Stratégie Tshisekedi/Mboso : Il faut culpabiliser les populations congolaises. Il faut culpabiliser les victimes pour rassurer le Rwanda

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Il faut du temps pour comprendre la stratégie de communication derrière les propos de Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale. Le 29 mars 2021, il a, en les regardant dans les yeux, accusé ses propres collègues parlementaires du Kivu d’être membres des groupes armés de l’est. Par la suite, acculé par les parlementaires incriminés qui lui demandaient de publier les noms des parlementaires qui patronneraient les groupes armés, Christophe Mboso a juré qu’il ne citera jamais de nom. En réalité, ce vieil homme n’a aucun nom dans ses papiers. Il doit aussi savoir, en lisant les rapports de l’ONU, que les groupes armés sont plutôt patronnés par des officiers FARDC et PNC qui leur fournissent armes, munitions, renseignements, uniformes. Mboso sait qu’il balançait une accusation sans fondement, mais il fallait le faire, puisqu’il agissait en mission pour les parrains du régime.

Sa mission était de culpabiliser les populations congolaises victimes des massacres et leurs représentants dans les institutions. Et c’est mission accomplie ! Sans preuve ni initiative auprès de la justice, il devait tout simplement balancer dans l’opinion l’idée qu’au Kivu, ce sont les populations victimes qui sont les coupables des massacres qu’elles subissent. On entend les mêmes propos de la part de quasiment tous les partisans de Tshisekedi, et même dans les rangs de l’armée où certains officiers se laissent aller à ce genre de discours culpabilisant les populations dans les zones opérationnelles pour masquer leurs échecs, les complicités internes avec l’ennemi et les agendas inavouables. Question, qui est-ce que Christophe Mboso avait pour mission de protéger, en culpabilisant les populations congolaises ?

La mission

Un début de réponse se trouve dans les propos de Félix Tshisekedi qui, en mars 2019, à Kigali, avait affirmé que c’est le Congo qui est la source des problèmes de sécurité du Rwanda, et que les victimes congolaises étaient des “effets collatéraux”. Des propos qui avaient fait scandale dans les milieux congolais, mais Tshisekedi était, lui aussi, en mission commandée. Il devait, comme Mboso, culpabiliser les populations congolaises. Vous vous demandez sûrement de qui Mboso et Tshisekedi étaient en mission en tenant ces propos scandaleux.

La réponse se trouve dans le mode de fonctionnement du régime rwandais de Paul Kagame, qui parraine le pouvoir de Félix Tshisekedi, dans la continuité de l’alliance Kabila-Kagame. Pour le FPR, la meilleure façon de massacrer un peuple sans être tenu responsable consiste à présenter ce peuple massacré comme “coupable”. Et les agents du pouvoir tutsi rwandais fournissent des efforts considérables au Congo et à l’internationale pour que les crimes de leurs armées et milices soient systématiquement mis sur le dos de leurs victimes. Félix Tshisekedi et ses fidèles sont devenus sûrement les perles rares de Kagame parce que, désormais, tous les crimes que ses armées et milices ont commis, commettent et commettront sur le sol congolais seront mis sur le dos des populations massacrées par les déclarations des autorités congolaises elles-mêmes. C’est grâce à cette stratégie de communication que Kagame et ses fidèles ont massacré un nombre incalculable de Hutu, au Rwanda et au Congo, depuis 1994 sans être considérés comme des criminels. De nombreux Hutu, et même des Tutsi, qui, dans les années 1990, avaient accepté de jouer ce jeu, consistant à culpabiliser leurs propres populations, le regrettent aujourd’hui, pour ceux qui vivent encore comme Pasteur Bizimungu. Car la plupart d’entre eux furent assassinés après avoir accompli le “sale boulot” contre leurs propres populations. Tshisekedi et les tshisekedistes devraient un jour lire quelques ouvrages disponibles comme :

– “Eloge du sang” de Judi Rever et

– “CES TUEURS TUTSI Au coeur de la tragédie congolaise” de Charles Onana pour prendre conscience de l’avenir des malheurs auquel ils sont en train de condamner les populations congolaises dans leur allégeance au régime rwandais.

Vaincre le patriotisme des Congolais de l’Ouest, des Kasaïens en particulier

Kagame a compris une chose stratégique sur le Congo : pour avoir le Kivu-Ituri, il faut vaincre le patriotisme des Congolais de l’Ouest, majoritaires dans l’armée et peuplant la capitale, siège des institutions. Une des cibles de Kagame, selon plusieurs confidences, était les Luba-Kasai. C’est l’ethnie qui compte le plus grand nombre de diplômés et qui, par sa position géographique, au centre du Congo, ne souffre pas des soupçons de nationalité douteuse comme les ethnies congolaises ayant des congénères de part et d’autre de nos 10 frontières. Kagame et Kabila ont utilisé la force militaire en implantant des milliers de soldats rwandais dans le Kasai pour mettre les Kasaïens sous surveillance. Il n’a pas hésité à les massacrer derrière l’affaire Kamuina Nsapu tout en leur proposant l’accès au pouvoir (deux Premiers ministres successifs kasaïen, puis un président, Félix Tshisekedi. Etienne Tshisekedi était aussi dans le collimateur du pouvoir de Kigali, mais l’homme avait de l’expérience politique et il y a des choses qu’il n’aurait jamais acceptées, une fois au pouvoir).

Les stratégies de manipulation et les Congolais en cobayes

Félix Tshisekedi est donc arrivé au pouvoir sous les pactes avec Kabila et Kagame qui ont mis en place plusieurs stratégies théorisées par le professeur américain Noam Chomsky : J’en retiens deux, mais en lisant la liste, vous comprendrez que le Congo sous Tshisekedi est devenu un terrain d’expérimentation, avec ses habitants dans le rôle de cobayes.

1/ L’auto-culpabilité.

Cette stratégie consiste à faire croire aux individus qu’ils sont seuls responsables de leurs problèmes. Toute chose négative qui leur arrive ne dépend que d’eux-mêmes.

2/ La distraction. Il s’agit essentiellement de diriger l’attention du public vers des sujets non pertinents ou banals. De cette façon, ils gardent l’esprit des individus occupé.

3/ Créer des publics ignorants…

Je vous laisse lire la suite… https://nospensees.fr/les-10-strategies-de-manipulation…/

 

Boniface Musavuli

©Beni-Lubero Online.

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Un commentaire

  1. Mboso est un petit chien lécheur de cul des Rwanda. Ses propos malséants ne peuvent ébranler la ferme détermination qu’affiche actuellement la jeunesse congolaise.

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