres) garde une grande concession orifère aussi vaste que la France qui va du Sud Kivu au Mamiema à titre privé en contrepartie de quelques dispensaires, routes et écoles à construire soit 4% des profits alloués… sinon elle va téléguider une autre guerre d’agression si le biftek lui est arraché comme Mzee Kabila l’a courageusement fait! Et un courageux étudiant Kinois a beau posé la question suivante à Hillary Clinton, elle et son mari qui sont les amis de Maurice Tempelsman de De Beers, impliqué dans l’asssssinat de Patrice Lumumba et de Laurent Désiré Kabila (assassiné sous l’administration Clinton):
Sa question ci-dessous a été bien applaudie. C’est celle qui concerne l’implication occulte des Usa dans les politiques africaines qui ont fait que les dirigeants africains ne sont pratiquement pas libres de prendre des décisions qu’ils entendent. Il a pris pour exemple concret le cas de Laurent-Désiré Kabila. Quand ce dernier était au pouvoir, a dit l’étudiant, il y avait au moins l’espoir de tout un peuple. Mais les choses ont tourné en sa défaveur et il a perdu la vie parce qu’il faisait fi des interférences négatives venant de l’étranger.
En effet, la conmpagnie minière canadiènne garde son biftek pourvu qu’elle avance $2 million au gouvernement Congolais, $200,000 pour liquider les arrièrés de l’anciènne SOMINKI et le transfer des imeubles de l’ancien SOMINKI au gouvernement. Le gouvernement prélève SEULEMENT 1% DES TAXES ou ROYALTIES sur les révenues de l’or de Banro.
2. Il y a 28 comptoirs de coltan, de cassiterite et d’or rien qu’à Goma. Ce sont ces comptoirs qui approvisionnent la bourse des matières prémières établie par Paul Kagame au Rwanda en minerais.
3. Que la liste de toutes les compagnies minières et forestieres qui opèrent en RDC et les parts de l’Etat Congolais dans chaque contrat minier et forestier actuellement en vigueur rendus public, et qu’à l’instar du Zimbabwe, de l’Angola, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, de la Zambie, de la Chine et de l’Inde, que l’Etat Congolais – qui se trouve dans la neccessité de mobiliser des resources immenses en vue de la reconstruction du pays – lutte pour recolter au moin 51% des parts dans chaque contrat minier ou forestier. Le reste n’est que du bradage de notre patrimoine.
4. Hillary Clinton à Kinshasa et à Goma, une délégation des officiers supérieurs Américains à Kigali.
5. Le Rwanda exploite déjà le gaz méthane du Lac Kivu qu’il transforme en électricité grace à la coopération israéliènne.
6. Kagame et Hillary Clinton somment le Congo à tourner la page après un génocide de plus de 6 millions de Congolais + le pillage systématique des richesses du Congo et ordonnent au peuple Congolais de ne jamais oublier le 11 septembre, l’holocauste Nazi, le "génocide" de 1994 au Rwanda ainsi de suite… Pendant ce temps personne ne parle plus de Nkundabatware, Mutebusi et tous les Tutsi responsables de crimes contre l’humanité au Congo mais les Hutu génocidaires doivent être pourchassés jusqu’au dernier homme.
7. Critère pour juger les bon dirigeants au Congo: les dirigeants qui adoptent l’économie libérale et qui sont disposés à tourner la page [et offrir des contrats léonins aux Anglo-saxons]… selon Hilary Clinton qui a été fortement applaudie à la suite de cette déclaration!
Alerte! Dépêche Economique
Après avoir contaminé Abidjan avec des déchets toxiques, La compagnie neerlandaise Trafigura s’implique dans le secteur minier Congolais aux cotés d’Anvil Mining qui vient de bénéficier de $200 million de prêt de la part de Trafigura pour exploiter le cuivre et le cobalt
Nous considérons la chronologie des faits pour répondre si oui ou non il y a cynisme dans le discours de la Secrétaire d’état américain lors de sa visite en RDC et dans lequel elle demande aux Congolais de tourner la page.
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6. Cynisme ou pas d’Hillary Clinton
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Lundi 10 : Elle lâche cette phrase sujette de discussions.
Les voies s’élèvent parmi les Congolais y compris celle de J P Mbelu, trouvant non encourageante cette déclaration.
Mardi 11 : Elle lâche les mots « condamnation, justice » contenus dans les réactions au premier discours.
Ce qui se conçoit clairement s’annonce aisément. En sa qualité, elle est sensée connaitre (avant son déplacement pour la RDC) la nature du drame, les causes, les acteurs, les dégâts et dans la moindre mesure le nombre des victimes. Il n’a pas suffit attendre d’être sur le sol congolais pour condamner les bavures. Si cela devrait attendre, ca aurait être dit en première circonstance avant d’annoncer l’aide. Rien de cela n’a été fait ni dit. Pour beaucoup d’observateurs, elle a annoncé aisément de tourner la page sans condamnation ni justice ce qu’elle a au fond d’elle-même conçue clairement. Le second discours apparait comme une récupération dans sa pure forme (pas dans le fond) pour soigner son image et celle de l’administration dans laquelle elle évolue.
En effet, sans y être compromise (en tant qu’individu ou politique) dans le crime, que ce que ca coute pour condamner ? Ne pas vouloir le faire relève de la volonté de faire tourner aux Congolais cette triste page, de gré ou de force. D’où le cynisme décrié ! A preuve de contraire, de même que la condamnation orale est faite en retard qu’on s’active à amener tous les présumés acteurs et co-auteurs des ces crimes en justice. Ceux-ci sont connus et ce ne sont pas les USA qui manquent les moyens pour le faire ! On aura prouvé que les autres avaient mal jugé ces déclarations . (Alain Matiki)
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Selon le Major M. J. du FPC-Lafontaine, qui a requis l’anonymat car recherché par la coalition Fardc-Monuc, « il n’y a plus des Fardc congolais au Nord-Kivu ». Toute la Province du Nord-Kivu est déjà livrée aux ex-miliciens du CNDP, renforcés par des milliers des mercenaires rwandais, ougandais, et des instructeurs militaires noirs américains entrés massivement au Nord-Kivu lors de l’opération militaire Umoja Wetu.  Ce qu’on appelle aujourd’hui Fardc au Nord-Kivu c’est tout simplement le CNDP de Nkunda. (NDLR : Si cette déclaration est vraie pour les commandants de l’armée, elle n’est pas vraie pour les troupes car on trouve encore des soldats congolais d’origine dans certaines villes du Nord-Kivu).
 
Tous les Fardc congolais qu’on appelait loyalistes (Ndlr : entendez par là les commandants des loyalistes)  auraient déjà tous été mutés sur ordre de Kinshasa à Kananga et à Kamina.
 
Au plus fort de la guerre contre le CNDP, le Major M.J. a rappelé que Kinshasa avait retiré du front du Nord-Kivu tous les commandants haut-gradés qui donnaient du fil à retordre au CNDP. Le Major a aussi accusé la MONUC d’avoir joué un grand rôle dans l’occupation du Nord-Kivu par le CNDP en abusant de son rôle de médiateur et de suivi des accords de Goma de janvier 2008 ! La Monuc aurait profité de son rôle de médiateur pour faire une forte pression aux résistants congolais pour qu’ils aillent au brassage mais en laissant le CNDP occupé le terrain libéré par les résistants congolais partis au brassage.
 
A part la Monuc, le Major M.J. accuse Kinshasa de n’accéder qu’aux doléances de Tutsi et cela depuis le dialogue intercongolais. Les groupes armés congolais ont toujours été floués dans toutes les négociations de paix au Nord-Kivu. Le dernier fait qui a fait déborder le vase, est la nomination, après les accords d’Ihussi, de commandants militaires du CNDP à la tête de l’armée partout au Nord-Kivu et en Ituri (cas du Major BONANE de la Ville de BUNIA). Les Fardc issus des résistants congolais dont le Pareco-Aile Lafontaine, étaient non seulement impayés et mal équipés mais aussi n’avaient reçu aucun poste de commandement au sein de l’armée du Nord-Kivu. Il en est de même des résistants Mai-Mai de Nyaleke et de ceux qui sont à Kisangani qui ont tout simplement été écartés de la province du Nord-Kivu sous prétexte d’aller au brassage.
 
A plus de cet abandon qui frise un désarmement en douceur,  les Fardc issus du CNDP sous la houlette des commandants Tutsi ont été coupables des violations des droits humains dans les territoires d’origine des résistants congolais ! La sommation de tous ces griefs et surtout l’arrogance des Fardc issus du CNDP qui crient victoire sur la résistance congolaise chaque fois qu’ils en ont l’occasion,  est, selon le Major M.J.,  ce qui est à l’origine des désertions actuelles des camps de brassage ainsi que de brigades opérationnelles au Nord-Kivu vers le maquis.
 
Pour le Major M.J. la R.D.Congo  est retourné à la case de départ. Le blocage au processus de paix au Nord-Kivu vient toujours, selon le Major M.J., d’une ethnie qui s’appelle Tutsi dont la seule ambition est l’occupation des terres du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
 
Le Major M.J. reconnait cependant que la situation actuelle est à l’avantage du CNDP renforcé par des milliers des militaires rwandais, ougandais, et noirs américains qui contrôlent la totalité de la Province qu’ils avaient revendiquée à Ihussi, à savoir, une province qui comprendrait les territoires de Rutshuru et de Masisi. Avec l’abandon total du Nord-Kivu par Kinshasa et le concours de la complicité avérée de la Monuc, la ville de Goma ainsi que les trois territoires restants ( Beni, Lubero, Walikale)  peuvent tomber comme des fruits mûrs à tout moment !  Pour empêcher que cela ne se produise, le FPC-Lafontaine ainsi que d’autres résistants Mai-Mai se réorganisent cette fois-ci pour combattre trois ennemis, à savoir : le CNDP et ses mercenaires, le régime de Joseph Kabila, et la Monuc.  
 
Le Major M.J. prend la déclaration du Gouverneur Julien Paluku à propos du FPC de Lafontaine comme un signe que le Gouverneur est déjà sous tutelle des rwandais, car dit-il, le Gouverneur  Julien Paluku ne peut, en âme et conscience, déclaré « ennemi de la République » celui qui défend son territoire d’origine contre des tueurs et des bandits…
 
A la question de savoir si le FPC-Lafontaine a des moyens pour combattre les trois ennemis susmentionnés, le Major M.J. a répondu que ce ne sont pas les moyens qui combattent mais la détermination de lutter pour une cause juste. Selon le Major M.J., la lutte qui va commencer ne s’arrêtera pas au Nord-Kivu mais gagnera toute la République Démocratique du Congo qui a déjà tant souffert et pour rien. L’occupation par le CNDP d’une partie du territoire national c’est ce dont les congolais ont besoin pour se soulever contre le régime actuel de Kinshasa et pour accomplir le rêve de Mzee Laurent Désiré Kabila, à savoir, « ramener la guerre d’où elle est venue ».
 
D’après le Major M.J. la suspension du CNDP du comité de suivi des accords d’Ihussi telle que diffusée ce mardi 21 juillet 2009 par des radios périphériques est une préparation de l’annonce de la sécession des territoires convoités par les Tutsi et déjà occupés militairement par eux, des territoires où la Monuc (NDRL : le UNHCR) complice de l’occupation du Nord-Kivu attend introduire une colonie de peuplement de Tutsi dont le nombre annoncé et que personne ne peut vérifier s’élèverait à 500 000 colons Tutsi en provenance du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie et de l’Ouganda.
 
A l’heure qu’il est, il n’y a que la résistance congolaise dont le FPC-Lafontaine, le Pareco, les Mai-Mai de Vurondo, etc. qui lutte pour faire échec à ce plan d’occupation du Nord-Kivu par les Tutsi. Ceci expliquerait la chasse à l’homme dont Kakule Lafontaine ainsi que ses associés font l’objet.
 
A la question de savoir où sont passés les FDLR, le Major M.J. a répondu qu’il y a trois sortes des FDLR, à savoir les FDLR création de Paul Kagame qui sont une partie du CNDP, les FDLR résidus de l’ex-armée de Juvénal Habyarimana et accusés du génocide de 1994 au Rwanda, et les FDLR qui ont grandit au Congo où ils avaient pris refuge en 1994 et qui ne savent rien du Rwanda ni du génocide de 1994 car ils étaient trop jeunes. Ce sont ces derniers qui sont les alliés du FPC-Lafontaine
 
Selon le Major M.J. toutes les opérations militaires conjointes qui se succèdent au Nord et au Sud-Kivu n’ont fait que repousser les vrais FDLR dans les forêts, laissant intacte leur force militaire. Les Opérations militaires conjointes avaient comme premier but d’occuper le terrain abandonné par les militaires loyalistes de Kinshasa. D’après le Major M.J. ce geste de trahison de Joseph Kabila, lui a valu un rapprochement avec Kigali et Kampala. Les Fardc issus du CNDP occupent aujourd’hui ce territoire abandonné par l’armée congolaise. Pour y préparer l’arrivée des colons Tutsi, la branche « FDLR » du CNDP est celle qui est responsable des massacres des populations, des assassinats, des incendies des maisons, etc. Les vrais FDLR qui sont dans les forêts à 3 jours de marche à pieds ne peuvent pas incendier des maisons à Kanyabayonga ou à Kirumba, des cités très militarisées par les Fardc issus du CNDP ! Une des raisons du retrait du FPC de Lafontaine des accords de paix de Goma c’est effectivement la découverte de ce grand mensonge contre les FDLR et surtout les attaques des éléments issus des mouvements de résistants congolais  qui étaient déployés dans les mêmes cités aux côtés des Fardc issus du CNDP. Le FPC de Lafontaine a voulu mettre fin au mensonge qui faisait porter la responsabilité des violations massives des droits humains commises par les Tutsi aux FDLR ou aux Fardc congolais, faisant apparaitre aux yeux du monde le génocide congolais comme une question congolo-congolaise, ce qui est inacceptable.
 
Le Major M.J. fait remarquer que certains rapports actuels de l’ONU sur la situation en R.D. Congo  entretiennent cette confusion sur l’identité de ceux qui y commettent aujourd’hui des crimes contre l’humanité. Ainsi par exemple, tous les crimes contre l’humanité commis ces derniers temps par les Fardc issus du CNDP, sont attribués sans aucune nuance aux  FDLR ou Fardc ou militaires congolais impayés, indisciplinés, pas bien formés, etc. Au dernier conseil de securité de l’ONU, une demande a été faite pour renforcer la capacité de la MONUC en R.D.Congo afin de suppléer aux faiblesses des militaires congolais. D’après le Major M.J. toute aide internationale à la MONUC servirait à la matérialisation du plan d’occupation du Nord-Kivu, à la formation de l’armée des colons Tutsi, etc. La guerre finale contre les vrais FDLR et les résistants congolais qui continueront à s’opposer à ce plan d’occupation n’est pas non plus à exclure de l’agenda de la MONUC et des grandes puissances qui financent l’occupation du Nord-Kivu. Le FPC-Lafontaine voudrait reveler ce mensonge entretenu sur l’identité de ceux qui commettent actuellement les crimes contre l’humanité contre les populations civiles innocentes. Les coupables des assassinats et des incendies des maisons sont les anciens miliciens du CNDP de Nkunda et non les militaires congolais loyalistes ni les FDLR qui sont à trois jours à pieds de villages victimes.
 
Le Major M.J. attire aussi l’attention des congolais sur la dernière réunion du CEPGL de Goma pour la réunification des services de securité des pays membres.  Selon le Major M.J. cette réunion n’avait d’autre but que d’expliquer l’entrée au Congo des nouveaux contingents militaires rwandais ou burundais sous prétexte de patrouille commune aux frontières mais en réalité pour prêter main forte aux opérations d’installation des colons Tutsi !  
 
A la question de savoir si le FPC de Lafontaine n’est pas pour la paix par la collaboration entre les pays de la CEPGL, le Major M.J a répondu que leur parti politique a toujours été pour la paix et la réconciliation nationales et avec les pays de la région des Grands Lacs. Mais l’expérience de 13 dernières années démontre que les Tutsi ne veulent pas de la réconciliation avec les FDLR ni avec les congolais, mais qu’ils cherchent tout simplement à se tailler un territoire avec l’aide de la Monuc et la complicité du régime de Joseph Kabila. C’est à cause de cette mauvaise foi dans les négociations de paix que notre parti a choisi le langage fort des armes.  
 
Pour finir notre entretien, nous avons demandé au Major M.J. son message aux congolais qu’il veut défendre. Pour répondre à notre question, le Major M.J. a lancé un appel aux députés provinciaux et nationaux originaires de l’Est ainsi qu’aux  gouverneurs des provinces concernées de cesser d’être hypocrites mais de prendre leur courage en mains pour tirer au clair l’occupation honteuse de l’Est de la R.D. Congo qui fait des congolais des aveugles qu’on peut mener par la bride et le mors là où l’on veut par des mensonges cousus du fil blanc. Le Major M.J. demande que l’action des élus ainsi que du peuple congolais ne se limite plus à la dénonciation verbeuse ou la rédaction des memoranda qu’on envoie par la suite aux bourreaux ou ceux qui les soutiennent.  La seule instance suprême qui vaille la peine d’être informée aujourd’hui c’est le peuple congolais dont la force sauvera la R.D. Congo.  Le Major M.J. invite tous les congolais à se joindre à l’action des résistants par des actions concrètes contre tous les ennemis de la paix en R.D. Congo, en commençant par le régime actuel de Kinshasa  qui affaiblit intentionnellement les institutions de l’Etat pour donner l’avantage aux ennemis du peuple congolais.
 
Résumé de l’entretien d’Edgar Kahindo avec le Major M.J du FPC
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Trop c’est trop……
Un chef battu et humilié. Tout un peuple battu et humilié avec et en lui. La nouvelle de l’humiliation qu’a subie le chef Kalemire III aux mains d’un certain Nzombo Alexis continue à nous intrigué. La communauté Nande partout au monde est enragée par cette nouvelle et les réactions sont nombreuses, même si elles ne sont pas postées sur ce site ou ne font la une des journaux au Congo. En effet, porter atteinte à la personne du chef, c’est porter atteinte au peuple qu’il représente. Et nous pouvons affirmer sans nous tromper, nous pensons, que le bourreau du chef voulait dire au peuple Nande qu’il le méprise de toute son énergie. Le motif n’est donc pas à chercher de midi à quatorze heures : c’est un sabotage du peuple Nande qui vise à le démoraliser devant la brutalité de l’ennemi.
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La brutalité de l’ennemi. Oui, nous avons dit brutalité, ou mieux « sauvagerie ». Les nouvelles qui nous arrivent de Beni-Lubero ne font pas penser à mieux que cela. Jamais un peuple n’a jamais été autant visé par la malice de l’ennemi. Mais qui est l’ennemi ? La nouvelle de l’agression du chef Kalemire III l’a nommé : « un sujet Rwandais connu sous le nom d’ALEXIS et qui se trouve être le chef de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) en territoire de Beni ». Voici l’ironie du Congo de Kabila. Des sujets Rwandais à qui il donne le pouvoir non seulement de devenir Congolais par la magie du pouvoir kabiliste mais aussi pouvoir de vie ou de mort (selon les humeurs) sur les Congolais « chez eux ».
Nous avons dit « chez eux », peut-être à défaut d’un concept plus approprié. La question que nous nous posons pour le moment est celle de savoir qui est chez qui? Nous n’avons plus de sécurité sur le sol de nos propres ancêtres, le terroir qui nous a vu naître et grandir. D’un coup, nous devenons étrangers chez nous-mêmes. C’est la triste réalité que, malheureusement des milliers de nos frères et sœurs, vivent au quotidien. Et comme si cela ne suffisait pas, l’administration Kabila continue à chanter à ceux qui choisissent de « rêver » que la guerre est finie à l’Est de son Congo. Evidement, quand l’on sait qui reçoit les dividendes de la situation, l’on comprend les raisons des tergiversations et de l’immobilisme qui caractérisent le Règne joséphiste.
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Jusques à quand subirons-nous les humiliations de l’ennemi ? La question est pertinente et persistante. Dirons-nous que nous n’en avons pas encore eu assez ? Faut-il une humiliation plus grande que celle-ci pour que’ enfin les Wanande se mobilisent et sortent de leur torpeur ?
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Au nom du Kyaghanda –USA, nous voulons faire appel à chacun et chacune de nous de se sentir interpeller. Nous n’avons pas encore attendue parler d’une mobilisation derrière le chef. Nous voulons, tant soit peut, contribuer en idées et sous d’autres formes qui nous sont accessibles, à faire organiser à Butembo et à Beni une marche de soutien au chef Kalemire III, une occasion qui permettra à nos frères et nos sœurs sur terrain d’exprimer leurs frustrations au sujet de la situation qui prévaut dans le milieu pour le moment. Nous voulons aussi, comme Kyaghanda, nous adresser à nos Députés Nationaux et Provinciaux, les élus du Peuple, en leur demandant de peser et repeser la responsabilité qui est la leur : être le cri du peuple en détresse au près des faiseurs de pluie et de beau temps qui se la coulent froide à Kin alors que le peuple est en voie d’extinction.
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Mwami wetu Kalemire III, rassurez vous que vous avez toute notre sympathie ; et que l’Eternel Dieu, le maitre des temps et des circonstances, puisse vous réconforter et vous accorder une santé parfaite.
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Pour le Kyaghanda USA,
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John Syauswa Kavyavu, Président
Salvator Musande, Vice-Président
Arlette Amani Lwanzo, Secrétaire
Siriwayo Lusenge, Trésorier
David Bamlango, Conseiller
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" www.benilubero.com
                J’ai lu avec une attention particulière l’article du 03.06.09, intitulé « deux entreprises rwandaises installées à Butembo » et signé par notre frère (je l’espère bien !) Kasereka Salamira., ainsi que la réaction de Papy Matsoro (notre frère aussi, je l’espère, vue sa référence au Kyaghanda Afrique du Sud !).
De prime abord, j’aime espérer que ces articles n’engagent que leurs auteurs.
Dans cet article, il est dit que :
           1) la Société TOP SIG est une entreprise rwandaise, et appartient à un rwandais.
           2) cette société engage du personnel à la morphologie rwandaise qui serait des agents de sécurité ou des militaires rwandais.
 
Concernant l’appartenance de la Société TOP SIG, une petite visite à la Direction Générale ou à tout autre bureau de TOP SIG montrera, à travers les documents de sa création,
           Que cette société est une SPRL de droit congolais avec des statuts dument notariés en RDC, de autorisations d’exploitation délivrées par les ministères compétents de la RDC,
           Que le capital de la société, de part sa forme juridique, n’appartient pas à une personne, comme confirmé dans l’article.
           Que cette SPRL (TOP SIG) est le fruit d’un partenariat entre une entreprise privée purement congolaise et une Sud-africaine.
 
Quant au recrutement du personnel de gardiennage de TOP SIG, les candidats retenus à la formation sont soumis à un sévère et triple contrôle physique :
           contrôle médical,
           contrôle de la Police Nationale,
           contrôle de l’ANR
A l’issu de ces contrôles, ces services publics avalisent les candidatures retenues pour nous assurer qu’ils sont tous « physiquement et légalement propres ». Et pendant la formation, la sélection continue en tenant compte de tous les critères.
Aussi, à ce jour, TOP SIG a déjà formé plus de quatre cents gardes et compte une centaine en formation en ville de Beni, toujours avec le concours des encadreurs de la Police Nationale.
 
La taille des gardes TOP SIG, que l’auteur de l’article semble confondre avec une certaine morphologie, répond à un des critères très importants à la sélection :
           la recrue doit afficher une taille minimum de 1,70 m.
De là, à traiter toute personne de grande taille de rwandais, cela n’engage que l’auteur.
 
Il est aussi dit que :
              « TOP SIG semble avoir fait une bonne étude du marché avant de s’implanter… ».
Quoi de plus normal que TOP SIG, comme toute autre entreprise moderne, aie fait son étude de marché (étude économique de faisabilité), avec des critères scientifiques liés à la profession, tenant compte de toutes les réalités de l’espace économique de la République. La couleur erronée que l’auteur donne à cette étude n’engage que son jugement, à l’esprit mesquin et mal intentionné, qui semble sectoriser cette espace en y distinguant de petits et grands commerçants, des catholiques et pas catholiques, etc.…..
TOP SIG, de son coté, réaffirme sa très grande estime pour tous les membres de cette espace économique et tient à les rassurer de ses permanents efforts à leur offrir un service de gardiennage de qualité auquel ils ont le droit d’exiger une perpétuelle amélioration par des suggestions et propositions constructives.
 
Par ailleurs, une simple information sur le caractère très professionnel des modules de formation des gardes TOP SIG permet de comprendre aisément leur comportement sur terrain : vis-à-vis des clients pour l’exécution du contrat signé, et vis-à-vis de l’environnement social pour l’image du métier. Il se comprend que l’auteur ne semble pas être initié au domaine et ne peut comprendre cet exercice élémentaire du garde TOP SIG en service (tout en l’appréciant dans son article).
 
Laissons la responsabilité de ses considérations d’ordre politique à l’auteur de l’article car TOP SIG, « TOP- SOCIETE INTERNATIONALE DE GARDIENNAGE » qui est une SPRL, avec comme objet social ‘le GARDIENNAGE’, ne s’occupe pas de politique. En quoi ce nom est-il « anglicisé » ?
 
Les portes de TOP SIG restent grandement ouvertes à toute personne (y compris l’auteur de l’article) qui veut mieux s’informer sur ses services. Informons-nous bien avant d’avancer des informations non-fondées, nous recommande la sagesse populaire.
 
 A mon frère Kasereka Salamira, je dis que la critique facile et malveillante doit céder définitivement la place à l’esprit du travail et de la construction de notre pays. Et nous avons besoin de tout le monde pour cette grande tache. Cessons de divertir notre population avec des contre-verités au risque de faire de l’intoxication stérile et non-constructible, véhiculée par des affirmations gratuites.
 
Meschak Kakule
Un agent de TOP SIG
Butembo ( actuellement à Beni)"
 
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Les assassinats, tueries ignobles, ainsi que d’autres violations des droits humains en région de Beni-Lubero sont devenus quotidiens. A cause de l’inexistence des moyens de communication, les crimes commis dans les villages reculés restent inconnus du large public ou alors ne sont connus que très tardivement. Les quelques cas que nous publions sur ce site ne sont pas exhaustifs de la triste réalité des crimes contre l’humanité commis contre une population civile innocente sous le regard de l’ONU et le silence du gouvernement congolais
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0.  Dans la nuit du lundi au mardi 16 juin 2009, plusieurs maisons d’un village ainsi que le camp militaire de  la localité de KITSUMBIRO à 25 km de LUBERO-Cité, ont été incendiés et réduits en poussière  par bandits en tenue militaire des Fardc et parlant Kinyarwanda.
 
Les passagers d’un véhicule qui faisait le trajet Butembo-Goma, sont aussi portés disparus, leur véhicule ayant été attaqué dans ce même lieu. Le bilan de l’attaque fait état de deux morts parmi les civils,  2 civils grièvement blesses, deux vrais Fardc blessés. 

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1. Dans la matinée du 11 juin 2009, Mr KIVOTO PALUKU a été tué par balle à son domicile à Kipese, Territoire de Lubero, par des bandits en uniforme militaire.
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2. Dans la journée du mercredi 10 juin 2009, Mr KADIMA œuvrant au « Parking de la Victoire » a été arrêté vers 11 h du matin pour ses opinions politiques exprimées sur la chaine de la Radio Liberté Butembo (RALIB) lors de l’émission «Mwana inchi na ki demokrasia" animée chaque mercredi par Mr BORA UZIMA KAMBALE. Cette émission connait la participation de plusieurs analystes indépendants et des membres des partis politiques. L’émission du mercredi 10 juin avait pour thème : « l’insécurité à Butembo, quel remède ? » Lors du débat radiodiffusé, Mr Kadima, représentant du PPRD, avait déclaré ouvertement que ce sont les commerçants et le gouvernement provincial du Nord-Kivu qui sont à la base de l’insécurité à Butembo, suite au discours incendiaire du Maire de la Ville lors du lancement de l’opération « j’aime Butembo ». Mr Kadima avait ajouté que le gouverneur de Province ne s’est jamais prononcé sur l’insécurité dans son fief électoral de Butembo où au lieu de parler de securité il se contente d’inaugurer les ponts et les dispensaires construits… A la sortie du studio du RALIB, Mr Kadima était cueilli à la porte par des agents de l’ANR. Grâce à l’intervention du Maire de Ville, Kadima fut relâché tard dans la soirée.
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3. Dans la nuit du 10/06 au 11/06, 4 hommes en armes ont fait irruption au sein du centre Hospitalier maman MUSAYI, menaçants ainsi les infirmiers qui assuraient la garde de donner de l’argent. Lors de cette attaque au cours de laquelle les infirmiers de garde avaient été torturés et tabassés, les assaillants ont emporté toutes les recettes du jour, 1 téléphone portable, et d’autres biens de valeur du centre hospitalier. Un des infirmiers de garde a échappé de justesse à une balle qui est passé à un centimètre de son nez. Une fois à l’extérieur, les assaillants avaient tiré plusieurs coups des balles sur les fenêtres du Centre Hospitalier.
Centre Hospitalier Mama Musayi avec des impacts des balles sur les murs
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4. Dans la nuit du 09 au 10, un habitant du Q. Vutsundo a été attaqué par des bandits en uniforme militaire et armés qui se cachaient dans la concession de l’institut Visogho de Vutsundo. Après lui avoir ravi une grande somme d’argent et son téléphone portable, ils demandèrent de vider le lieu sans regarder en arrière s’il voulait avoir la vie sauve.
5. Dans la nuit du 09 au 10, plusieurs boutiques et magasins ont été pillé à OÏCHA, en Territoire de Beni. Plusieurs biens et marchandises de commerce ont été emporté par des bandits en uniforme militaire et armés jusqu’aux dents.
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6. Dans la même nuit du 9 juin 2009, le Quartier Butakola de Beni a été visité par les hommes en uniforme militaire et armés. La famille de Mr NZANZU a été victime de l’imprudence de laisser la porte de la clôture ouverte. Les bandits avaient profité de cette porte ouverte pour investir la parcelle et exiger à la famille de Nzanzu de donner tout l’argent qu’elle avait. Une somme d’argent de 500 US$ a été emporté, un poste téléviseur neuf, un lecteur DVD, des téléphones portables, et d’autres biens de grande valeur.
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7. Dans la journée du 10 juin 2009, 2 minibus transportant des commerçants ont été arrêté sur la route Kasindi non loin du pont Semuliki par des bandits armés et en uniforme militaire. Les passagers furent dépouillés de tous leurs biens. Une maman parmi les passagers, a eu le courage de résisté les bandits qui voulaient lui ravir son sac à main. Elle a été poignardé sur son avant bras gauche.
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8. Dans la nuit du jeudi 11 Juin 2009 au vendredi 12 juin, alors que Mr AKILIMALI du Quartier Kambali, Ville de Butembo, revenait d’une visite familiale aux environs de 20h, non loin du stade Matokeo, il est tombé dans les mailles des hommes en uniformes qui lui ont ravi une somme d’argent de la valeur de 10.000 FC avec ses deux téléphones portables. Battu, torturé , et abandonné pour mort, Mr AKILIMALI a été retrouvé par les voisins qui lui ont porté secours. Le lendemain matin, il fut dépêché à Beni pour des soins appropriés apures de son médecin traitant. Aux dernieres nouvelles, Mr AKILIMALI continue de lutter entre la mort et la vie.
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9. Dans la même nuit du jeudi au Vendredi 12 juin 2009, à Beni, un enseignant qui regagnait son domicile vers 22h a été surpris par les hommes en uniforme qui lui ont ravi tous ses biens à sa possession : argent, téléphone portable, et tous ses vêtements. L’ayant déshabillé, il lui ont coupé le bras droit.
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10. Toujours dans la même nuit du Jeudi au Vendredi 12 juin 2009, à Butembo, dans la cellule Mwiri en commune Bulengera, une famille a été visitée par les bandits en uniforme militaire. Ayant investi la maison à l’heure du repas, ces malfrats ont piétiné la nourriture par leurs bottes militaires, éteint toutes les lampes de la salle à manger, obligeant ainsi le papa à donner tout ce qu’il avait comme argent pour racheter sa famille. Une grande somme d’argent fut emporté avec téléphones, écran téléviseur, lecteur DVD, magnétoscope, etc. Quelques enfants qui étaient dans une autre chambre au moment de l’attaque ont voulu alerté les voisins. Les malfrats les ont surpris, violant sexuellement la fille du groupe. Cette dernière est entrain de suivre des soins approprié au FEPSI/Butembo.
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11. Finalement, quelques exemples de bravoure de la part de la population abandonnée à elle-même par ses élus qui ne disent mot et ses gouvernants qui restent silencieux.
Dans la nuit du 12 au 13 Juin 2009, alors que les bandits militaires avaient fait irruption dans la cellule NGOTE, en commune Bulengera, rançonnant systématiquement tous les passants à partir de 19h30, heure locale, les habitants du quartier ayant été mis au courant de l’attaque se sont mobilisés pour comme un seul homme pour traquer ces malfrats, en dépit du crépitement des balles pour tenter de faire peur et disperser la foule. Hommes, femmes, jeunes et adultes sont sortis chacun de sa parcelle pour se joindre à la foule immense, faisant du bruit avec des sifflets, des bidons, des casseroles, des tam-tams, des cris de détresse, etc. Ce vacarme de la foule immense de la cellule Ngote, les bandits militaires ont disparu dans l’obscurité vers des quartiers plus calmes.
Les habitants des quartiers voisins ont emboité le pas à ceux de Ngote. Ainsi le mouvement n’a pas tardé à s’élargir aux quartiers Saba, Kimbulu, Mukuna, Vatolya, Kihati, etc, transformant du coup toute la commune de Bulengera en une terre des sentinelles de nuit. Les Jeunes de ces quartiers ont en effet passe toute la nuit à l’extérieur, munis des machettes, des cailloux, et des Ngoni (morceaux de bois), des sifflets, autour du feu allumé dans tous les grands carrefours et dans les grandes avenues pour dissuader les bandits.
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Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 Juin, c’était le tour des habitants du quartier Vutsundo, et ceux d’autres cellules des Communes Vulamba et Kimemi, de veiller toute la nuit en faisant du vacarme pour dissuader les bandits en uniforme militaire.
Le fait frappant est que pendant toutes ces veillées des habitants de la ville de Butembo, il n’y a aucune patrouille de la Police ou de l’armée qui se joint à la traque des bandits. La conclusion est que la ville est déjà tombée entre les mains des bandits en uniforme.
12. Au Sud du Territoire de Lubero, dans la matinée du Samedi 13 Juin 2009, les militaires en uniforme des Fardc et parlant Kinyarwanda ont brûlé plus de 80 maisons dans la localité de KAMANDI-LAC. L’attaque s’étant passe la journée, les habitants avaient eu le temps de s’enfuir des villages, abandonnant tous leurs biens dans les maisons en feu.
Selon les informations recueillies au près d’un chauffeur d’un camion FUSO qui s’était sauvé de Kamandi avant l’attaque, des émissaires d’une certaine ONG venant de Goma dont le nom a échappé au chauffeur, étaient passés à Kamandi dire à la population d’évacuer le village car une attaque imminente se préparait et de rejoindre les camps des déplacés où ils seraient plus en securité. La population avait refusé de quitter le village. Le lendemain matin, c’était l’attaque. Selon les observateurs, cette attaque est la première à se passer en pleine journée, la première à été précédé d’un avertissement d’une ONG, et la première dont les assaillants n’ont pas voulu cacher leur langue rwandaise.
13. Alors que la population congolaise dans plusieurs coins de la province du Nord Kivu ne sait plus à quel saint se vouer, du retour de l’atelier sur la découpage territorial, le gouverneur du Nord- Kivu, Son Excellence Julien Paluku Kahongya, vient de décréter chômé et payée la journée du 19 Juin 2009, dans toute le province du Nord- Kivu pour commémorer dit-il, la fin de la guerre du CNDP, remercier Dieu pour la paix retrouvée. Cette annoncée faite à la radio laisse la population du Nord-Kivu perplexe et tout le monde se demande ce que veut dire le gouverneur car il n’y a aucun signe de paix partout dans la province ! Attendons-voir !

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Partagez avec les lecteurs et lectrices de Beni-Lubero Online les récits des violations des droits humains dans votre village, cité, ou ville en écrivant à : benilubero@benilubero.com
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Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online
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De propos d’un militaire en poste au Nord-Kivu qui s’est confié aux membres du Rassemblement des Congolais pour la Défense de l’Intégrité Territoriale (Racodit en sigle), il ressort que le Kivu est bel et bien dans la tourmente. Quelque chose se prépare au Kivu par la Monuc, le gouvernement congolais, et la communauté internationale interposée. Si les trois acteurs précités sont déjà visiblement tombés d’accord sur le sort du Kivu, la population kivutienne et les Mai-Mai ne sont pas encore au parfum du complot qui se mijote contre leur province. La Conférence de Paix de Goma avait comme seul but de rallier la population à ce projet machiavélique. L’échec de la Conférence de Goma est que l’objectif escompté n’a pas été atteint. Cet échec explique la poursuite de l’offensive du CNDP et de ses alliés Fardc contre les Mai-Mai. On ne peut pas parler de violation de l’acte d’engagement car il s’agit bien d’une poursuite de l’offensive militaire du CNDP qui s’était arrêté stratégiquement à Mushake. Les Mai-Mai qui n’ont que leurs vies pour se battre, étaient les premiers à signer l’acte d’engagement en disant qu’ils avaient pris les armes pour que la guerre cesse. Pour tout observateur qui connait le mouvement Mai-Mai, il est peu propable qu’ils soient les premiers à provoquer le chat qui prétend dormir, à savoir les rebelles du CNDP voire les Fardc. C’est plutôt le CNDP de Nkunda qui a décroché à Goma le désengagement complet des Fardc du Front du Nord-Kivu qui cherche à boucler la boucle par la force ou par la ruse du fameux comité de sages. Heureusement pour le Congo, ce jeu malsain est déjà perceptible par les militaires patriotes congolais et certains groupes Mai-Mai qui découvrent la complicité et le manque de volonté politique du gouvernement congolais dans la crise du Kivu. 
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L’exemple criant est celui de la débâcle militaire de Rutshuru et de Mushake. Le combat contre le CNDP était perdu d’avance d’autant plus que les brigades engagées contre lui ont en majorité des commandants Tutsi. En effet :
La 9° brigade: commandant Smith, Tutsi non brassé
La 11° brigade: commandant Tutsi, traitre de Mushake,
La 14° brigade: commandant Rugai, Tutsi non brassé,
La 15° brigade: commandant Tutsi brassé à Kisangani.
Seules les 3°, 6° et 7° brigades sont commandées par des patriotes congolais.
Quand les brigades commandées par les Tutsi attaquent le CNDP, après quelques échanges de tirs, elles reculent en abandonnant armes, munitions et véhicules achetés à la sueur des contribuables congolais au CNDP qui les acquiert gratuitement. Ce comportement incivique prouve la sagesse africaine selon laquelle, "Si tu as des problèmes avec le sanglier ne prend jamais le porc comme avocat car, sanglier et porc tous sont des cochons".
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Les choses se compliquent quand les fils et filles du Nord-Kivu s’en mêlent pour couvrir le complot. En effet, quand on regarde de près la composition du CNDP, on remarque qu’en fait, il s’agit de la composante RCD-Goma à prédominance Tutsi et du RCD/K-ML. Il en est de même des Brigades FARDC déployées au Nord-Kivu, notamment dans les zones rouges.
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Le général Nkunda étant du RCD-Goma, son Adjoint Kakolele est du RCD/K-ML. De même son représentant à la conférence de paix de Goma, Mr KAMBASU NGEVE, est du RCD/K-ML.
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Du côté des civils, la plupart des chefs coutumiers du Nord-Kivu sud sont corrompus. Tels sont les cas du chef Paul Mali Ni Kazi, chef coutumier de Rutshuru, Kaburi Modeste, chef de groupement Bukoma.
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Il en est de même de Monseigneur Ngabu, évêque du Diocèse Catholique de Goma qui, dans une prédication ambigüe du 21 juin 2007 à l’église de MURAMBI, avait laissé entendre que les congolais allaient devenir des refugiés dans des conditions pires que celles des refugiés du Darfour. Tout prêtre congolais du diocèse de Goma qui afficherait un patriotisme perdrait automatiquement la confiance de Mgr Ngabu accusé depuis toujours d’être le Gourou spirituel des complices du projet déstabilisateur du Kivu et qui ne verse aucune larme quand ses prêtres patriotes sont assassinés.
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Le 05 mai 2007, le général Nkunda réunit ses membres à Rutshuru, capitale du CNDP, et lut l’ordonnance de son chef, Mr Ruberwa. A cette occasion il y eu distribution des tenues de la garde présidentielle de la RDC à la jeunesse de Rutshuru et de l’argent pour leur adhésion au CNDP. Le distributeur de l’argent était principalement Mr Kakolele.
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A la réunion du 05 mai 2007, à part Nkunda et Kakolele, il y avait notamment JP Bemba et Kisempia Songilanga! A la fin de la réunion, le général Nkunda s’était adressé à la population de Rutshuru en ces termes: “Chers congolais, nous voyons les souffrances dans lesquelles le Président Kabila vous a plongées. Je suis un général Ruandais mais je ne suis pas insensible à votre malheur. Nous ruandais, allons vous aider à chasser Kabila du pouvoir et c’est votre frère Pay Pay qui sera président de la République." Mais quand Monsieur Kipasa était de passage à Rutshuru il avait tenu le même langage mais il disait que c’était Nyamwisi qui sera Président de la République! Il n’est pas ainsi surprenant que le ministre actuel des affaires étrangères, son excellence Mbusa Nyamwisi, soit cité dans un rapport des sénateurs parmi les pilleurs du Nord-Kivu. A cela on ajoutera la légèreté avec laquelle les questions concernant le Ruanda sont traitées par la diplomatie congolaise car elle est assujettie au gouvernement Ruandais comme pendant la rébellion c’était à Kigali que les pseudos rebelles dont Mbusa Nyamwisi recherchaient la légitimité.
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Pour illustrer que le complot contre les FARDC et le peuple congolais est organisé par ceux-là même qui sont tenus à ramener la paix au Nord-Kivu, nous prenons l’exemple de la guerre du 27 juillet 2007 pendant laquelle le CNDP avait attaqué la FARDC à Rubare en Territoire de Rutshuru. La FARDC qui avait était attaquée vers 4h du matin, commençait à avoir le dessus sur le CNDP vers 10h. La MONUC voyant cela voulut imposer le cessez-le-feu mais la jeunesse de Rubare s’était insurgée contre elle et l’attaqua à coups de pierres et des machettes jusqu’à ce qu’elle recule. Ahardie par cet exploit la jeunesse se retourna contre le CNDP et comme parmi elle il y avait des démobilisés, elle récupéra les armes abandonnées par le CNDP le chassa de Rubare jusqu’à Ndamugenda, Rutsiro, Ruseke…Le colonel de la 6° brigade profita de l’occasion pour remettre des armes lourdes à la FARDC qui écrasa tous les camps du CNDP de la région et fit 100 prisonniers de guerre dans les rangs du CNDP. Quand la 6° brigade allait continuer sa marche victorieuse sur le CNDP le samedi 28 juillet 2007, le commandant Vainqueur Mayala arriva à Rubare et décréta le cessez-le-feu et interdisa à la FARDC l’usage d’armes lourdes disant que la force utilisée contre le CNDP était disproportionnée! Quel intérêt avait-il en pérennisant la guerre qui fait trop de victimes civiles innocentes?
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Est-il concevable qu’en zone opérationnelle un haut officier militaire puisse donner la fête à ses militaires avant la fin de la guerre, surtout leur donner de la bière à profusion si ce n’est que dans le but de les faire massacrer par l’ennemi? Tel est le cas du général Tango Fort, chef des forces terrestres de la FARDC à Mushake. La FARDC qui avait déjà conquis Mushake marchait victorieusement vers Kilolire et de là sur Kichanga ce qui serait la fin de Nkunda. N’est-ce pas là un cas de haute trahison? Comme par hasard, le général Tango Fort est du RCD/G! En mettant en parallèle le cas de Tango Fort et celui de Vainqueur Mayala à Rubare; on remarque clairement que les officiers FARDC ont intérêt à pérenniser la guerre ainsi que la MONUC car "No Nkunda no job".
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Terminons en disant que les congolais ont une mémoire courte: aujourd’hui Monsieur Kambasu Ngeve accepte d’être le représentant de Nkunda à la conférence de paix de Goma. Par ce geste il accepte le démembrement de la RDC en faveur du Ruanda tout comme il accepte avoir participé aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’on reproche au général Nkunda. Le général Nkunda utilise cet aveugle tout comme Kakolele et autres officiers FARDC comme marchepied à la manière d’ONUSUMBA qui était président du RCD/G. A la nomination du vice-président de la République, gouvernement de transition, ONUSUMBA fut éjecté de la présidence du RCD et RUBERWA, un Tutsi, fut nommé vice-président de la République. Tel sera le cas de tous ces enfants égarés du RCD/K-ML y compris leur chef, Mbusa Nyamwisi.
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Propos Recueillis par
Kahindo Edgar, Porte-parole
RACODIT (Rassemblement des Congolais pour la Défense de l’Intégrité Territoriale
Butembo
Beni-Lubero Online

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Chers amis de Beni-Lubero,
 
Je suis bien content que Isale soit maintenant capable de produire assez de haricot. En 2006 (vers mars-avril), quand je travaillais encore pour le PAM (Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies), il y avait beaucoup de déplacés dans la contrée de Isale (environ 55.000). J’ai vu de mes cousins parmi les déplacés qui venaient chercher des vivres à Bunyuka, à Kavingu, à Vutungera et à Vuhovi. Il n’y avait rien à manger dans la contrée. C’était terrible. J’y ai organisé la distribution d’environ 400 tonnes de nourriture. J’y ai directement ouvert 2 centres nutritionnels (celui de Bulambo et celui de Vuhovi). Pour prendre en charge certains mal nourris (en général des enfants déplacés), j’avais ouvert un autre centre nutritionnel à Kyondo.
 
Si aujourd’hui les gens de Isale ont des haricots à vendre en plus des haricots à manger, ceux-là mêmes qui s’alignaient pour avoir 100 kg (de farine de maïs, haricot, CSB, sel de cuisine, huile) alors que Dieu soit loué. S’ils peuvent trouver quelque chose à vendre, c’est une bonne nouvelle.
 
Mais, par rapport à la grande production, c’est en fait l’œuvre des organisations agricoles. Je pense que APAV soutenue par l’ONG Belge VECO de même que COPERMA ont dû donner des appuis agricoles aux paysans de la contrée. Agro Action Allemande interviendrait aussi de ce côté-là. Enfin, un plaidoyer fort a été fait par la MONUC auprès de l’ICCN entre mars et juillet 2007 afin que les gardes de parc ne dérangent plus la population qui travaille sur les terres coutumières. Ces champs ayant été longtemps laissés en jachère par les déplacés en fuite tout ceci combiné à ce qui précède, il est normal que la contrée de Isale produise maintenant beaucoup. Il n’y a rien de miraculeux là dedans. C’est une réussite !
 
Toutefois, l’ONG belge VECO a fait un plaidoyer fort en Europe et ailleurs au monde pour que le PAM achète localement les vivres afin d’encourager la production agricole locale. Je me souviens d’un débat fort au niveau du cluster Sécurité alimentaire à propos d’une hausse de prix et d’une possible rareté des vivres dans la contrée au cas où le PAM commencerait à acheter les vivres localement. Pendant ce temps, je me chargeais du Programme de PAM et c’est moi qui faisait cette analyse. Mais VECO a été diplomatiquement fort et, comme résultat, le PAM serait en train d’acheter les vivres actuellement dans la contrée du Grand Nord (je dis "serait" parce que je ne suis plus au PAM et je ne sais pas comment ça se passe actuellement). Les partenaires d’achat seraient SYDIP (Syndicat pour la Défense des Intérêts Paysans) et COOCENKI (Coopérative Centrale du Kivu), tous deux partenaires à VECO. Cela pourrait constituer la raison principale de l’achat exagéré des haricots par les sous-traitants de ces 2 ONG locales.  [Dans ce cas, Nkunda ne serait pas seul à acheter les haricots de Isale comme ce serait dit dans l’article.] Nous ne devons pas encourager une chose et son contraire. Nous voulons vendre et nous faisons des conférences internationales afin de vendre. Puis, on nous envoie les acheteurs je ne sais à partir d’où (peu importe d’où ils viennent) et les chefs locaux (que je respecte beaucoup) commencent à mettre des freins ! C’est quoi ça ?
 
N.B. Les idées contenues dans cette page ne reflètent pas les points de vue de la MONUC (ni du PAM pour qui je travaillais avant). J’endosse l’entière responsabilité de mon analyse.
 
Franche collaboration
 
Mbusa Kito
Civil Affairs Assistant
MONUC
Ext : 2871
Cell: +243998385707
kito@un.org, kitombusa@yahoo.fr
Beni-Lubero Online

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Subject:

 
Nkunda

From:
"Désiré_Kabwe" <kabwe1@googlemail.com>
 
 
Date:
Mon, Nov 19, 2007 12:28 pm
   To:
  
« Cher compatriote et frère Rigobert Kankudi
Beaucoup de gens ont lu avec intérêt votre article sur Nkunda, Roi en devenir du Nord-Kivu. Je suis de ceux qui pensent comme vous que l’Accord de Nairobi a été un pas important dans cette direction. Mais je veux vous reprocher quelque chose: en tant qu’informateur de notre peuple, vous n’appelez pas le chien par son nom. Je veux dire, vous vous en prenez à la Monuc, à la Communauté internationale, et au Rwanda,… mais la responsabilité de celui qui préside aux destinées de ce pays ne ressort presque pas. Et pourtant, si nous réfléchissions correctement, nous comprendrions que le Rwanda ne pouvait pas croître en importance à l’est de la RDC sans la complicité de JK. Et votre journal doit être en mesure de citer nommément JK comme responsable de ce méli-mélo dont vous parlez.
 
Et même si les opposants au régime actuel sautaient sur l’occasion "en or" comme vous le dites pour préparer 2011, personne dans les Kivu ne le prendrait au sérieux. Les Kivutiens (du sud ou nord, c’est pareil) sont désormais connus pour leur naïveté. A l’état actuel des choses, ils préféreraient JK à Bemba ou à Tshisekedi ou à Ngbanda. Pourquoi? Parce que ceux-ci parlent d’autres langues, dont le lingala, vu à l’est à tord comme langue des voyous. Et par conséquent ces hommes-ci seraient forcément des voyous, hommes à abattre. Comme si les swahiliphones étaient des enfants de choeur, et les autres des voyous…Cette façon de voir les choses doit changer, car les voyous, on les retrouve partout. Et on ne devient pas voyou ou saint à cause d’une langue.
 
En plus, ne pensez-vous pas que 2011 serait trop tard pour le Kivu? Pourquoi attendre 2011?
 
Pour terminer, nous devons aussi reconnaître nos propres fautes :
 a) Mbusa Nyamwisi est fils du Nord-Kivu, mais cet accord n’allait jamais aboutir sans son apport. Et il peut toujours démissionner à tout moment si des pressions contraires aux intérêts du Nord-Kivu s’exercent sur lui. Mais il préfère l’argent, le pouvoir et les honneurs personnels. 
b) L’Abbé Malu-Malu de la CEI a joué un rôle de premier plan dans l’élection (pas du tout évidente) de JK. Il est originaire de l’Équateur…
c) Les populations du Kivu ont préféré JK à Payi-Payi ou à d’autres candidats nationalistes… Elles payent maintenant le prix très élevé de leur naiveté, et beaucoup continuent à espérer une prouesse de dernière minute de leur champion JK pour en finir avec Nkunda.
 
Que faire maintenant?
Passer à l’acte maintenant, prendre les rues et exprimer son ras-le-bol. Manifester non contre la Monuc ni contre le Rwanda, mais contre le régime issu des urnes de Malu-Malu. Et vous journalistes, parlez ouvertement et franchement et sans peur. C’est ainsi que vous contribuerez au réveil rapide de la conscience du peuple. Au fait, il faut vraiment être congolais pour lancer encore des appels sur le réveil de la conscience après tant de morts et de souffrances parmi les nôtres. Sous d’autres cieux, les choses iraient toutes seules, les rues seraient envahies chaque jour jusqu’au départ du despote…
 
Bonsoir!
 
Désiré Kabwe

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Pendant que les beniluberois sont sous le choc de la nouvelle de l’arrivée imminente des soldats mixés de Nkunda dans leur territoire, les étudiants du Centre Universitaire du Ruwenzori (CUR en sigle) ont rajouté à la panique en mettant Butembo sens dessus dessous pour une histoire interne à leur université sans rapport aucun avec les magasins, véhicules et cafeteria des paisibles citoyens de Butembo qui en ont payé malheureusement les frais. Que s’est-il donc passé?
Pour la petite histoire, tout est parti de la Faculté de Polytechniques du CUR où au mois d’octobre 2006, les autorités académiques avaient renvoyé définitivement du Centre 3 étudiants coupables d’avoir « bizuter » des nouveaux étudiants. Ces trois étudiants frappés par la mesure interdisant le « bizutage » auraient à plusieurs reprises sollicité de qui de droit que leur sanction soit revue à leur avantage, mais hélas, en vain. Comme il fallait s’y attendre, la négociation pacifique ayant échouée, les étudiants malheureux bénéficiant naturellement de la sympathie de leurs camarades du CUR ont décidé le lundi 22 janvier 2007 vers 13 h 30 de se faire justice. C’est ainsi qu’ils ont tabassé les autorités académiques, leur assenant coups et blessures. Le Secrétaire Général Académique ainsi que le Directeur Académique ont été contraints par les étudiants de signer deux documents, le premier concernant l’annulation de la décision du renvoi définitif de leurs camarades et confirmant leur réintégration sans conditions au sein du CUR et le deuxième demandant la démission sans préavis du Secrétaire Académique, soupçonné d’être à l’origine du renvoi de 3 bizouteurs.
Informés de ce coup de force au CUR, le Maire de Ville, Honorable Wabunga Singa, accompagné des éléments de la Police Nationale Congolaise est descendu sur les lieux du crime pour tenter de calmer les esprits en furie. Son entrevue avec les étudiants a réussi à ramener le calme après la promesse de sa médiation dans le bras de fer entre étudiants et autorités académiques du CUR. La police quant à elle a escorté les autorités académiques à leurs domiciles respectifs pour les soustraire du courroux des étudiants.
A la même occasion, le Maire de la Ville a invité tous les étudiants des Universités et Instituts Supérieurs à la Conférence que tenait l’Ambassadeur de la Belgique en R.D. Congo dans la Salle SIPA de la Procure, le lendemain mardi 23 janvier 2007. Malheureusement l’ambassadeur belge arrivé par avion à Butembo ce même mardi à 8h30 a été conduit par son protocole à l’ULPGL (Université Libre des Pays des Grands Lacs), Campus de Kikyo, au Quartier Kalemire. Les étudiants de la CUR ont attendu en vain l’ambassadeur jusque 15h00 heure locale aux abords de la Salle SIPA de la Procure. Vers 15h30, ces derniers récurent un message de la part du Maire de la Ville leur demanda de déposer leur mémorandum à l’aéroport de Rughenda où l’ambassadeur reprenait son avion à 17h 00 pour Kinshasa via Goma. C’est ce lapin qui a rajouté a la colère de la meute d’étudiants. Pour n’avoir pas tenu parole, le Maire de la Ville est passé de son statut de médiateur au statut d’ennemi. Au lieu d’aller à Rughenda, les étudiants fatigués d’attendre des autorités qui ne tiennent pas parole, sont partis de la Procure jusqu’à la Mairie de la Ville avec bâtons et pierres à la main. Malheur à tout ce qui se trouvait sur leur passage où ils ont menacé tout passant, barricadant la route, déviant la circulation à cette heure de pointe, engageant un combat acharné avec des taximen téméraires qui ne se croyaient pas du tout dans la ligne de mire des manifestants. Bilan : 1 taximan grièvement blessé et 2 motos Bodaboda complètement endommagées. Arrivés à leur destination, à savoir la Mairie de Butembo, les étudiants se sont déchainés sur le bâtiment de la Mairie pendant une demi-heure en cassant vitres et en défonçant les portes. Le lendemain, le comité de sécurité de la Ville de Butembo a décidé la suspension des activités dans le CUR en attendant qu’une solution soit trouvée.
Le bourgmestre de la Commune Vulengera, Léandre THAMUITE a déploré la casse faite par les étudiants lors de leur marche de colère, notamment le cafeteria Olympia sise à coté du Stade de la Procure qui a été sérieusement saccagé. Son propriétaire se demande à qui donner la facture salée de cet acte de vandalisme. Une commission d’enquête est à pied d’œuvre pour trouver une solution finale au problème opposant étudiants et autorités académiques de la CUR. L’enquête ne sera pas facile dans la mesure où le problème est complexe en mettant en jeu étudiants, autorités académiques, taximen, commerçants, autorités urbaines, etc. Il n’est pas impossible que la manif ait été récupérée par des forces occultes si l’on considère que le Secrétaire Académique qui a été copieusement battu et qui est souffrant en ce moment n’a pas plus de trois mois à son poste. Dossier à suivre avec BLO !
Juvenal Paluku
Butembo
Beni-Lubero Online

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