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Chers amis,
 
Je ne peux me passer de vous livrer ce que nous vivons comme contradictions et vous inviter à prier davantage pour le Diocèse de Butembo-Beni et pour notre pays en général. Pour avoir une idée de la situation difficile  que nous traversons, lisez  la lettre du 4 novembre 2009  que nous tous, membres du clergé du Diocèse de Butembo-Beni avons adressée aux hommes de bonne volonté.
 
En fait, la situation socio-sécuritaire sur toute l’étendue de notre diocèse est très préoccupante. Depuis plus de six mois, on observe, en milieu rural, des attaques perpétrées sur des paisibles citoyens par des hommes en uniforme militaire et en armes. Des maisons sont incendiées, des personnes tuées. Tout va mal. En milieu urbain, on enregistre de l’insécurité nocturne, des assassinats, des vols en mains armées, des viols des femmes, etc.  Presque partout, c’est-à-dire en ville comme en campagne, resurgit la pratique des ‘’coupeurs de route’’. Ce qui est surprenant ce que les malfrats opèrent sans se faire inquiéter.  De fois, ils opèrent en plein jour ou vers 19h00 du soir pendant que la circulation est encore intense dans les villes comme dans les villages. Mais aucun d’eux n’a jamais été appréhendé par les services compétents.
 
Devant tout cela, la population civile abandonnée à elle-même vit dans la panique et la désolation. Elle est comme prise entre le marteau et l’enclume : d’un côté les forces négatives l’assaillent, de l’autre les forces dites gouvernementales l’assassinent. Tous les malfrats sont contre les populations civiles qui ne savent pas quelle faute elles ont commise pour être traitées de la sorte.
 
Devant tout cela, les autorités politico-administratives tant provinciales que nationales se taisent. Un silence troublant. Au lieu de voler au secours du peuple,  elles ne font que s’acharner sur les taxes à payer et à faire payer. Que fera un peuple jeté sur les routes, sans logis, sans moyens ni infrastructures de base ? Avec quoi payera-t-il ces impôts ? Voilà ce qui nous tracasse au diocèse. Nous ne savons pas ce qui va se passer d’ici Noël. Nous vivons au jour le jour, au taux du jour comme disent les cambistes.  Nous vous supplions de prier pour nous pour que notre foi ne défaille pas.
 
Cordialement,
 
Abbé  X
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