Révélation au TPIR/ARUSHA : « Le Président des Interahamwe travaillait pour le FPR »

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L’histoire du FPR/APR dans les crimes commis dans les pays des Grands Lacs est en train de dévoiler, petit à petit, tous ses secrets. Après le rapport du HCDH alléguant que certains crimes commis par les hommes de Kagame pourchassant les Hutu sur le sol congolais pourraient être qualifiés de génocide, un témoin du TPIR, Aloys Ruyenzi, vient d’enfoncer le clou : « Les Interahamwe furent les principaux bras armés des massacres de 1994. Le Président national de la milice, Robert Kajuga, aujourd’hui décédé, « travaillait pour nous, comme d’autres membres des Interahamwe », a affirmé Aloys Ruyenzi, précisant qu’il portait le grade de caporal au sein de la rébellion durant la période d’avril 1992 à avril 1994. » Lisons le texte ci-après, tiré de la revue de presse de Congoforum! Nous comprendrons que certains FDLR qui tuent à l’est de notre pays le font en connivence avec le chef de Kigali. 

L’Agence Hirondelle annonce- « TPIR/KAREMERA – LE PRESIDENT DES INTERAHAMWE « TRAVAILLAIT POUR » LE FPR (TEMOIN) » 

Un ancien membre du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement en exil a affirmé mardi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) que l’ancien président de la milice Interahamwe, Robert Kajuga, « travaillait pour » l’ex-rébellion actuellement au pouvoir. Les Interahamwe furent les principaux bras armés des massacres de 1994. Président national de la milice, Robert Kajuga, aujourd’hui décédé, « travaillait pour nous, comme d’autres membres des Interahamwe », a affirmé Aloys Ruyenzi, précisant qu’il portait le grade de caporal au sein de la rébellion durant la période d’avril 1992 à avril 1994. 

Selon le témoin, Kajuga – réputé tutsi- et certains de ses hommes commettaient des crimes dont la responsabilité était ensuite rejetée sur la partie gouvernementale. Ruyenzi déposait à la demande de l’ex-président du MRND Mathieu Ngirumpatse jugé avec Edouard Karemera, ancien vice-président de cet ex- parti présidentiel. Les deux hommes répondent notamment de crimes commis par des membres de leur formation politique, en particulier, les jeunes – les fameux Interahamwe du MRND. 

« Vous ne pouvez pas prétendre connaître mieux que moi le fonctionnement du FPR », a insisté le témoin, ajoutant qu’il faisait partie, à l’époque, de la garde rapprochée de l’actuel président Paul Kagame, alors numéro un de la branche armée du FPR. 

Interrogé par Don Webster du bureau du procureur sur la nature exacte des crimes commis par Kajuga dans le cadre de sa collaboration alléguée avec les rebelles, il a répondu : « Je sais qu’il travaillait pour nous ; ce qu’il faisait, c’est ce que faisaient nos combattants qui avaient infiltré le pays au-delà des lignes gouvernementales : des actes criminels ». 

Ruyenzi avait été l’un des témoins de l’enquête du juge français Jean-Louis Bruguière qui avait abouti en 2006 à l’émission de mandats d’arrêt contre neuf proches du président Kagame, accusés d’avoir joué un rôle dans l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, dont l’équipage était français. Suite à ces mises en accusation, Kigali avait rompu les relations diplomatiques avec Paris, qui ont été rétablies fin 2009. Le juge anti-terroriste français Marc Trévidic enquête de nouveau sur cet attentat dont une commission rwandaise a déjà imputé à la responsabilité à des proches d’Habyarimana. 

(Cette nouvelle pourrait ne pas rester sans répercussions sur la stabilité et la crédibilité internationale du régime rwandais et, par là, sur la situation à l’Est du Congo. NdlR) 

© J.P. Mbelu / CongoForum, le lundi 29 novembre 2010

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