RUTSHURU: Des Tracts demandent aux Nande de partir

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
Selon des appels téléphoniques, les Nande de la cité de Rutshuru s’étaient réveillés hier mercredi 8 juillet 2009 pour trouver devant les portes de leurs boutiques et maisons d’habitation des tracts anonymes les sommant de quitter le territoire de Rutshuru le plutôt possible et de retourner dans leur territoire d’origine Beni-Lubero, sans quoi ils seraient égorgés comme des chèvres. D’après ces tracts le territoire de Rutshuru appartient au Rwanda. C’est donc la deuxième fois  que les tracts de ce genre sont collés aux  boutiques et maisons d’habitation des Nande de Rutshuru. La première fois étant le lundi 29 juin 2009, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de la R.D.Congo.  
 
Devant cette persistance des tracts et se rappelant des massacres de Kiwanja et de Rubare, les Nande de Rutshuru demandent au Gouverneur de Province, Son Excellence Julien Paluku Kahongya,  de prendre ses responsabilités pour enquêter sur cette nième menace et renforcer les dispositifs sécuritaires  pour tous les congolais du territoire de Rutshuru qui fait partie intégrante de la R.D. Congo.  
 
Les Nande de Rutshuru espèrent que le mémorandum des députés nationaux de Beni-Lubero demandant au Gouvernement de Muzito le remplacement de tous militaires et policiers actuellement déployés au Nord-Kivu par ceux originaires d’autres provinces, ne restera pas lettre morte.
 
Les victimes de l’insécurité actuelle au Nord-Kivu sont formelles : L’insécurité actuelle est l’œuvre des militaires portant l’uniforme des Fardc et qui sont issus de Fardc, CNDP, armée rwandaise, Rudi, Mai-mai, etc. Les FDLR qui ont toujours vécu à plus de 100 km de cités et villages actuellement attaqués, et qui ont été repoussés encore plus loin dans la forêt, si l’on en croit les propagandistes des opérations  Umoja Wetu, ne peuvent pas être ceux qui mettent en même temps  les maisons d’habitation et les camps militaires en feu et cela sans combattre la coalition Fardc-Monuc. Ainsi, attribuer l’insécurité actuelle aux FDLR c’est apporter de l’eau au moulin de ceux qui ont toujours utilise l’alibi FDLR pour poursuivre l’occupation militaire du Nord et du Sud-Kivu. Le FPC de Kakule Lafontaine ne dit pas le contraire, raison pour laquelle il a quitte le camp de brassage.
 
Chaque fois que les Fardc issus du CNDP sont en déroute au Nord-Kivu, on entend des sirènes de mauvais augure qui demandent le renforcement de la Monuc pour traquer les FDLR et les groupes armés. En vrai dire, le renforcement dont il s’agit chaque fois à pour but d’étendre la zone du fléau-alibi des FDLR pour pouvoir déployer progressivement les troupes d’occupation dans la zone convoitée et préparer le terrain pour les rwandophones qui attendraient impatiemment dans les pays voisins leur traversée de la mer rouge pour la terre promise du Kivu où coulent le coltan et l’or. Aux dernières nouvelles, les FDLR seraient déjà au Nord-Katanga. Demain ils seront à Dilolo et à Mwene-Ditu.
 
Plusieurs faits sur terrain démontrent que les forces du mal cherchent à vider le Nord-Kivu de sa population actuelle pour y installer des Tutsi et les Hutu. Cela explique pourquoi rien n’est fait pour ramener les déplacés dans leurs villages, que l’incendie des maisons se poursuit au vu et au su de la coalition Fardc-Monuc ! .
 
Les nouvelles de Rubare de ce matin rapportent que le mal est profond qu’on ne le pense. Il n’y aurait pas que les hommes en uniforme et en armes qui participent au projet d’occupation du Nord-Kivu. Des hommes de Dieu comment à être pointer du doigt, ce qui n’est pas nouveau dans l’histoire.  
 
Que se passe-t-il ? Des réunions secrètes se tiendraient au Centre de Santé de Rubare depuis le samedi 13 juin 2009 entre des militaires rwandais, la religieuse responsable du Centre, en l’occurrence Sœur  Uwitije Primitive, et le laborantin connu sous le nom de Mr Nonante. D’après nos informations, la Sœur Uwitije est arrivé à Rubare au mois d’août 2008 en provenance du Rwanda, juste avant le début de la marche de Nkunda sur Goma. Elle venait  remplacer à son poste une congolaise sur ordre de Mgr Ngabu, évêque de Goma.
 
Au courant de la dernière semaine du mois de juin, la sœur Uwitije aurait réunit discrètement  autour d’elle le personnel d’origine rwandaise pour une communication de service. La communication était qu’elle avait pour mission de remplacer tout personnel infirmier non-rwandophone par des unités rwandophones et qu’elle voulait prévenir le personnel rwandophone de ce grand changement.  Heureusement que ce message diabolique n’a pas plus à tous, un fait qui veut dire que tous les rwandophones ne sont pas dans le complot d’épuration ethnique au Nord-Kivu. C’est ainsi que le personnel congolais est au courant de la communication de service de la sœur Uwitije.  
 
En attendant la suite de la mission de la sœur Uwitije, le personnel congolais craint non seulement pour lui-même mais aussi pour les malades congolais qui s’y font soigner.  
 
Aux autorités de la Province du Nord-Kivu et du Territoire de Rutshuru de diligenter des enquêtes sur ses graves accusations avant qu’il ne soit tard, car comme dit un adage, il n’y a pas de fumée sans feu, et il vaut mieux prévenir que guérir !
 
Correspondance particulière du Racodit–Rutshuru
Transmis à BLO par Edgar Kahindo
Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*