Une nouvelle r

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Depuis le début de ce mois de mai 2009, des bruits des bottes sont signalés aux environs de la ville de Butembo dans les localités suivantes : colline AMINI YESU, BUTUHE, MALEPE, MUHILA, VURONDO et KISUNGU. Ces localités sont situées en Territoire de Beni, sur une ligne reliant le Graben à la forêt équatoriale. D’après les populations locales, ces bandits lourdement armés viendraient du Graben, c’est-à-dire de la vallée de la Semliki, escaladant la montagne de Muleke avant d’atteindre Kivetya, Amini Yesu, Butuhe, Vurondo, etc. Selon les populations qui vivent dans ces contrées, ces bandits armés s’orienteraient progressivement vers Manguredjipa, une ancienne mine d’or pendant l’époque coloniale.
Dans son discours du 1er mai à la paroisse cathédrale de Butembo pendant la messe dite pour les travailleurs, le maire de la ville de Butembo, avait fait allusion à ces bandits armés qui menaceraient la securité de la ville de Butembo sans pourtant décliner leur identité. Il s’était exprimé en ces termes : « il faut être vigilants, car certains ennemis de la paix sont entrain de s’organiser pour déstabiliser la ville de Butembo ». Les vieux sages qui étaient dans l’église avaient murmuré en dialecte en disant «Ekyo ni kinywa » (une parole lourde de sens).
Parmi les exactions commises par ces bandits, on peut citer le pillage du village de Kisungu, au Nord de Butuhe, où ils avaient fouetté à mort le chef du village avant de faire le porte à porte, emportant nourriture, poules, chèvres, moutons, argent, etc.
Aussi, dans la nuit du mardi 05 au mercredi 06 mai, un pillage systématique a été perpétré sur la route Beni – Butembo. Deux gros Bus de l’entreprise de Transport «Les Enfants d’abord » ont été attaqués, vandalisés. Les passagers à bord dont la plupart venaient de Kisangani, ont été dépouillés de tous leurs biens par ces bandits armés jusqu’aux dents.
L’identité exacte de ces bandits armés n’est pas encore connue. D’après les victimes tombées entre les mains de ces bandits, ces derniers seraient des LRA. D’autres victimes disent que ce sont des NALU. Pour d’autres encore, des rwandais. Leur caractéristique commune est qu’ils sont lourdement armés, parleraient anglais, Kiganda, Kikonzo, kinyarwanda, le Swahili de l’Afrique de l’Est, etc.
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Le premier fait étonnant rapporté par les habitants de localités touchées par ce nouveau groupe armé, est que les Mai-Mai sont portés disparus et toutes leurs anciennes positions sont aujourd’hui occupées par ces nouveaux bandits. Selon d’autres sources difficiles à confirmer, les Mai-Mai de Vurondo auraient formé une coalition avec ces bandits . 
Comme toujours, l’identification des groupes armés qui opèrent à l’Est du Congo n’a jamais été claire. Le plus fort impose toujours sa version des faits. Ainsi le Rwanda pour justifier sa conquête du Kivu a réussi à faire de tout le Kivu, un fief des FDLR, anciens génocidaires des Tutsi. L’Ouganda a fait de même avec les LRA en Province Orientale. Malheureusement, plusieurs observateurs disent que les appellations FDLR, LRA, etc. sont devenus comme des paniers à crabes, un fourre-tout où plusieurs sortes d’assaillants se cachent. Le danger est que des forces occultes utilisent ces paniers à crabes pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en se cachant derrière des fausses identités FDLR, LRA, etc. 
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C’est ainsi que l’identité du nouveau groupe armé aux environts de Butembo devrait préoccuper le gouvernement. Il en est de même de bandits qui opèrent aujourd’hui au sud du territoire de Lubero. Qui sont-ils au juste? Des FDLR comme le disent les radios périphériques et les belligérants ou des transfuges du CNDP comme le disent certaines  de leurs victimes?  Ces anciens du CNDP auraient profité de leur intégration sans conditions au sein des Fardc et dans la même région pour poursuivre la guerre que Nkunda livrait au Congo.
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Le deuxième fait étonnant est que les Fardc qui étaient en poste dans ces localités et qui pouvaient protéger les civils et repousser les assaillants, sont aussi invisibles, disparus, ou ne sont jamais présents lors de l’attaque.  En effet, les assaillants entrent dans les localités occupées sans combattre et s’installent comme une armée régulière sans se faire inquiéter.
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En même temps, la Monuc et les Fardc disent qu’ils sont en opération KIMIA II pour traquer les FDLR dans la brousse. .
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Ainsi l’opération militaire conjointe KIMIA II peut avoir comme but de nettoyer les forêts du Kivu des résidus des vrais FDLR et des résistants congolais pour baliser la route du triomphe du CNDP. En effet, le CNDP est en triomphe. IL est, en effet, le seul parti politique qui possède et commande une armée, contrôle un territoire, amnistié par la parlement et le sénat, poursuit la guerre de Nkunda en même temps qu’il négocie avec le gouvernement central.
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Pour éclairer la religion des congolais sur l’identité de ces nouveaux bandits, le gouvernement, le parlement et le sénat doivent diligenter des enquêtes sur terrain avant d’amnistier les milices ou bandits qui n’ont pas encore déposé leurs armes !
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Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online
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