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Ceux qui disent qu’au Congo il n’y a pas de secret ont peut-être raison. Ce qui se dit au cours de réunions nocturnes qu’aiment bien organiser les troupes d’occupation finit par arriver sur la place publique et dans les oreilles des victimes. C’est cela le secret congolais qui couvre ce que d’aucuns appellent préparatifs de l’occupation imminente de l’Est du Congo par le Rwanda et l’Ouganda.
 
Le plan de cette occupation qui se concocte depuis des années et sous le sceau du secret, à Washington, à Londres, à Kigali, à Kampala et à Goma, etc. est désormais sur la place publique congolaise sous forme de tradition orale. L’avantage de la tradition orale est qu’on n’a pas besoin d’un document écrit sur du papier avec signature et sceau pour certifier l’authenticité du propos. Pour le congolais, dans tout ce qui se dit, il y a une part de vérité.  Il n’y a pas de fumée sans feu ! Ayant épuisé la litanie des alibis : démantèlement des camps des refugiées Hutu, désarmement des Ex-FAR et des Interahamwe, nationalité des Banyamulenge, démantèlement des camps des Nalu et des LRA, la protection des Banyamulenge menacés de disparition, la démocratisation du Congo par les RCD et le MLC, le désarmement et rapatriement des FDLR, le dialogue intercongolais, les élections, la table ronde de Goma, etc. l’heure est maintenant à l’occupation effective dont la préparation aurait été  jusqu’à présent camouflée par cette litanie d’ alibis ou diversions. 
 
A l’allure où vont les choses, il n’est plus propre de parler de guerre car il n’y aura pas de guerre, les autorités congolaises donnant l’impression d’avoir livré l’Est de la R.D. Congo aux  occupants. Autrement, elles auraient commencé à répondre aux violations quotidiennes de la souveraineté et de son intégrité territoriale de la R.D.Congo. On ne peut pas non plus parler d’infiltrations, car les troupes rwandaises et ougandaises entrent au Congo en plein jour, au vu et au su des autorités congolaises. Heureusement que ces autorités congolaises ne sont pas toutes d’accord avec l’occupation. Parmi elles, on trouve encore des patriotes qui parlent, même si c’est sous le sceau de l’anonymat, de ce qui se trame contre le Congo. Quand l’amour de la patrie hante ces patriotes congolais, ils ne peuvent ne pas parler pour avoir la conscience nette même s’ils ne savent pas exactement comment faire échec à ce plan d’occupation. Comme une bouteille qu’on jette dans la mer sans savoir sur quelle rive elle s’échouera, certains patriotes congolais œuvrant dans les brigades des Fardc déployées au Nord-Kivu lancent un SOS aux congolais pour les informer de ce qui se prépare contre la R.D. Congo à partir du Rwanda et de l’Ouganda.
 
Si Bunagana, en Territoire de Rutshuru,  est devenu une porte ouverte, une passoire pour les troupes étrangères qui entrent au Congo, deux autres localités du Nord-Kivu  sont en passe de devenir des centres névralgiques de préparation de la nouvelle occupation, notamment Manguredjipa et Kasindi.
 
Selon plusieurs bribes d’information émanant de braves Fardc  sous le sceau de l’anonymat, il y aurait actuellement un trafic d’armes entre la Ville Beni et la cité de Manguredjipa via Mabalako et Cantine (de son vrai nom Aloya). Le Major Patrick  Ndavosiza, Commandant second de Rughenda/Butembo, de l’ethnie tutsi,  était dernièrement à Manguredjipa pour se rendre compte de la mise en place des rebelles  du CNDP en provenance de Walikale et de leur ravitaillement en armes à partir de Beni. Depuis lundi 21 juillet, le même Commandant Patrick Ndavosiza est en mission à Kanyabayonga, porte d’entrée de Beni-Lubero, en sa qualité de Commandant chargé des opérations, pour assurer la liaison avec les branches armées du CNDP qui y sont opérationnelles.
 
Les commandants soupçonnés d’être impliqués dans le trafic d’armes en Beni-Lubero sont Major Bonane, Commandant Fardc à Beni  et Major Gervais, tous deux de l’ethnie Tutsi et militaires de la 4 ième Brigade dite Intégrée. Les militaires rwandais infiltrés dans l’armée congolaise ne donnent pas souvent leurs vrais nom de famille, un fait si besoin il y avait de prouver leur etrangeté. C’est pourquoi ils se font connaitre par leurs prénoms comme Gervais, James, etc.
 
Les rebelles que les émissaires du CNDP ont recruté en Beni-Lubero depuis le début de 2008, s’appellent maintenant NALU pour tromper l’opinion internationale que des rebelles Nalu opposés à l’Ouganda sont toujours opérationnels sur le territoire congolais.  Notez que c’est la même stratégie que les infiltrés rwandais utilisent au Masisi, Walikale, Rutshuru où ils s’appellent FDLR pour narguer l’opinion internationale que les génocidaires de 1994 se cachent toujours dans les villes et villages du Nord et du Sud-Kivu.
 
Les Faux Nalu (ou rebelles du CNDP en Beni-Lubero) sont actifs à Lume,  Lubiriha, Karuruma, Mayangose, toutes des localités situées en Territoire de Beni. D’après nos sources, un déménagement des ces Faux Nalu de Lume vers Kasindi (frontière R.D.Congo-Ouganda) est prévu dans les jours qui viennent. Une fois que ces Faux Nalu se seront installés à Kasindi, ils multiplieront des gestes de provocation envers l’Ouganda qui, prenant la communauté internationale en témoin ou en bourrique, se réservera le droit de riposter en attaquant ces Nalu de Kasindi et justifier ainsi son retour aux affaires en R.D. Congo. Pour préparer ce simulacre de guerre contre des Nalu, des troupes de l’UPDF (armée ougandaise) s’amasseraient déjà dans la localité de Kayanya Lac en Ouganda.
 
Au jour J, les troupes ougandaises ayant délogé les faux Nalu de Kasindi, et aidés par les Faux Nalu de Mayangose, marcheront sur la ville de Beni.
 
Les rebelles CNDP amassés à Karuruma dans le Graben et ceux qui convergent vers Manguredjipa,  prendraient la ville de Butembo en étau.
 
Les troupes rwandaises qui prennent position dans le Rutshuru s’occuperaient de la Ville de Goma.
 
Les rebelles du RUD, qui sont en réalité une branche armée du CNDP qui sont actifs au Sud du Territoire de Lubero, occuperaient Lubero, Kirumba et Kanyabayonga.
 
Nous venons d’apprendre qu’il y a trafic d’armes de Beni vers Manguredjipa via Mabalako et Cantine (de son vrai nom Aloya). Pour le moment nous ne connaissons pas encore avec exactitude le vrai convoyeur de ses armes.
 
Notez que ces préparatifs font déjà des victimes à Beni. Ceux qui sont soupçonnés de vendre le plan aux congolais sont liquidés. C’est ainsi que dans la ville de Beni, un des éclaireurs de Faux Nalu de Mayangose,  un fils d’un certain KITOBI qui ne cachait pas ses accointances avec cette nouvelle rébellion à la porte de la Ville de Beni, est mort  le samedi 19 juillet 2008  dans des circonstances obscures. D’aucuns parlent d’empoisonnement comme cause de sa mort. Il serait devenu trop gênant pour  les rebelles qui opèrent toujours dans  l’ombre.  
 
Que faire des secrets ci-dessus qui circulent déjà de bouche à oreille dans les villes et cités de Beni-Lubero ?  Des info ou rumeurs de ce genre devraient réveiller les autorités politico-administratives de leur torpeur pour faire des enquêtes sur ces soupçons gravissimes et éclairer la lanterne de la population en confirmant ou en infirmant les allégations ci-dessus.
 
Kahindo Edgar
Racodit-Butembo
Beni-Lubero Online
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