Tongo: Les Fardc envoient leurs familles vers Goma

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Les nouvelles en provenance de Rutshuru, notamment de localités de Tongo et Kateguru, rapportent une situation de guerre contre les Fardc. D’après certains Fardc, il n’est plus possible pour eux de quitter leurs camps pour des petites patrouilles de routine dans les brousses et villages de Tongo et de Kateguru à cause de la multitude des troupes étrangères surarmées qui investissent la contrée du jour au lendemain. Ce qui est nouveau, rapportent certains patriotes Fardc, est le fait que, quand ils demandent de repousser ces assaillants comme par le passé, ils reçoivent des ordres contraires de leur hiérarchie.
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Devant cette situation intenable, et se rappelant de la trahison de Mushake au mois de Novembre 2007, certains Fardc auraient communiqué à leurs proches qui sont à Goma de bien vouloir accueillir les membres de leurs familles car leur securité n’est plus assurer à Tongo et à Kateguru à la suite des incursions des rebelles dans la contrée.
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Ce qui est étonnant dans tout ceci, c’est le fait qu’à Goma, loin de Tongo et de Kateguru, il se tient en même temps une réunion du programme Amani qui voudrait ramener la paix et le développement par le dialogue. Pendant que les communiqués de ces Assises de Goma entretiennent l’espoir que bientôt tous les chefs rebelles pourraient participer à la table des négociations, les rebelles de Nkunda sont accusés de chasser les Fardc de leurs positions de Tongo et de Kateguru. Et pourtant à Goma, les discussions portent aussi sur l’intégration ou brassage des rebelles de Nkunda au sein des Fardc. Quelle alliance des dupes ?
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Si cette situation se confirme, la guerre d’occupation aurait bel et bien commencée. Ce qui étonne c’est le fait que les dirigeants du pays la minimisent ou laissent faire. Les militaires congolais déployés au pays voudraient défendre l’intégrité territoriale de la R.D. Congo mais le gouvernement congolais les en empêcherait. Cela s’appellerait Haute Trahison. Ceux qui disent que la R.D. Congo n’a pas d’armée se trompent gravement ou jouent plutôt la carte des agresseurs. L’humiliation de 60 millions des congolais par un petit Rwanda de 7 millions d’habitants… On peut dire sans se tromper que ce qui manque plus à la R.D. Congo c’est plutôt les dirigeants politiques , pas les militaires. En plus de ces militaires qui sont empêchés de défendre leur patrie, il y a aussi la volonté du peuple congolais d’en finir avec l’agression par une guerre nationale comme les élections ont échoué. C’est étonnant que ces atouts ne soient pas mis à profit par le gouvernement congolais.
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A partir de la situation qui sévit au Nord-Kivu, on peut dire que l’Etat congolais ne remplit plus les fonctions régaliennes traditionnelles de l’Etat, à savoir, assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense ; assurer la sécurité intérieure et l’ordre public, avec, notamment, des forces de police ; définir le droit et rendre la justice à tous, etc. Il appartient ainsi aux congolais de prendre leur courage en mains pour créer un Etat de droit en R.D. Congo. A partir du moment où un Etat ne remplit plus les fonctions régaliennes qui le justifient, les citoyens ont non seulement le droit mais le devoir de le renverser. La situation du Nord-Kivu démontre noir sur blanc qu’il y a complicité du gouvernement actuel avec les agresseurs. Or d’après la constitution congolaise, les dirigeants cessent de l’être quand ils sont coupables de haute trahison. Les faits sont tellement perceptibles à l’oeil nu qu’on n’a pas besoin d’être juriste pour constater la haute trahison dans le chef du gouvernement congolais, collectivement et individuellement.
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Les institutions démocratiques que le gouvernement actuel se félicite d’avoir installées, notamment les deux chambres du parlement, les cours et les tribunaux, ne remplissent pas non plus leur rôle de contrôle et de révocation d’un gouvernement incompétent, complice de l’ennemi. Sur d’autres cieux, le gouvernement congolais serait déjà déposé par un vote de désapprobation. Mais comme l’a dit récemment notre ami Jean Paul Mbelu, on dirait que tous les congolais sont envoutés. au point que rien ne se passe malgré 5 millions des morts, 2 millions des déplacés dans la seule province du Nord-Kivu, les assassinats ciblés, les pillages des richesses naturelles, etc. Pour notre part, nous disons qu’il n’y a pas d’envoutement. La crise congolaise n’est pas l’effet d’un sorcier ou d’un marabout. Elle est l’effet des congolais eux-mêmes qui préfèrent ce qu’on appelle localement « la mangecratie » ou « la soupe » à des stratégies démocratiques de conquête du pouvoir ! Toute personne qui assure la soupe aux mangecrates congolais est acclamé leader quelles que soient ses déficiences de leadership, ses actes d’incompétence et de trahison contre la R.D. Congo. Voltaire avait-il raison de dire dans son sarcasme pour un bon dictateur et contre le gouvernement autocratique, qu’il préférerait obéir à un bon lion plus fort que lui-même, qu’à deux cents rats de son propre espèce. Dans notre cas, un lion qui mettrait fin à l’aggression de la R.D. Congo serait préferable aux milliers des mangecrates qui peuplent les institutions congolaises. Ainsi, pour faire advenir un nouvel ordre politique en R.D. Congo, les congolais ne devraient pas hésiter sur la forme de pouvoir qu’il faut, meme si celle-ci est inédite.  
Rigobert Kanduki
Goma
Beni-Lubero Online
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