RFI accusée d’intoxication pro-Nkunda

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La Radio France Internationale (RFI en sigle) est accusée par les Fardc de Rumangabo de mener une campagne d’intoxication pro-Nkunda. Prise comme la vérité même, plusieurs radios de Beni-Lubero diffusent intégralement  et sans vérification les nouvelles captées sur RFI.  Le cas d’intoxication à la une à Beni-Lubero est celui des combats signalés à Rumangabo par la RFI dans ses journaux parlés du mercredi 10 septembre.  Les militaires en poste à Rumangabo disent que ces combats n’ont jamais eu lieu. Les radios émettant à Butembo avaient déjà diffusé ce mensonge semant la panique au sein des familles dont les membres sont au front à Rumangabo.
 
Contactés au téléphone par leurs épouses et amis  vivant à Butembo, les Fardc de Rumangabo accusent la RFI d’intoxication visant à démoraliser les militaires de la grande base de Rumangabo.  La situation sur place à Rumangabo est calme même si le camp est en alerte, prêt à toute éventualité.  Mais il n’y a pas encore eu des combats.
 
Pour confirmer la situation à Rumangabo, un voyageur qui a fait le trajet Goma –Butembo en véhicule le même mercredi 10 septembre, rapporte  qu’il n’y avait pas de combats à Rumangabo.  Ce qu’il a vu de ses yeux, c’est un poste de contrôle où les militaires Fardc demandent à tout passant d’exhiber  sa carte d’électeur (NDLR : comme quoi les élections  de 2006 ont quand même servi à quelque chose). Les passagers qui n’en ont pas sont arrêtés sur le champ. Mais, effort de guerre aidant, les coupables peuvent recouvrer leur liberté moyennant 50 US$ pour les nantis et au moins 20$ pour ceux qui sont visiblement pauvres.
 
Le mensonge de la RFI dont on ne sait s’il est prémédité ou le fait d’une source d’information non fiable ranime le débat sur la complicité de la communauté internationale dans l’occupation du Kivu. Le fait le plus flagrant de cette complicité est la mise sur un même pied d’égalité du gouvernement démocratique élu et de la bande d’un soldat mutin, l’ouverture des ambassades ou consulats dans le fief de la rébellion, etc.  
 
Peut-on croire aussi les militaires contactés à Rumangabo ne sachant pas sur quel pied ils dansent ? Les militaires contactes sont-ils des patriotes congolais ou des pro-Nkunda ?  
 
Ce qui est vrai est que dans l’opinion en ville de Butembo, la population croit plus aux militaires Fardc qu’à la RFI. Les bubolais et bubolaises qui se sont exprimées  disent que ce n’est pas la première fois que la RFI et d’autres radios internationales diffusent des mensonges pour démoraliser l’armée congolaise. Les congolais se rappellent de la première guerre de l’AFDL ( 1996-1997) cataloguée dans la mémoire collective de guerre médiatique pendant laquelle les villes et localités du Zaïre étaient déclarées tombées par la RFI bien avant qu’elles ne tombent. Ce mensonge démotivait les militaires zaïrois qui, se croyant en danger abandonnaient le front sans combattre. La RFI veut-elle ainsi rééditer  son exploit  de 1996-1997? Cette mission paraît plus difficile aujourd’hui qu’il y a douze ans à cause des Nouvelles Technologies d’Information. En effet, en 1996, il n’y avait pas de téléphonie cellulaire ni d’internet au Congo. RFI était le seul moyen de communication des nouvelles en provenance de différents fronts. Aujourd’hui, les militaires au front ont des téléphones portables et peuvent informer eux-mêmes les leurs sans passer par un correspondant ou un satellite de la RFI. Les radios locales devraient ainsi se méfier de la RFI pour vérifier leur information à la source.
 
Une chose est vraie : la guerre d’occupation du Kivu ne cessera d’être riche en révélations sur la banqueroute de la communauté internationale qui se déplume au Congo chaque jour qui passe. Pourvu que cela serve de leçon aux congolais et que tous l’apprennent une fois pour toutes que les 6 millions des morts congolais sous la barbe de l’ONU en appellent à l’unité et à l’organisation  des congolais, au sens du travail et du sacrifice de tous et de chacun pour l’intérêt supérieur de la nation. Les ennemis de la R.D. Congo sont nombreux, mais unis et solidaires, les congolais peuvent les combattre jusqu’à la victoire !
 
Edgar Kahindo
Racodit-Butembo
Beni-Lubero Online
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