Relecture de l

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Professeur Philippe Biyoya : «Nous avons le devoir de rationaliser la gestion du pays»
Freddy Mulumba Kabuayi
Le Potentiel, Kinshasa, 6 Avril 2009
 
L’accord signé entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et le gouvernement à Goma sous la supervision de l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, et la signature à Kinshasa du communiqué conjoint par les gouvernements congolais et rwandais sont les sujets que Le Potentiel aborde, dans Nouveaux Horizons de ce lundi 6 avril 2009, avec le Professeur Philippe Biyoya. Celui-ci tient, mordicus, à l’organisation d’un grand débat national pour que les Congolais, qui naviguent à vue, sachent où ils vont. Cela, notamment, de la part belle faite au CNDP par le gouvernement.
 
Après la lecture de l’accord CNDP-gouvernement signé à Goma et de la signature à Kinshasa du communiqué conjoint par les gouvernements congolais et rwandais, quelles sont vos impressions ?
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S’agissant des accords entre le gouvernement et le CNDP, comme tout le monde l’a dit, il faut sûrement salué le retour de la paix dans l’Est de la République. Mais, puisque vous sollicitez mon avis d’expert, je crois que, dans un pays confronté à des crises à répétition, il manque à notre pays une tradition de résolutions des conflits, un modèle de questions qui sont importantes pour l’avenir. Et je voudrais profiter de votre question pour que nous situions cette modalité de traitement des crises. Dans un certain contexte, l’indépendance de notre pays est née dans la crise. Dans les années qui ont suivi cette indépendance, il y a eu des crises tout aussi troublantes, à l’instar de la sécession katangaise. Le Katanga avait proclamé son indépendance. Mais comment a-t-on traité cette crise ? On a fait tout, avec le concours de la communauté internationale, pour sauvegarder l’unité du pays et l’intégrité territoire. Même lorsque les Nations unies allaient nous proposer une solution fédérale de sortie de crise, c’était une solution qui devait nous permettre de laisser le pays soudé. Mais cette solution de fédéralisme n’a pas été retenue en ce moment-là parce que l’on pensait que l’intégration du pays passait par l’unité. Après, il y a eu des rébellions dans l’Est du pays.
 
Vous aurez constaté que lorsqu’on résout le problème de la sécession katangaise, on ne se met pas à table avec les sécessionnistes à qui on demandera de partager le pouvoir. On ne demande pas à l’armée et la police de la sécession de devenir l’armée et la police nationales. La rébellion muléliste a aussi proclamé la création d’un République. C’était une crise plus fondamentale que celle que nous connaissons aujourd’hui. Les rebelles mulélistes se sont retrouvés à Nairobi en 1964. Ils avaient le choix entre se reconvertir ou ils savaient que leur combat n’était pas légitime et ne pouvait devenir un combat national devant affecter l’unicité et la solidité du pays.
Vous aurez remarquez que, même lorsque Moïse Tshombe reviendra en 1964, c’est pour résister contre la rébellion muléliste. C’est alors que, pour réduire cette rébellion en tant Premier ministre, il fait appel à sa Gendarmerie katangaise qu’on va incorporer dans l’armée. Mais nous devons très bien regarder cette expérience. Tshombé a perdu le pouvoir et les gendarmes katangais ont traversé la frontière. D’ailleurs, nous sommes confrontés à la survivance de ces forces armées jusqu’aujourd’ hui. Parce qu’il y en a qui sont encore en Angola. On a déjà vu par le passé les modalités de résolution des conflits entreprises. Les efforts consentis pour la sortie de crise devant permettre à l’Etat qu’il soit uni et que les Congolais demeurent et travaillent ensemble selon des critères qui n’affaiblissent ni le pouvoir ni les institutions du pays.
 
Viennent alors les guerres de libération, avec des armées et services de sécurité des pays étrangers. Nous avons alors une autre forme de pouvoir : celui exercé par des nationaux et des étrangers tant sur le plan régional qu’international. Et ce pouvoir entre en crise, provoque toutes sortes de rébellions. Cependant, quelles sont les modalités de résolutions des crises qu’on adopte autour de cela ? Nous avons, désormais, des principes de résolutions des crises qui légitiment des ambitions ou des prétentions des rebelles.
 
Est-ce que ce n’est pas parce que nous manquons d’hommes politiques capables de comprendre les enjeux politiques de l’heure ou parce que ceux qui font aujourd’hui la politique chez nous ne sont pas ailleurs ? Ce qui fait que la crise des autres vienne ici. Donc, les tireurs de ficelles sont ailleurs.
 
C’est comme cela. Il est vrai. Parce que nous n’avons pas essayé de fonder notre capacité de gouverner notre armée, notre espace à partir des problèmes auxquels l’on est confronté. Parce que lorsque l’on est né par la sécession, des rébellions, je crois que tous ceux qui font la politique, tous les partis politiques, les militaires, les civils, nous devons devenir tous des spécialistes dans ces questions. Et donc, notre gouvernement devrait essentiellement être fondé sur la capacité et l’intelligence de résorber les crises, à les traiter de façon à ce que cela ne laisse pas des endémies et n’affectent pas l’Etat. Nous avons manqué cela et puisque nous avons manqué cela, nous sommes instrumentalisé s inutilement. En 1960, il y avait une tendance à se laisser instrumentaliser et les rébellions mulélistes sont nées pour l’appropriation du destin congolais. La rébellion muléliste ne s’est pas créée ou ne s’est pas proclamée pour qu’il soit géré par les étrangers. Che Guevara est venu rejoindre Kabila au maquis. Che Guevara n’a pas été avec toutes les rébellions même si la rébellion était presqu’à la fin. mais la rébellion était fondamentalement nationaliste. C’est un combat nationaliste contre l’impérialisme. Et c’était, je crois, la première fois au monde que tout un peuple s’était érigé sans à mener une lutte contre l’impérialisme sous toutes ses formes. On l’a cassé et dès qu’on l’a cassé et puisque les rebelles n’étaient pas considérés comme légitimes, on ne les a pas appelés à partager le pouvoir. On leur a demandé de se reconvertir, ils se sont reconvertis pour ceux qui en ont voulu. Il y en a qui se sont expatriés, qui sont devenus les réfugiés et ceux qui ont pris le pouvoir, malheureusement ont fait triompher à instrumentaliser le peuple congolais. J’ai comme l’impression, une tendance qui est demeurée qui nourrit le sentiment chez nous que le pouvoir, quand bien même qu’il serait de fait, ou lorsqu’il est légitimé par des processus électoraux, parce qu’ici nous n’avons pas une tradition d’orthodoxie institutionnelle.
 
La gestion du pouvoir, toutes les crises que nous connaissons dans notre pays depuis 1960 jusqu’à la signature des accords avec le Rwanda qui ont conduit à la démission forcée des membres du bureau de l’Assemblée nationale, crises qui relèvent de l’absence d’orthodoxie en matière de gestion de l’Etat fait que désormais même le sens de démocratie. Les gens pensent que nos crises sont soit des crises qui proviennent de pressions extérieures, soit de notre volonté en cherchant à plaire aux uns et aux autres, nous ne savons pas résoudre cela.
  
S’agissant du document signé entre le gouvernement et le CNDP, il semble que la partie gouvernementale a tout donné à l’ex-mouvement rebelle. Qu’en pensez-vous ?
 
D’abord, il est malheureux que le négociateur soit le pilote de ces négociations alors que cet accord n’est ni celui de Lusaka ou de Sun City. Tout le monde sait et a dit que le CNDP est un mouvement insurrectionnel. Et un mouvement insurrectionnel n’est pas une rébellion. Mais, c’est un mouvement insurrectionnel qui est, en plus, instrumentalisé par l’étranger. Malheureusement, on commence par reconnaître que c’est un mouvement politico-militaire puisque c’était déjà sa prétention. Malgré cela, on va prendre des engagements qui me semblent démesurés par rapport aux insurgés, aux gens qui ont manqué de loyauté, aux gens qui n’ont pas fait ce que leur titre obligeait de faire. Des gens qui ne savaient pas avant tout avoir une cause politique. Maintenant tout est légitimé ! Ils vont participé à la vie politique, ils auraient pu participer à la vie politique comme de simples citoyens. Mais, ils participent à la vie politique à titre de ce qu’ils ont mené comme combat. C’est au nom de leur combat et ce combat quand on le voit très bien. Ce n’est pas un combat national parce que le combat des rebelles est contre système 1+4 qui n’est pas la dictature de Kabila. C’est un combat partisan pour des causes sectaires, ne concernant que la province du Nord-Kivu, subsidiairement la province du Sud-Kivu. Donc, nous avons là un combat des ressortissants d’une province, pas tous, mais d’un groupe qui engage toute une province. Ils sont partis de l’Accord de Lusaka qui définissait la crise en RDC à double dimension, interne et externe. La manière dont l’Union africaine a patronné le processus de reconversion des insurgés à l’Etat donne l’impression d’un mouvement international, un mouvement tenant compte des intérêts internationaux. A partir du moment où le gouvernement accepte leurs conditions, il dit, en ce qui concerne l’amnistie, que la loi telle qu’elle a été préparée par l’Assemblée nationale pose problème. C’est ainsi qu’il impose son point de vue. Les rebelles sont pardonnés et l’Etat les gère comme membres d’un parti politique à statut spécial. Je crois que le statut du CNDP est plus que celui du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et du Mouvement de libération du Congo (MLC). Or, de l’expérience de ce deux anciens mouvements rebelles en matière d’intégration dans le pouvoir politique et dans l’armée nationale, nous constatons que, par le fait que cela soit fait sous la pression internationale, nous n’avons plus d’armée.
 
Nous avons une armée qui ne fonctionne pas parce qu’elle ne sait pas se restructurer, se réintégrer puisque les anciens vice-présidents ont tous gardé leurs armées. On a fait une armée congolaise d’états-majors. On a une armée des généraux, des officiers, de ce monde-là mais qui est budgétivore et qui est à base effectivement de beaucoup de problèmes. Et aujourd’hui, on n’intègre même pas les insurgés mais on les incorpore dans cette armée déjà à problèmes. Ils revendiquent même une police de proximité. Une autre police, à part celle que nous avons. On dit qu’elle ne doit pas être à base ethnique. Mais comment le CNDP peut-il exiger cela alors que c’est un parti provincial ? Nous savons que où sont localisés les Patriotes résistants Maï-Maï (Pareco) et les autres groupes. Lorsqu’on parle d’ethnie, il s’agit, désormais, pour l’Etat congolais, de donner un statut spécial au Kivu. C’est cela qui m’intrigue. J’ai l’impression que la légitimité, la spécificité, le statut particulier qu’on accorde au CNDP créera des mécontents. Nous aurons dans les institutions un mouvement politico-militaire qui ne viendra pas nous faciliter la tâche et qui risquer de tourner toute l’attention de la Nation c’est disproportionnel aux problèmes que le CNDP a posés et même à la menace que cette structure représentait. Le CNDP demandait notamment les réformes économiques.
 
 
Pourquoi les plénipotentiaires du gouvernement se laissent-ils faire ? Pourquoi signent-ils n’importe quoi ? Comment expliquer cette situation ?
 
Je ne pense pas qu’ils soient en train de signer n’importe quoi. Je crois que nous devons faire un effort pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui depuis le contexte à la fin du règne de Mobutu. Celui-ci n’a pas réussi à faire aboutir le processus de démocratisation durant la période 80-90. Les partis politiques qui sont nés de la démocratisation, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et les autres doivent regretter de s’être montrés faibles qu’à la façon d’assumer leurs responsabilité s et de gérer le destin. Parce que c’est de leur faillite, leur échec que les militaires étrangers ont finalement pris le dessus pour instrumentaliser les quelques politiciens que nous avons. Ils ont fait un blocage. C’est pour cela, nous avons un devoir de rationaliser la gestion du pays. C’est à travers, peut-être ce qu’on fait avec le CNDP que le pays devait se lever pour ouvrir un grand débat national pour que nous sachions où nous allons. Comme nous le savons, ceux qui sont au pouvoir le sont grâce aux enjeux internationaux. Les puissances internationales n’ont pas le même regard que nous avons sur l’avenir de notre pays. Comme les internationaux n’ont d’yeux que pour nos ressources naturelles pour apaiser tout le monde à partir de celles-ci, nous sommes tombés, en fait, dans un piège. A ceux qui sont au pouvoir, on ne leur demande d’être reconnaissants. On a tué Kabila-père parce qu’on a trouvé qu’il fait montre d’ingratitude. Le pouvoir lui a été donné. Il faudrait que ceux qui sont au pouvoir le comprennent. Et quelle est la contribution de la plupart de ceux qui ont pris le pouvoir (le MLC, le RCD et les autres mouvements que nous connaissons) pour la réappropriation du destin de leur pays ?
 
 
 
Lors du système 1+4, la diplomatie n’a pas fonctionné. L’armée n’était pas été intégrée. Mais il y avait toute une branche qui s’est occupée de ces questions-là. On avait même remarqué des discordances entre les vice-présidents et les ministres. Parce que chacun, dans la parcelle de son pouvoir devait tenir compte de la source de sa légitimité. Pour le CNDP, faisons l’évaluation du rapport du gouvernement pour la normalisation. Que les deux partenaires se soient intéressés à l’évaluation de l’intégration du CNDP, des Pareco et des autres groupes armés, c’est une affaire nationale. Mais quel intérêt du gouvernement pour le pays voisin qui a eu des problèmes avec nous, même si on normalise les relations aujourd’hui ? A quel niveau cela se fait ? Cela signifie que des choses seront dictées par ce pays voisin.
 
Voulez-vous dire que nous avons perdu notre souveraineté nationale ?
 
La question de souveraineté nationale n’est pas celle d’aujourd’hui. Dans une des éditions de votre journal vous aviez fait allusion au livre de Marie-France Gros, consacré au jeu politique en RDC. Il est dit que nous sommes un pays sans souveraineté réelle. Or, l’accord CNDP introduit effectivement les clauses de l’Accord de Lusaka qui se termine par la clause relative aux institutions internationales sont chargées de faire le suivi. Pourquoi fallait-il que Obasanjo vienne des Nations unies pour piloter cette histoire ? La communauté internationale doit aider le gouvernement central à être fort. On ne comprend pas pourquoi celui-ci doit, en fait, accepter de se maintenir en s’associant aux partenaires qu’il ne sait pas contrôler. Ces gens ont la possibilité de se soustraire à l’application de cet accord. Il est également dit que les parties peuvent en appeler à l’arbitrage de la communauté internationale, exactement comme le MLC et le RCD l’ont fait pendant la transition politique. C’était d’ailleurs une transition sous tension.
 
 
Concernant le communiqué conjoint signé entre les gouvernements congolais et rwandais, il est dit, quelque part, que les troupes rwandaises peuvent pourchasser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur l’ensemble du territoire congolais. Avec une telle autorisation, peut-on dire que le Congo est sous tutelle du Rwanda ?
 
Tel que j’ai lu ce communiqué dans votre journal, j’ai trouvé une anomalie qui ne devait pas figurer dans un document d’une telle envergure. Le fait que le ministre des Affaires étrangères du Congo ne mentionne pas son nom
 
C’est, peut-être, un problème de celui
 
D’accord. Mais si c’était repris de la même façon que dans le texte officiel, cela serait grave parce que je ne peux pas le comprendre. Pour revenir à la question, je pense que le réalisme d’un tel dessein pose d’abord problème. Quand on sait déjà comment cette opération s’est déroulée dans l’Est du pays, qu’est-ce qu’on a eu comme résultat ? Les FDLR, qui ne sont pas des enfants et connaissent le Congo profond comme l’Armée de résistance du seigneur (LRA) qui n’a pas été écrasée. On devrait prendre l’option qui remettrait en question le devoir que nous avons pour notre souveraineté, c’est d’avoir les moyens par nous-mêmes de dicter les termes de la paix de notre pays. Nous ne serons pas indépendants par la coopération ou par la collaboration avec les autres. La présence des armées étrangères fait partie des accords. Mais les Allemands et les Américains, qui sont restés en Europe, n’ont pas mené des opérations de gendarmerie.
  
Dans le même communiqué conjoint, il est également dit, quelque part, qu’un litige frontalier existe entre le Congo et le Rwanda
 
Je l’ai appris. Je l’ai lu. Si l’Accord de Lusaka est entré en application, je pense que c’est parce qu’il n’y avait pas d’institutions, pas d’armée. L’accord signé par le gouvernement et le CNDP, sous médiation internationale, ne peut être d’application que s’il est validé par le gouvernement. Je voudrais dire que, si réellement il y a des problèmes à la frontière, il faudrait qu’on cesse de faire de cette situation qui engage l’avenir de la Nation une affaire des personnes, soit de celles qui sont au cabinet du ministre des Affaires étrangères, soit de celles qui pensent qu’elles ont un mandat, qui n’est pourtant pas éternel. On ne doit donc pas confisquer le destin. Cette question de frontière, toutes les autres questions du genre s’il y en a, doivent être soumises au parlement pour en débattre. On les sollicite anticipativement. Parce que quand on réfléchit après, ça donne l’impression que soit nous ne comprenons, soit nous sommes de mauvaise foi.
 
Ne trouvez-vous pas qu’il y a une cassure entre ceux qui sont au gouvernement et qui engagent le pays et le peuple congolais ? Car celui-ci, dans sa grande majorité, n’accepte qu’on coupe, ne fût-ce qu’un morceau du territoire national.
 
C’est l’observation que l’on fait aujourd’hui. La faiblesse de la démocratie réside dans ce que le peuple n’est pas suffisamment représenté au niveau des institutions. Vous pouvez avoir été élu. Mais, dès lors que votre élection ne vous donne pas la capacité de rencontrer les aspirations pour lesquelles on vous accorder un mandat, vous restez légal et non légitime. Et nous sommes, aujourd’hui, devant un déficit de légitimité. Combien de gens se retrouvent dans les députés qu’ils ont élus ? Combien ont encore confiance à ses représentants du peuple ? On attend, rien ne vient. Les gens finissent par comprendre que leurs élus méritent de la communauté internationale (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Union européenne, Louis Michel ). Effectivement, une certaine distance se crée entre les dirigeants et le peuple.
 
A tout prendre, va-t-on s’installer dans une période d’instabilité ?
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L’instabilité est liée aux fondamentaux même de la démocratie. Quelle est la base du consensus fait après les élections ? Comment celles-ci ont-elles été terminées ? Dans la confusion. On a vu énormément des choses qui ont vicié le contrat national. Et les armes ont parlé. On ne peut donc pas fonder la stabilité sur des choses qui paraissent provisoirement limitées.
(Le Potentiel)
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