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Vols des cartes d’électeurs et viols des femmes par des Fardc à Buna/Beni

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La guerre d’occupation du Nord-Kivu se joue visiblement sur le terrain électoral. En effet tout porte à croire que les militaires de la R.D.Congo (Fardc en sigle) issus du CNDP font tout pour décourager les congolais à se faire enrôler et à voter au mois de novembre prochain. En plus des assassinats et attaques dans les centres d’enrôlement, du désarmement des policiers de garde des centres d’enrôlement, de la vétusté des kits électoraux déployés dans la région, du gèle par la Monusco de 148 kits électoraux de 37 centres d’enrôlement de Beni-Lubero, voici maintenant le vol des cartes d’électeurs de ceux qui ont bravé l’insécurité pour se faire enrôler. Les habitants enrôlés du village de BUNA à qui les Fardc ont ravi les cartes d’électeurs se demandent s’ils peuvent obtenir des nouvelles cartes d’électeurs sur base des données d’archives du bureau où ils s’étaient faits enrôlés. Si non, leur enrôlement n’aura servi à rien.

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Aperçu du Bureau du Chef de village Buna (paillotte)  

L’inquiétude des habitants de Buna est aussi consécutive aux viols de 4 femmes dans la nuit de lundi à mardi 26 avril 2011. C’était aux environs de minuit, heure locale. Buna est un village situé dans la localité de Mambale, à environ 25 km à l’ouest de Beni, Groupement de Baswagha-Madiwe, en Collectivité de Beni-Mbau (à l’ouest du Territoire de Beni). 

Les assaillants étaient au total 6 militaires de la R.D.Congo bien armés et vêtus en treillis militaires-FARDC. Parmi eux 5 étaient porteurs d’armes en feu (kalachnikovs et AK47). Arrivés nuitamment au village, ils ont fait du porte à porte pour ravir les cartes d’électeurs, l’argent, téléphones-portables, bijoux et autres biens de valeur. C’est pendant ce porte-à-porte que 4 femmes avaient été violées dans leurs domiciles en présence de leurs époux et enfants.

Après BUNA, les assaillants ont poursuivi leur route jusqu’aux villages de MUSUKU et SENGA, en localité voisine d’IRANGO, dans le Groupement de Batangi-Mbau, sur l’axe Kyanzaba-Mabalako, à l’ouest du Territoire de Beni. Ici aussi, plusieurs habitations ont été mis en sac par les mêmes inciviques.

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Vue de l’entrée dans la localité d’IRANGO, route Mabalako

Jusqu’à présent, indique la Coordination de la Société Civile Territoire de Beni, aucune enquête n’est encore déclenchée pour appréhender les militaires indisciplinés qui ont perpétré ces actes de banditisme. Les 4 femmes violées ont été conduites par leurs maris tôt le matin de mardi dernier à l’Hôpital Général de Beni pour des soins appropriés. Aux dernières nouvelles, elles n’ont reçu aucune visite des autorités politico-administratives ou militaires de la place. Aucune autorité judiciaire n’a non plus effectué une décente sur le lieu du crime.

Le Président de la Société Civile Territoire de Beni, Mr Omar Kavota que nous avons contacté , a confirmé les faits et s’est déclaré choqué par ces actes criminels perpétrés par les militaires de qui on attend la securité des personnes et de leurs biens, le contrôle des frontières nationales. Omar’ KAVOTA, a annoncé que sa structure en interpelle déjà l’auditorat militaire et les Commandement-FARDC pour qu’ils s’investissent dans le dossier. Selon lui, les victimes suspectent comme auteurs, des militaires FARDC de la Compagnie des génies-militaires basée au Camp de MAMBANGO, à 15km-Ouest de Beni. Quoi qu’il en soit, note-il, seules les enquêtes crédibles et sérieuses pourraient établir la vérité à ce sujet pour que la population du Territoire de Beni traumatisée par cette barbarie des militaires obtienne justice et réconfort. 

Obède Bahati

Beni

©Beni-Lubero Online

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